Pas un pas sans la prospérité.
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Slow motion !

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Deux pas en avant, trois pas en arrière. A cette allure, finalement, il est clair que l’on avance à reculons. Alors que certains ne comptent plus les jours de Félix Tshisekedi par rapport au temps qu’il a déjà passé à la tête du pays, mais plutôt à celui qui lui reste à consommer, le train de gouvernance ressemble jusque-là à une bibliothèque extérieurement luxueuse qui, en réalité, ne possède que des morasses destinés au dépotoir.

Après une césarienne extrêmement douloureuse, teintée d’exigences parentales, le très méticuleux Président de la République a fini par procréer politiquement Sylvestre Ilunga, le Premier ministre qui met temporairement d’accord les chefs des familles politiques FCC et CACH. Voyez-vous, si la même démarche caméléonne est employée pour la formation du prochain gouvernement, ce qui paraît inévitable à voir le décor endormi et endolori qui se présente à ce jour, c’est à quelques encablures du mois de septembre 2019 que les actuels futurs membres du gouvernement dit de coalition prendront véritablement les commandes de leurs ministères respectifs. Ce sera pratiquement à la veille de la rentrée parlementaire consacrée principalement à la session budgétaire. Mais,  ce sera surtout dans un rythme super accéléré de travail intense sous pression de tous ces millions de congolais qui ne demandent qu’à vivre au lieu de survivre, à manger au lieu de grignoter, de travailler au lieu de se débrouiller… Bref, un social à la hauteur du programme de Félix Tshisekedi qui a prévu, au milieu d’innombrables promesses, de combattre la pauvreté.

Les interminables discussions politiques, dans leur flanc savoureux du partage du gâteau, continuent de tirer en longueur l’étape du choix des prochains acteurs du gouvernement. La distribution des postes pose problème, entend-on des interstices mouchardes des couloirs décisionnels.

Face aux contraintes de sa majesté le temps auprès de qui tout le monde s’incline, en presqu’une année, on aura accéléré l’élan de la décrispation politique dans le pays, rétabli l’ensemble des relations diplomatiques dans la sous-région et à l’international, effectué quelques nominations dans les entreprises et services publiques, réhabilité quelques décamètres de routes… mais l’on retiendra peut-être seulement que le peuple congolais croupi encore dans sa misère d’antan. Et exigeant qu’il est, comme toute peuplade qui se respecte, sera toujours prêt à retourner la veste et opter pour un choix moins prometteur et plus réaliste à ce moment-là.

Dans tous les cas, il y a bien moyen pour Félix Tshisekedi et son très capable Cabinet d’être rapide et efficace en même temps, surtout dans une période où le pouvoir ne doit pas être un motif de réjouissance de la richesse en perspective, mais la conscience d’une lourde responsabilité à échelle nationale.

La Pros.