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Protocole de Maputo : Barbara Kanam élevée au rang d’Ambassadrice des droits de la femme !

Protocole de Maputo : Barbara Kanam élevée au rang  d’Ambassadrice des droits de la femme !

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«Combattre l’ignorance des droits de la femme, Promouvoir ces droits, en faire un large écho,  Mobiliser la femme autour d’une meilleure connaissance de ses droits ». Tel est le cheval de bataille de la Diva africain, Barbara Kanam qui vient de rejoindre le club de champions de la vulgarisation des droits de la femme, sur le plan international. Ceci fait suite à couronnement en qualité de Docteur Honorius Causa de la World Music. Cette distinction,  la plus valeureuse de l’histoire de la science, a été attribuée à la chanteuse par l’Observatoire Africain de la Sanction Positive et Valeurs de la Paix sous mandat  de Miami Institute Floride, aux USA (Université américaine). Le Ministère du  Genre, Famille et Enfants, avec son partenaire IPAS,  ont, à cet effet,  organisé une grande cérémoniale en l’honneur de Barbara Kanam, le 21 mai 2019, à Kinshasa.  Des hautes personnalités politiques du pays, des musiciens,  des représentants des Agences du système des Nations Unies et les autres organisations partenaires du secteur de santé en RDC ont rehaussé de leur présence cette soirée d’honneur et de reconnaissance du titre de Docteur Honorius Causa. Profitant de l’opportunité, la Ministre Chantal SAFU a remis officiellement à titre symbolique à l’artiste Kanam un exemplaire du journal  officiel de la République dans lequel le Gouvernement congolais ratifie le protocole de Maputo qui constitue un plaidoyer majeur, pour la vulgarisation de droit de la femme en matière de santé de reproduction sexuelle et du droit à l’avortement sécurisé en Afrique. Une lourde responsabilité pour la chanteuse congolaise qui mettra désormais sa voix et toute sa notoriété artistique au profit de l’humanité,  en général et de la promotion et de l’autonomie de la femme, en particulier, pour accomplir sa mission en qualité d’Ambassadrice de droit de la femme.

Retrouvez, ci-dessous, le message de la Diva  BARBARA KANAM à cette occasion de sa double  célébration du Docteur Honorius Causa et de la Vulgarisatrice du Protocole de Maputo :    

-Excellence Madame la Ministre du Genre, Enfant et Famille,  Chantal SAFU LOPUSA ;

-Monsieur le Représentant-Pays IPAS-RDC ;

– Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations non gouvernementales ;

-Mesdames et Messieurs de la presse ;

-Distingués invités à vos titres et qualités respectifs

Permettez-moi de témoigner ma reconnaissance à Madame la Ministre du Genre, Enfant et Famille, et, à travers elle, à tout le ministère pour son implication personnelle dans les questions touchant aux droits de la femme. Ma gratitude s’adresse également à l’Organisation Non Gouvernementale IPAS, qui depuis des années accompagne la femme et la jeune fille dans la lutte pour la prise en charge personnelle et l’autodétermination de leur futur.

L’acte de parrainage de ma modeste personne, par Madame la Ministre en tant que championne de la vulgarisation des droits de la femme, est certes un honneur et une marque de confiance, mais surtout il reste pour moi un appel à beaucoup plus de responsabilité vis-à-vis de mes engagements personnels en tant que femme, artiste et présidente de la Fondation qui porte mon nom, j’ai nommé la Fondation Kanam.

Excellence Madame la Ministre ;

-Monsieur le Représentant Pays IPAS-RDC ; 

-Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations non gouvernementales ;

-Mesdames et Messieurs de la presse Distingués invités A vos titres et qualités respectifs

Permettez-moi de vous sortir de ce beau cadre où nous sommes réunis en ce moment pour vous emmener dans Kinshasa profond et aussi à des centaines et des milliers de kilomètres d’ici, notamment dans nos campagnes où des millions de femmes congolaises sont meurtries, abusées, violées par le fait simplement d’être de sexe féminin.

Permettez-moi encore de vous emmener quelque part dans un dispensaire de fortune où une jeune dame en train de se faire avorter par un charlatan, sinon dans un centre médical ne réunissant pas les conditions requises pour cette pratique qui engage la vie humaine.

Mesdames et messieurs, de retour dans cette salle, ma question est simple : Et si c’était votre fille ? Votre sœur ? J’irai loin, Mesdames et si c’était vous ?

Mes propos de ce soir se voudraient l’interpellation d’une femme, celle d’une mère, oui l’interpellation d’une fille à l’homme, aux institutions de la République, une interpellation aux organisations et autres mouvements associatifs sur les droits et la cause de la femme en République Démocratique du Congo.

La femme, et encore elle, serait-elle toujours un être humain à part entière, devant jouir du droit de disposer sexuellement d’elle-même autant que l’homme?

N’a-t-elle pas le droit de tomber enceinte quand elle le souhaite ? En uniforme ou en costume-cravate, il dispose d’elle, use et abuse de son corps comme d’un objet, et si jamais grossesse survenait, il l’exposerait à un avortement risqué, car pratiqué dans les conditions qui laissent à désirer. Peut-être par ignorance excusable ou par ignorance coupable du droit d’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive lui garantis par la loi.

Mesdames et Messieurs,

Saviez-vous qu’en ce moment précis, quelque part en RDC, une jeune fille est peut-être sur le point de mourir à la suite d’un acte d’avortement pratiqué hors normes médicales et aussi par un corps médical non incompétent?

Saviez-vous que l’accès aux soins de santé de la reproduction reste encore un luxe pour des millions de la population féminine en RDC ? Jusqu’à quand la société gardera-t-elle encore un silence coupable et complice face aux atrocités commises sur la femme ? Est-il imaginable par ailleurs que dans cette ville moderne et dans nos provinces, des jeunes filles mineures de leur état soient encore victimes de mariage précoces contre toute volonté manifeste de leur part ?

-Excellence Madame la Ministre, Chère Marraine ; 

-Monsieur le Représentant Pays IPAS-RDC ;

-Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations non gouvernementales ;

-Mesdames et Messieurs de la presse,

-Distingués invités à vos titre et qualités respectifs.

Pourrions-nous parler de planning familial décidé sans collaboration ni participation de l’autre ? L’un c’est l’homme, l’autre c’est la femme. J’aimerai en toute confiance et détermination vous rassurer qu’à travers la Fondation Kanam, et à travers mon irrévocable vocation d’artiste musicienne, je m’engage à promouvoir les droits de la femme, à les défendre et en faire large écho auprès d’autres femmes de mon pays, d’Afrique et du monde et de tous les Etats parties prenantes afin que cessent toute forme de discrimination liée au genre et autres abus qui en découlent.

Par ailleurs, je me réjouis du fait que mon engagement, ce soir trouve son fondement dans le cadre juridique défini par le Protocole de Maputo, tel qu’il a été ratifié par le gouvernement de mon pays, j’ai cité la République Démocratique du Congo qui y a adhéré depuis le 09 juin 2008. Il est ainsi clairement défini que les actions que je mènerai dans le cadre de mon engagement, se souscriront dans la droite ligne du Protocole de Maputo. Dorénavant, en campagne ou en ville, en tant que femme d’abord et artiste, je me ferais le devoir de porter la voix des autres, d’être leur ambassadrice auprès de décideurs et autres acteurs sociaux en faveur des droits de la femme.

-Excellence Madame la Ministre ;

-Monsieur le Représentant Pays IPAS-RDC ;

-Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations non gouvernementales ;

-Mesdames et Messieurs de la presse ;

-Distingués invités, A vos titres et qualités respectifs

Le sens du devoir nous amène à lutter pour lever tout obstacle qui s’érigerait en frein à l’accès de la femme à la connaissance, à l’appropriation et à la promotion de ses droits. Combattre l’ignorance des droits de la femme, Promouvoir ces droits, En faire un large écho Mobiliser la femme autour d’une meilleure connaissance de ses droits Tel sera désormais notre cheval de bataille

 Je vous remercie

Barbara Kanam

Ambassadrice en charge de la vulgarisation de Protocole de Maputo.