Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Paix et pain…!

This post has already been read 11158 times!

Au pays du célèbre héros national Patrice Emery Lumumba, les casseurs des pierres au bord du majestueux fleuve Congo, à Kinshasa et ailleurs, autant que les mamans maraichères et les conducteurs des motos-taxis dits ‘’Wewa’’ demeurent préoccupés par la paix et le pain, au-delà de la décrispation politique et autres acquis démocratiques. Loin des mythes et des prophéties, il semble que l’heure doit-être celle du travail pour le nouveau régime post Kabila. L’évidence, en effet, est que la principale opposition est loin d’être Fayulu qui sera face, ce lundi, aux boyomais, à Kisangani, ni Bemba qui réclame 68 millions de dollars à la CPI, moins encore Moïse Katumbi qui regagne la RD. Congo, ce 20 mai 2019, mais plutôt le souverain primaire, le ‘’peuple d’abord’’ qui, au gré des vagues, jugera le bilan du quinquennat en cours et sanctionnera chaque camp sur fonds de sa productivité. Tout compte fait, le débat autour du simulacre d’élections semble être définitivement clos, tel celui relatif au sexe des anges, dans les monastères. Toutes les allégations ayant fait jaser, aux mois de mars et avril derniers, du moins, au sujet de l’élection des Sénateurs n’ont fait jusqu’ici aucune victime, aussi bien dans le chef des Députés provinciaux que des candidats Sénateurs. Visiblement, les dirigeants et les dirigés sont préoccupés, au-delà d’autres questions du reste importantes en rapport avec l’avenir du pays, par la  paix et le pain quotidien. La première ressource revêt la promotion du climat des affaires à l’interne. La seconde, par contre, renouvelle sa dignité au souverain primaire qui, pour la plupart, loge le diable dans ses poches même ne serait-ce que pour subvenir aux besoins primaires. De Lamuka, la coalition politique chère aux six supposés leaders de l’opposition congolaise ; au FCC, la méga famille politique détentrice de l’actuelle majorité parlementaire que coiffe Joseph Kabila, nombreux acteurs politiques sont ceux qui se laissent progressivement emportés par le vent de la mutation-initiée par le nouveau Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, avec le soutien indéfectible de la plateforme Cap pour le Changement, CACH. Entendez, concrètement, la restauration de l’Etat de Droit sur l’ensemble du territoire national. Comme pour paraphraser ce verset de la sainte bible : « Maudit celui par qui le fils de l’homme a été livré », qu’il soit maudit au pays de Lumumba celui, à cause de qui, la crise sociopolitique et économique gardera sa peau dure, et l’intégrité nationale menacée notamment, à l’Est du pays. Trop c’est trop. Félix Tshisekedi qui, demain, va justifier directement sinon par le biais de son porte-parole, le bilan de ses 100 premiers jours à la tête du Congo-Kinshasa, se rend là compte que la nécessité de mettre en place un gouvernement capable de servir ‘’le peuple d’abord’’, en lieu et place de se servir, se pose et s’impose. Ce, en dépit de sa bonne foi à surmonter seul, quel que soit le contexte, différents défis en présence, entre autres, la grogne sociale, les grèves des fonctionnaires de l’Etat, la diplomatie et consorts. Des bons signaux par lui émis sont certes visibles, appuie-t-on dans l’opinion, mais faut-il que le Congo décolle véritablement, spécialement au niveau du secteur social.

La Pros.

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com