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Affaire ordonnances du Chef de l’Etat : qui veut opposer Jeanine Mabunda à Félix Tshisekedi ?

Affaire ordonnances du Chef de l’Etat : qui veut opposer Jeanine  Mabunda à Félix Tshisekedi ?

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La préservation de la démocratie à travers la liberté d’expression est de règle à l’Assemblée nationale. Maitrisant ainsi le règlement intérieur, Jeanine Mabunda, Présidente de l’Assemblée nationale est et reste la seule personne qui a la police de débats sans priver  la parole à aucun Député (toutes tendances confondues). Dommage, il y a des congolais qui ne sont à l’aise que lorsqu’il existe des conflits entre les dirigeants au sommet de l’Etat. Alors que,  visiblement, le mariage FCC-CACH avance dans la direction de l’instauration d’un Etat de droit et qu’il s’observe, par ailleurs, des avancées significatives dans la prise en compte des préoccupations majeures et des attentes vitales de la population par les dirigeants actuels du pays.

Tenez ! Lors de la plénière de vendredi 7 juin 2019 à l’Assemblée nationale, Léon Mondole, Député du MLC, jouissant de sa liberté constitutionnelle, a soulevé, par motion d’information, une question concernant les ordonnances du Chef de l’Etat sur les dernières nominations à la SNCC et à la GECAMINES. Cette motion d’information a soulevé des vagues dans l’opinion sur l’application de certaines lois de la République.

Au fond, la présidente de l’assemblée nationale, rigoureuse et respectueuse de la procédure en la matière, a dirigé le débat qui s’en est suivi en toute impartialité, permettant aux uns et aux autres d’éclairer non seulement la religion des députés présents dans la salle mais aussi aux congolais qui se posaient des questions concernant l’application de ces ordonnances qui placent à la tête de la Gécamines et la SNCC des nouveaux animateurs. C’est dire que Jeanine Mabunda n’avait fait que son travail qui est celui de donner la parole, dans la procédure, à chaque élu du peuple qui aimerait éclairer l’opinion tant nationale qu’internationale sur n’importe quel sujet.

Cependant, une certaine opinion, mal informée du fonctionnement de l’assemblée nationale, aurait voulu que Jeanine  Mabunda étouffa ce débat pour préserver, soi-disant, l’honneur du Chef de l’Etat. Un raisonnement qui démontre les attitudes des ennemis de la démocratie pour piétiner la liberté d’expression reconnue dans Constitution de la République.

Il est de notoriété publique que la Présidente de l’Assemblée nationale ne doit, en aucun cas, priver les députés nationaux de leur droit légitime à la parole. Il appartient, toutefois, à ces derniers de l’exercer en toute responsabilité telle que prévu dans le règlement intérieur. C’est dire que seules les injures ne sont pas permises, ni les expressions provocantes de nature à envenimer le bon climat de cohabitation entre les institutions.

Aucun nuage entre Mabunda-Fatshi

Nul n’ignore qu’actuellement la cohabitation FCC-CACH prône un même combat qui est celui de mettre l’homme au centre de tout. Il sied de signer ici que ceux qui pensent que la speaker de l’assemblée nationale voudrait, en autorisant un tel débat, descendre le Président de la République, ne maîtrisent pas le fonctionnement des institutions, ni la valeur de la démocratie. Jeanine Mabunda et Félix Tshisekedi ont la même vision de faire de la République démocratique du Congo une référence d’un Etat de droit à la face du monde. D’ailleurs, les deux placent le débat au centre de la politique, en privilégiant l’intérêt supérieur de la population. Etant donné que le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo accorde plus l’attention aux demandes du peuple, autant pour Jeanine Mabunda d’accorder, à son niveau, la parole aux élus du peuple pour débattre sur les différentes questions liées à la vie des institutions de l’Etat.  Il faille tout simplement souder la coalition CACH-FCC  afin de comprendre qu’il y a des principes démocratiques à observer pour une bonne marche du pays. Notamment, la liberté d’expression qui doit être garantie à chaque citoyen (dans le respect de lois, bien entendu).  En abordant la question sur ces ordonnances, l’assemblée nationale n’avait aucune intention d’outrager le Chef de l’Etat. Elle visait plutôt l’excellence dans la manière de faire les choses (fond et forme). Car, si hier, le pays a été critiqué pour certaines violations de la Constitution, il est question actuellement de parfaire tout cela. Ainsi, le gouvernement, l’assemblée nationale, le Président de la République ne sont pas au-dessus des lois du pays. Par contre, ils doivent donner l’exemple parfait en se conformant, au plus petit détail près, au prescrit de la Constitution. C’est ce que le peuple congolais attend voir pendant le quinquennat de Félix Antoine Tshilombo et non des conflits inutiles entre regroupement politique.

Jules Ntambwe