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[Des déplacés empêchés de quitter Watalinga] Nord-Kivu : le conseil provincial de la jeunesse lance une alerte générale

[Des déplacés empêchés de quitter Watalinga] Nord-Kivu : le conseil provincial de la jeunesse lance une alerte générale

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Le conseil provincial de la jeunesse du Nord-Kivu lance une sévère mise en garde au commandement du 3402ème régiment des forces armées basé à Kamango, qui interdit aux déplacés de quitter la chefferie de Watalinga, pourtant jugée moins sécurisée depuis la dernière revendication d’une attaque ADF par l’Etat islamique.

Son président, Guy KIBIRA NDOOLE, en mission dans cette partie du territoire de Beni, précise que la chefferie de Watalinga se vide progressivement de ses habitants depuis la dernière attaque d’une position militaire à BOVOTA et revendiquée plus tard par un mouvement terroriste. Les habitants qui préfèrent s’éloigner vers les zones jugées sécurisées sont aussi victimes des graves tortures au niveau de Kamango par le 3402ème régiment des forces armées, poursuit-il. Ainsi, les habitants sont obligés d’utiliser les voies plus obscures et moins sécurisées pour tenter de s’échapper de la menace ennemie. Guy KIBIRA NDOOLE prévient de porter plainte contre l’officier militaire de KAMANGO pour atteinte à la libre circulation des citoyens et de leurs biens. Ce qui constitue une infraction punissable par la loi congolaise.

La version qui fâche

De son côté, un des officiers basé à Kamango, joint au téléphone, balaye d’un revers de la main toutes ces accusations portées contre lui par le conseil provincial. Sous le sceau de l’anonymat, un capitaine de l’armée soutient que les forces armées souhaitent voir tous les déplacés de la chefferie de Watalinga rejoindre leurs domiciles, plutôt que de les vider. «A qui allons-nous alors laisser la chefferie si tout le monde décide de fuir jusqu’à Beni ?», a-t-il ajouté. A la même source d’ajouter que la situation sécuritaire s’améliore progressivement dans la région et même que les autres déplacés peuvent déjà commencer à retourner. Une version pourtant rejetée par les habitants de la chefferie de Watalinga qui voient une nouvelle ampleur du massacre dans cette partie du territoire de Beni avec la dernière revendication d’une attaque par l’Etat Islamique.

KANIKI Eliel

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