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La Banque mondiale entend investir sur les premiers 1000 jours de vie d’un enfant en RDC

La Banque mondiale entend investir sur les premiers 1000 jours de vie d’un enfant en RDC

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Kwilu, Kasaï Central, Kasaï et Sud-Kivu. Ce sont les 4 premières provinces de la République Démocratique du Congo qui bénéficieront du financement en faveur du Projet multisectoriel de nutrition et de santé de la Banque mondiale. S’en suivra les provinces du Nord-Kivu, Tanganyika, Haut-Katanga, Lualaba et Kongo Central. Ces 9 provinces regorgent le problème de malnutrition le plus important dans le pays, tranche la Banque mondiale qui a décidé de se consacrer véritablement à l’investissement dans le capital humain. Jean-Christophe Carret, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la République Démocratique du Congo, l’a annoncé au cours d’un point de presse le vendredi 7 juin 2019 au siège de cette institution, à Kinshasa.

La Banque mondiale alloue, en effet, 502 millions de dollars pour réduire la prévalence des retards de croissance. Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé le financement en faveur de ce projet, pour une enveloppe globale de 205 millions de dollars. Ce financement comprend un crédit de 246 millions de dollars, un don de 246 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et un don de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial (GFF). C’est le plus grand projet de malnutrition que la BM n’ait jamais réalisé dans le monde, mais aussi en RD. Congo. A cause notamment, de la grandeur du pays et de la croissance démographique de plus en plus forte, la Banque ne pourra s’intéresser qu’à ¼ du nombre d’enfants, dans un premier temps.

En RDC, 45% des enfants décèdent avant leur cinquième anniversaire faute notamment, de nutrition adaptée. C’est là un enjeu majeur pour le pays. le projet entend réduire la prévalence des retards de croissance, fournir des services communautaires et primaires de soins de santé et de nutrition et assurer des services de planification familiale dans les provinces de Kwilu, Kasaï Central, Kasaï et Sud-Kivu.

Il faudrait une forte implication et un leadership de taille de la part du gouvernement congolais pour mettre réellement en musique ce projet. Il ne s’agit pas que de combattre la faim, indique le Dr Michel Movudi de la Banque mondiale. Le problème est plus large et complexe. La nutrition, l’éducation primaire et la qualité de l’accompagnement aux soins de santé sont aussi pris en compte, étant donné que le retard de croissance affecte le cerveau. La formation des cellules nerveuses étant irréversible, il faut donc mettre un accent sur la prévention. D’où, la Banque mondiale entend investir sur les premiers 1000 jours de vie d’un enfant afin d’éviter l’atteinte cérébrale.

‘’Ce projet en faveur de la nutrition, qui vise les régions où les besoins sont les plus patents, est le plus important et le plus ambitieux jamais financé par la Banque mondiale. Dans un pays comme la RDC, où 6 millions d’enfants souffrent encore de malnutrition, la lutte contre les retards de croissance est à la fois un engagement de long terme et le meilleur investissement que les autorités puissent consentir‘’, se félicite Jean-Christophe Carret.

Améliorer l’état nutritionnel…

Le projet multisectoriel de nutrition et de santé devrait bénéficier à 1,5 million de femmes enceintes et allaitantes et 2,5 millions d’enfants de moins de cinq ans. Plus de 200 000 femmes en âge de procréer y seront également associées, à travers les services de planification familiale. Le projet soutient les efforts du gouvernement pour mettre en place une vaste plateforme communautaire pour la santé et la nutrition dans le but d’offrir un ensemble de services essentiels, favoriser la mobilisation des habitants et renforcer la demande de services nutritionnels spécifiques. Il contribuera également à développer l’offre de services publics basés sur des données probantes.

‘’Ce projet va permettre d’améliorer l’état nutritionnel et physique des enfants bénéficiaires ainsi que leur développement cognitif. A terme, il contribuera à renforcer la productivité de ces futurs adultes, à améliorer les niveaux de salaire et de revenu des individus et des ménages et à accélérer la croissance dans le pays‘’, soulignent Hadia Samaha et Jakub Jan Kakietek, chefs d’équipe du projet à la Banque mondiale.

Le projet s’inscrit dans la volonté de la RDC d’édifier un programme global en faveur de la nutrition. Conscientes de l’impact de la malnutrition sur le développement humain et la croissance économique, les autorités congolaises ont fait de la lutte contre la malnutrition et, plus généralement, des investissements dans la petite enfance deux priorités de la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté et le développement économique.

Carret et sa responsabilité dans la région

Jean-Christophe Carret est Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la République Démocratique du Congo, République du Congo et la République Centrafricaine, basé à Kinshasa. Il a rejoint le Groupe de la Banque mondiale en 2005 en tant qu’économiste des ressources naturelles pour la Région Afrique.

Avant sa nomination à ce poste, il était Représentant de  la Banque mondiale au Laos où il a mené les discussions sur la gestion des finances publiques et la croissance verte et mis en place une approche multisectorielle pour mieux lutter contre la malnutrition dans les provinces les plus pauvres.

De 2005 à 2017, il occupait le poste de Représentant de la Banque mondiale en Centrafrique, basé à Bangui, période durant laquelle la Banque mondiale a soutenu les efforts de reconstruction du pays alors que la Centrafrique sortait d’une crise humanitaire et politique sans précédent. Sous sa direction, la Banque mondiale est devenue le principal partenaire de développement du pays.

Avant de rejoindre la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret était chercheur au Centre d’économie industrielle de l’Ecole des mines de Paris (Mines Paris Tech.) De nationalité française, il est titulaire d’un doctorat en économie de l’Ecole des mines de Paris.

La Pros.

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