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Grabuges !

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C’est déjà connu de tous. En politique, les alliances se font et se défont. Il peut sembler étonnant de sous-tendre une telle assertion pour l’heure, en se référant à la réalité politique du pays où deux camps, donnant l’air très compacts et vivifiant le caractère démocratique en RD. Congo, se sont dessinés après la publication des résultats des élections du 30 décembre 2018. Il s’agit, d’une part, de la coalition FCC-CACH, unie pour diriger le pays et, d’autre part, Lamuka qui s’est muée en plateforme politique dans le sens de défendre la Constitution ou encore la vérité du choix du peuple. En revanche, plusieurs analystes et observateurs, sans bénéficier d’un quelconque don ou pouvoir d’astrologue, subodorent, d’ores et déjà, un démantèlement à venir de ces coalitions. Déjà, le FCC-CACH, communion découlant des réalités électorales en vue d’une cogestion de la Res publica, s’inscrit, depuis les discussions sur la formation du Gouvernement, dans des grabuges qui poussent certains cadres à revisiter la nature de leur entente. Car, non seulement les caciques du Cap pour le Changement (CACH) de Félix Tshisekedi marmonneraient et qualifieraient les pairs de Joseph Kabila d’égoïstes, concernant la répartition des postes mais aussi, les leaders du FCC, à leur tour, accorderaient, de moins en moins, du crédit à Félix Tshisekedi qui friserait, selon eux, une certaine déconsidération de leur compromis de gouvernance. La bataille des auto-accusations s’est lancée. Surtout qu’un grand nombre de caciques de cette plateforme pro-Kabila se sont insurgés du fait que l’actuel Président ait nommé Kyungu wa Kumwanza comme mandataire public, pourtant membre d’Ensemble pour le Changement et de surcroît de Lamuka. Ce dernier qui, aussi, se retrouve au centre de discordances d’entre ces leaders notamment, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Adolphe Muzito ou encore Jean-Pierre Bemba. D’un côté, l’actuel coordonnateur de cette plateforme politique, Katumbi Chapwe, va se lancer à partir du 10 juin prochain dans un safari pour appeler à la réconciliation dans le sens de mener une opposition républicaine. De l’autre côté, en même temps, Bemba Gombo qui a annoncé son retour pour le 23 juin, via l’aéroport de N’djili, compte amener un discours d’unité nationale, tout en récusant, par ailleurs, la légitimité de Tshisekedi Tshilombo. Et, un peu plus loin, l’aile dure de Lamuka, représentée par Fayulu et Muzito maintient l’idée d’une lutte pour la vérité des urnes, en promettant, du reste, de livrer un ‘’mot d’ordre’’ pour les manifestations publiques de grande envergure. Qui représente la vision de cette plateforme ?

Et donc, il est indéniable qu’à l’image du climat politique qui régente le pays, le mandat de cinq ans de ‘’Fatshi’’ réserve plusieurs rebondissements dans le chef de ces deux embranchements politiques : ‘’FCC-CACH’’ et ‘’Lamuka’’. Frondes, dislocations ou encore dissociations les guettent et les épient.

La Pros.