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APK : le Directeur général du FONAK coincé par les Députés provinciaux

APK : le Directeur général du FONAK coincé par les Députés provinciaux

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Le Directeur général du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK) était invité hier, mardi 21 mai 2019 par le Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa pour tenter de répondre à la question orale avec débat initiée par le Député provincial Philippe Isangu Muteba. Ce dernier voulait le voir justifier notamment, la gestion des fonds mis à la disposition du FONAK par certains organismes publics de l’Etat pour l’assainissement de la ville de Kinshasa. Au finish, il n’a pas du tout convaincu les élus de Kinshasa. L’auteur de la question a donc sollicité une commission d’enquête pour vérifier les affirmations du DG qui contrastent avec la réalité dans les rues de la capitale.

L’insalubrité reste le mal suprême qui ronge la ville de Kinshasa. Conscient de l’ampleur des dégâts qu’elle provoque sur la santé des kinois et leurs conditions de vie, le patron du FONAK, le service urbain chargé de financer les activités d’assainissement et de protection de la ville à Kinshasa, devait des explications claires et précises.

L’auteur de la question orale voulait également le voir justifier la gestion des moyens financiers compensatoires reçus des producteurs de sachets et de matières plastiques pour le curage des rivières et pour l’assainissement de la ville de Kinshasa. Mais aussi la gestion des crédits budgétaires destinés à la RASKIN par l’entremise de son service notamment, par le Trésor urbain et les producteurs de sachets et de matières plastiques.

Le député Philippe Isangu déplore, cependant, que les fonds reçus des entreprises et autres contribuables ne soient pas retracés dans les comptes budgétaires de la ville de Kinshasa et jamais reversés à la RASKIN ayant en charge l’évacuation des déchets.

Le DG du FONAK, Muissa Monga Lilombo a commencé par circonscrire le contexte de création du fonds, sa mission et la provenance de ses ressources, avant de répondre aux différentes préoccupations de l’auteur de la question.

Des ressources volatiles

Selon les réponses du numéro un de ce service public, le FONAK est dotée d’une autonomie administrative et financière, ayant pour mission de financer les activités liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement. A ce jour, le Fonds souffre d’une modicité de ressources pour accomplir sa mission.
Ces ressources proviennent, entre autres, des appuis budgétaires de certaines entreprises comme l’OCC, le FPI et l’OGEFREM, de la taxe d’assainissement, des subventions du trésor urbain,…
il sied de préciser que 20% seulement de ces ressources sont destinées à la gestion du personnel et au fonctionnement du FONAK, et le reste pour les activités d’assainissement. Muissa Monga a relevé que la ville de Kinshasa  produit chaque jour 9.000 tonnes de déchets, et il faut près de 7 millions de dollars par mois pour leur gestion intégrée.

La contribution reçue de l’OCC, OGEFREM et FPI s’élève à 100.000 $ par mois dont 50.000$ pour l’OCC, mais son paiement suspendu par le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat.

Par ailleurs, le fonds a reçu  dans le cadre du protocole signé entre le gouvernement provincial avec la FEC et  ses affiliés, 170.000$ logés dans un compte receveur à Ecobank.

Le DG MUISSA MONGA LILOMBO a juré la main sur le cœur que le FONAK n’a jamais signé de convention avec les producteurs et distributeurs des produits en plastique. C’était plutôt les ministres de l’Environnement et de l’Industrie. Et le Fonds n’a jamais reçu de financement du Trésor urbain, ni des partenaires extérieurs.
Au secours !

Aussi, dans le cadre du Plan particulier d’évacuation des déchets, institué par l’autorité urbaine, certains marchés tels que comme les marchés Central, GAMBELA, TSHIMANGA, devraient payer chaque jour 1.430.000 FC  pour l’assainissement. Mais seul le marché Central ne verse plus que 400.000 FC au FONAK. Alors que ce service est sensée débloquer chaque jour 2 millions de FC en faveur de la RASKIN pour évacuer les déchets. Depuis avril 2018, le DG Muissa Monga reconnaît avoir encaissé des marchés de 134 milliards de FC.

Pour ragaillardir le FONAK en proie à la modicité des ressources, le Directeur général a sollicité de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa pour plaider auprès du Directeur de cabinet du Chef de l’Etat en faveur de la levée de la suspension de paiement des appuis budgétaires de l’OCC, FPI et OGEFREM. Et pour la signature par le Ministre de l’Économie et de l’Énergie, du protocole d’accord en vue du prélèvement de la taxe d’assainissement à partir des factures de la REGIDESO.

Au cours du débat général, les députés ont exigé un répertoire complet des entreprises qui contribuent au FONAK depuis 2017, les montants versés et comment ces montants ont été gérés. Le DG est revenu deux heures après pour préparer sa réplique mais sans convaincre les élus de Kinshasa.

L’auteur de la question a sollicité une commission d’enquête pour vérifier les affirmations du DG qui contrastent avec la réalité dans les rues de la capitale.

Boris Luviya

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