Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Monique Kitoko Kilima : une perte énorme qui laisse un vide au sein de l’UDPS

Monique Kitoko Kilima : une perte énorme qui laisse un vide au sein de l’UDPS

This post has already been read 429 times!

La triste nouvelle est tombée dans l’après midi du mercredi 5 juin 2019. Monique Kitoko Kilima, secrétaire nationale adjointe en charge de communication et médias de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), est décédée à l’âge de 47 ans, de suite d’une crise cardiaque survenue au Palais du Peuple. Sa disparition inopinée restera un mystère au sein de sa famille politique, d’autant plus qu’elle était bien portante durant toute la journée, cela avant de passer au Parlement où elle avait rendez-vous avec le premier vice-président de cette institution et Président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund A Kabund.

Circonstance de sa mort

D’après  plusieurs sources, Madame Monique Kitoko Kilima d’heureuse mémoire, était au bureau du 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Kabund où elle devrait être reçue. Il y aurait eu une altercation entre elle et la femme commise au protocole. Elle a tout fait pour entrer dans le bureau de la 2ème personnalité de la chambre basse, affirmant qu’elle était de passage pour lui dire bonjour. «Comme elle avait traîné, elle a dit qu’elle avait faim et puis elle a sorti son pain dans le sac. Après, elle a appelé un photographe et lui a dit de lui prendre une dernière photo. Ce dernier lui a posé la question ‘’pourquoi dernière photo ? ». Sa réponse était ‘’la dernière de la journée’’. Quelques temps après, elle a dit qu’elle ne se sentait pas bien. Du coup, elle est tombée », relate un témoin oculaire qui a ajouté que «chose grave, il n’y a aucune boîte de secours dans l’enceinte du Parlement, pire encore les policiers ont fait preuve d’ignorance des notions élémentaires de premiers soins. Il n’y avait pas aussi d’ambulance au siège du parlement pouvant l’évacuer dans des conditions requises ».

D’après le même témoignage, la victime a été acheminée à l’hôpital dans un véhicule de transport public connu sous le nom de 207. Escortée par les policiers, Monique Kitoko a rendu l’âme juste quelques minutes après avoir été prise en charge par un service médical de l’hôpital du cinquantenaire de Kinshasa.

Une combattante infatigable

Au-delà de sa beauté physique et la générosité de son cœur, Monique Kitoko n’épargnait aucun sacrifice dans le combat pour l’avènement d’un Etat de droit aux côtés d’Etienne Tshisekedi et de l’actuel Chef de l’Etat. Au sein de l’Udps où elle avait gravi tous les échelons de la simple combattante au secrétariat national en charge de communication et médias. Un combat qui lui a valu d’essuyer des gaz lacrymogènes, des balles réelles de la police anti-émeute.

Initiatrice la Fondation Félix-Antoine Tshisekedi (FOFAT) et très active sur les réseaux sociaux pour défendre les intérêts de son parti, Monique Kitoko Kilima est partie avant la formation du Gouvernement alors qu’elle était pressentie ministre. D’ailleurs, le Président de la République l’avait déjà reçu à maintes reprises.

Dès l’annonce de son décès, le Chef de l’Etat a dépêché son émissaire à l’hôpital du Cinquantenaire. Ce dernier a affirmé que le Chef de l’Etat était affecté par le décès de cette combattante infatigable qui aura laissé un vide difficile à combler au sein du parti de l’Udps.

Gaston Kisanga