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Hâtez-vous !

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Bruno Tshibala Nzenzhe a, encore, quelques semaines pour céder complètement les clés de son bureau de travail à son successeur, M. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nommé il y a 48 heures. Tout dépend, en effet, de la manière dont le FCC et CACH vont devoir se hâter pour apprêter les noms des élus potentiels Ministres que Tshisekedi Félix devra, in fine, nommer par ordonnance présidentielle. Ce qui est vrai, qu’on se le dise, le temps court, la session ordinaire de mars file à l’Assemblée Nationale, et plus que trois semaines ne la séparent de sa clôture officielle, soit d’ici le 15 juin 2019. Pour ce faire, le besoin de mettre les points sur ‘’i’’ et les barres sur les ‘’t’’ quant au consensus se veut pressant dans le chef de la coalition chère à Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. D’autant plus que le nouveau Chef du gouvernement congolais n’aura droit à s’assumer comme tel qu’après la persuasion des élus nationaux du peuple, au moyen d’un programme de gouvernance de défis qui soit acceptable, lors de l’installation de son équipe gouvernementale par la représentation nationale. Plus tard, soit quelques jours après la prise de fonction officielle de nouveaux animateurs du gouvernement, il faudra une fois de plus aborder la question sensible du budget actualisé que la représentation nationale aura besoin de sanctionner, consciente de la crise sociopolitique et économique en présence, avec ses conséquences dévastatrices, la pauvreté extrême de la majorité de la population, la corruption qui fait jaser, les injustices sociales inacceptables, l’otage de la vie publique par une frange des compatriotes et consorts. Que des maux interpellateurs qui font stagner différents secteurs de la vie nationale, six décennies après l’indépendance du pays. De près ou de loin, les défis actuels de la RD. Congo s’avèrent tellement grandioses qu’aucun vaillant digne fils du pays, à l’interne comme à l’externe, n’accepte guère l’inertie. Serait-ce, tout compte fait, le leitmotiv de l’actuelle ébullition perceptible dans le microcosme politique, du reste, caractérisé notamment par le retour au pays des exilés politiques d’autrefois dont Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Pierre Bemba Gombo, Mbusa Nyamwisi et Cie ? Qu’à cela ne tienne, dit-on : « bon rat, bon chien. Meilleur joueur pour difficile match. Aux grands maux, de grands remèdes ». Autant des cris de ralliement fréquents tour à tour dans les milieux proches des incurables chasseurs des amphibiens et mammifères divers, des fins stratèges du football et des professionnels de la santé. Il s’avère impérieux que sorciers et féticheurs sentent désormais qu’un départ décisif vient d’être amorcé par le nouveau Chef de l’Etat, apparent soit-il, et que tous joignent leurs efforts à ceux des congolais qui professent le changement, pour bâtir un Congo nouveau où il fait bon vivre pour tous.

Félix Tshisekedi, conscient de sa noble mission à la tête du Congo Kinshasa, quatre mois après sa prestation de serment, fin janvier, à l’issue d’un processus électoral émaillé des fraudes à plusieurs niveaux des échéances, n’a pas droit à l’erreur pour arbitrer valablement ce changement qu’aura professé son Feu père dont les obsèques interviennent finalement du 30 mai courant au 1 juin 2019.

La Pros.