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Pour une bonne économie nationale : Jean-Pierre Kiwakana appelle les décideurs politiques à servir l’intérêt général

Pour une bonne économie nationale : Jean-Pierre Kiwakana appelle les décideurs politiques à servir l’intérêt général

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Président du Conseil Economique et Social, Jean-Pierre Kiwakana a fait un décryptage  général du paysage politique RD Congolais. Pour cet économiste averti, il est indispensable et logique que les décideurs politiques comprennent  l’Etat et en devienne des serviteurs pour l’intérêt général de tout le monde. Il l’a dit dans son discours prononcé le 1er  avril dernier, dans le cadre de l’ouverture de la neuvième session ordinaire du CES.

Soucieux de voir le peuple congolais heureux sur son sol, le Président du Conseil Economique et Social, Jean-Pierre Kiwakana appelle les décideurs politiques à faire encore plus dans l’exercice de leurs différentes fonctions et prérogatives. A l’en croire, l’intérêt du peuple congolais dépend des services que les décideurs politiques rendent à l’Etat. Pour cet économiste chevronné, il faut faire avancer le pays, pour gagner le pari de l’émergence, de la bonne gouvernance et finalement du bien-être des congolais. «Mais dans tout ceci, ou cela, il ne suffit pas de produire un travail de qualité, mais il en faut plus», a-t-il exhorté, pour poursuivre : « notre vœu le plus ardent est de voir les lignes bougées. Car jusque-là, les lignes ne bougent pas encore assez. Elles bougent certes, mais on n’est pas encore au bout du compte. A un moment donné, c’est comme si ça ne frémit pas », constate-t-il.

Il soutient qu’il est opportun de s’activer d’une part à disponibiliser les avis en phase de finalisation et d’autre part, d’accélérer la ténue des débats autour des plénières sur des matières bien précises, tel l’Etat général de l’économie nationale ; la lutte contre la corruption, l’agriculture, l’éducation, la transformation digitale, l’emploi, l’émergence de la classe moyenne en RDC, etc.

Economie nationale

Jean-Pierre Kiwakana s’est appesanti ensuite sur l’économie nationale, dans le sens général. D’après lui, l’économie, c’est « l’oméga » des congolais. Quoique fragile, l’état général de l’économie congolaise présente des atouts positifs et des paramètres qui pousseraient les congolais à encore espérer  au changement et rester optimistes, sous-tend-il.

Points forts en 2018

Faisant un bilan rétrospectif de la croissance en 2018, le n°1 du CES a expliqué comment le secteur primaire, soutenu par le dynamisme de la branche «extraction», en a été le moteur principal. Dans le même rapport, a-t-il renseigné, l’on a fait état du fait que l’organisation des élections financées sur ressources propres, qui se voulait bien interne, a entrainé en 2018 un déficit budgétaire de 0,6 % du PIB contre un excédent budgétaire de 0,1% du PIB en 2017. S’agissant de la dette publique, selon la même source, elle a été par ailleurs maîtrisée avec un encours total de la dette publique estimée à 18,2% en fin 2017 du PIB et avec une faible variation en 2018. En 2018 toujours, a-t-il continué, la Banque Centrale du Congo (BCC) a abaissé son taux directeur de 20% à 14%, suite à l’évolution formelle de l’activité économique, et le taux d’inflation est descendu à 27,7% en fin 2018 contre 41,5% en 2017, à 1,1% en 2018, grâce à une hausse de la production minière.

Tout compte fait, Jean-Pierre Kiwakana a émis le vœu de voir le fonctionnement des provinces bien assuré. En effet, les mécanismes de rétrocession de l’administration doivent, selon lui, prendre forme pour viabiliser le fonctionnement, en suite le développement de nouvelles provinces. Concluant, le Président du CES a précisé que le développement se hissera aussi, si et seulement si l’administration centrale collectait des revenus des provinces de manière efficace afin de les redistribuer, « car l’activité économique formelle ne s’exerce véritablement que dans les trois pôles d’activités suivants : Kinshasa la Capitale, le Kongo Centrale et l’ancienne grande province du Katanga », a-t-il regretté, et de renchérir, « on constate que la marge pour une fiscalité saine est assez réduite ».

Tout revient ainsi aux politiques qui doivent s’évertuer dans le service de l’intérêt général et non du ventre en vue de voir l’économie nationale être en bon équilibre.

Grâce Kabedi

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