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Pourquoi en veut-on à André Kimbuta ?

Pourquoi en veut-on à André Kimbuta ?

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‘‘Il y a 12 ans, la ville de Kinshasa n’avait pas les mêmes défis démographiques et écologiques qu’aujourd’hui. La guerre à l’Est du pays et la détérioration du tissu socio-économique du pays ont entrainé un exode rural massif vers la Ville de Kinshasa, surprenant du coup toutes les autorités du pays, en général, qui ne s’y étaient pas préparées et celles de la ville de Kinshasa, en particulier’’. C’est ce que renseigne un Conseiller de celui qui est devenu Sénateur à l’issue des dernières élections sénatoriales organisées par la CENI. La démarche de ce proche de l’ancien locataire de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, c’est de laver de tout soupçon, son mentor face à certaines allégations qu’il qualifie de non-fondées, et qui circulent dans certains milieux, pour des raisons inavouées. Lisez-le.

Avec un budget évalué à 150.000$ à son arrivée, André Kimbuta qui avait un programme ambitieux, ne pouvait faire face aux différents problèmes liés au développement de la Ville de Kinshasa. Pour y répondre, il a eu l’idée ingénieuse de créer la DGRK qui a permis de passer de 150.000$ de budget le mois à 5.000.000$. C’est avec ces recettes que le gouvernement a pu réaliser beaucoup de choses dans la Ville de Kinshasa qu’aucun gouverneur n’a pu réaliser depuis 1960 : routes, écoles, hôpitaux, dispensaires, bâtiments pour différents services de la Ville, équipements matériels et engins roulants dont les véhicules anti- incendies, création d’emplois des jeunes diplômés, etc.

Tout au long de son règne à la tête de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta n’a bénéficié d’aucune rétrocession en termes de budget d’investissement estimé à 100.000.000$ par an. Lorsqu’on multiplie cela par 12 ans de son mandat, ça nous donnerait un total de 1.200.000.000$ non rétrocédés par le gouvernement central. Il fallait imaginer un mécanisme de financement pour les investissements de la Ville. L’assemblée provinciale, consciente de cette difficulté, a autorisé l’exécutif provincial à recourir aux emprunts à hauteur de 65.000.000$ chaque année pour financer l’investissement de la Ville. Malgré cette autorisation, André Kimbuta n’a jamais engagé la Ville à cette hauteur. Pour nantir tous ces crédits, les banques n’acceptent que les recettes recouvrées par la DGRK, la rétrocession du gouvernement central étant moins rassurantes. Alors, que représente 18.000.000$ par rapport à 1.200.000.000$ prévus dans le budget d’investissement du gouvernement central mais non rétrocédés durant 12 ans ?

Par ailleurs, que représente 18.000.000$ par rapport à 65.000.000$ autorisés par l’assemblée provinciale ? C’est à peine 26%. Encore une fois de plus, peut-on parler d’une mégestion ?

André Kimbuta laisse la Ville avec un budget estimé à 300.000.000$ l’an. Porter sur la place publique comme un scandale une dette de 18.000.000$ après 12 ans de gestion relève à la fois de l’ignorance des notions élémentaires des finances publiques et de la mauvaise foi. L’article 58 de la loi N°08§012 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces prévoit en son 58 alinéa 1er que « dans les conditions fixées par la loi financière et la législation sur les crédits, la province peut recourir aux emprunts intérieurs pour financer ses investissements ». Les kinois doivent savoir que les banques n’empruntent pas au-delà de la capacité de remboursement du client.  Les 18.000.000$ de dettes représentent à peine 6% du  budget annuel de la Ville de Kinshasa estimé à 300.000.000$ l’an. S’il faut diviser ces 18.000.000$ par 12 ans de règne d’André Kimbuta, celui-ci a  emprunté 1.500.000$ l’an. Lorsqu’on divise 1.500.000$ par 12 mois, il ressort que André Kimbuta a contracté un emprunt de 125.000$ le mois. Peut –on conclure par là qu’après 12 ans passé à la tête de la Ville de Kinshasa qu’André Kimbuta a mal géré la Ville de Kinshasa ?

Pourquoi en veut-on à André Kimbuta alors ?

La réponse est simple : ses détracteurs lui reprochent sa loyauté exagérée à l’autorité morale du FCC qui le président de la république honoraire Joseph Kabila Kabange. C’est ainsi qu’ils veulent jeter sur le pavé toute sa réputation chèrement acquise auprès des kinois qui l’avaient avant surnommé le « haut sommet ». La politique congolaise est cruelle car comment peut-on évaluer quelqu’un uniquement sur les prétendus points négatifs sans faire allusion à une seule réalisation ?

Drôle, lorsque les détracteurs d’André Kimbuta prétendent, pour étouffer délibérément la vérité, qu’il a détourné 18.000.000$ pour s’acheter une villa au bord du fleuve.  La vérité est que les 18.000.000$ ont servi à la construction du bâtiment moderne de l’hôtel de Ville, la construction de la route Kulumba dans la commune de Masina, la construction du centre de dialyse, caserne de sapeurs-pompiers avec 12 véhicules anti-incendie, 30 véhicules bennes pour l’assainissement de la Ville e Kinshasa, etc.

A son arrivée à la tête de la Ville, Kinshasa était une Ville sans Etat qu’André Kimbuta a restauré par la mise en place et la viabilisation de tous les services étatiques. Depuis l’indépendance du pays, la Ville de Kinshasa était locataire et l’assemblée provinciale était sans siège. A sa sortie, l’hôtel de Ville est doté d’un bâtiment moderne et l’assemblée provinciale, avec son implication personnelle, est bénéficié d’un siège sur le financement de l’Union Européenne. Aussi, la DGRK, le gouvernement provincial et la Raskin disposent à ce jour des bâtiments propres à chaque service.

Existe-t-il dans la Ville de Kinshasa une villa d’une valeur de 18.000.000$ pour qu’André Kimbuta s’en achète une au bord du fleuve ?

Voilà les questions sans réponses auxquelles les kinois peuvent s’intéresser pour démasquer toutes ces personnes malintentionnées qui usent des méthodes mobutiennes pour descendre un digne fils du Congo, adversaire politique soit-il.

Cette histoire est montée de toutes pièces pour salir André Kimbuta uniquement et faire oublier aux kinois en particulier et congolais en général son investissement d’or avec la création de la DGRK d’une part qui a donné de l’emploi à plus de 2500 familles et d’autre part, le mettre hors-jeu politique.

S’agissant d’un prétendu deal entre la Ville et les sociétés brassicoles, il s’agit d’un protocole d’accord qui consiste pour la Ville de préfinancer certains travaux de la voirie urbaine par ses entreprises par le paiement anticipatif de la taxe sur la consommation de la bière à laquelle elles sont assujetties. C’est sur base de ce protocole d’accord que l’avenue flambeau et l’avenue des brasseries à Limete ont été réhabilitées.

Pourquoi étale-t-on sur la place publique les mensonges sur la gestion de Kimbuta ?

Certainement les jours qui viennent nous en diront plus, conclut ce proche du ‘‘Haut Sommet’’.

La Pros.