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A contre-poil !

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Pris de vitesse par son prédécesseur Joseph Kabila qui, à travers le Front Commun pour le Congo qu’il dirige, s’est accaparé les principaux sièges des institutions étatiques, le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est retrouvé un moment errant autour de lui-même, confronté à l’image d’un pouvoir exercé à demi-mesure et d’une alliance politique inéquitablement désavantageuse pour la partie Cach. Pour s’en sortir, il fallait du cran…

Le Chef de l’Etat investi il y a près de quatre mois, en effet, tente de prendre le devant de la gouvernance, sans formellement passer par les alliés de l’ancien président qui lui servent, tout de même, de bras séculiers dont les prestations sont prises sous réserve. Alors que le gourou du FCC avait reçu il y a quelques jours, en sa résidence privée de Kingakati, les Gouverneurs de provinces appartenant à sa famille politique, hier Félix Tshisekedi s’est adressé cette fois-ci à tous les Gouverneurs et Vice-gouverneurs élus dans le cadre du premier séminaire des Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces. Déjà, il combattra, avec la dernière énergie, la corruption, le détournement des  deniers  publics, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l’incivisme, et cetera. Du moins, c’est ce qu’il a promis.

Bref, afin que la gestion des portions de terre rd-congolaises par ces derniers ne lui échappe point, il se montre formel. Il voudrait, cependant, qu’un  contrat-programme soit conclu entre eux et  l’exécutif national. Ce qui lui permettra d’évaluer les performances de chacun d’eux, en vue de lui donner la possibilité de bien sanctionner leur gouvernance après chaque  évaluation trimestrielle. Comme un véritable Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi s’impose. On pouvait l’entendre dire que «le temps de l’impunité tant décriée est révolu».

Ceux que le Président de la République considère comme ses dignes représentants dans les provinces respectives, sont donc astreints d’adopter un comportement exemplaire dans la gestion de leurs entités respectives. Ceci veut dire que les Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces ont l’obligation d’élaborer des programmes qui seront adoptés par les Assemblées provinciales, en intégrant la vision du Président de la République qui vise le développement intégral du pays. L’homme sera, bien évidemment, au centre de toutes leurs actions dans les différents domaines de la vie.

Ici, la tâche qui attend ces élus des élus est lourde et les défis à relever sont énormes, faut-il le rappeler. Heureusement que le Chef de l’Etat s’est engagé, s’il faut s’en tenir à ses paroles devant les gestionnaires de provinces, à veiller, dans le cadre de la rétrocession que les moyens conséquents leur soient alloués pour vaincre le défi du développement.

La Pros.