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L’orphelin…

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On crie à la violation de la Constitution. Mais, pour s’en défendre, on va caillasser la toiture du Palais du Peuple, à Lingwala.  Dans un tel contexte, les envolées oratoires ont repris le droit de cité. Les biceps aussi. D’où, la police est revenue à la charge. L’environnement se désagrège. L’air est pollué. Et, donc, c’est le retour à la case initiale. Mais, où est passée la coalition ? Mythe ou mystère ?

Et, pourtant, au lendemain d’un nouveau round de discussions directes entre Kabila et Tshisekedi, ce week-end à Kinshasa, la situation a tourné au vinaigre alors que le gouvernement se fait encore attendre.  Combattants et policiers se sont arc-boutés ce lundi 10 juin jusqu’à ce qu’ils se promettent encore une nouvelle matinée chaude et marquée de rixes  ce mardi matin.

De quoi craindre le pire, n’est-ce pas ?

Aux yeux des analyses libres et sérieux,  il y a là un début de retour de la manivelle, une remise en question du deal, un doute méthodique sur l’avenir de la gestion de la Res Publica. Sans en appeler à l’immixtion des pêcheurs en eaux troubles, sans interférences étrangères visibles, les congolais auraient-ils choisi de bâtir un château de sable la veille du 59ème anniversaire de l’indépendance de leur pays ?

Quelques mois seulement après, comment imaginer qu’à l’embellie du 24 janvier 2019, les acteurs du FCC-CACH allaient se perdre en conjecture sur des questions  liées au saucissonnage de la République en termes de  partage des postes de responsabilité ? Qui mais qui, vraiment, l’eût cru que des politiques de grand gabarit parmi ceux qui, depuis  plus de trente ans durant, pouvaient encore s’en tenir, comme à la prunelle de leurs yeux, à ce fameux dépeçage de l’éléphant, comme si l’expérience de l’empire 1+4 n’avait pas suffi  pour qu’ils en tirent ne serait-ce qu’une petite leçon de morale publique ?

A toutes ces questions-là, y compris à toutes les inquiétudes que soulève la co-gestion sous l’emprise de la  nouvelle  coalition CACH-FCC, il faudra ajouter que le temps passe inutilement et que le mandat ne court pas à l’infini.

Toutes choses restant égales par ailleurs, il va sans dire qu’au 24 janvier 2023, l’histoire, avec ses ratés, ses mérites et, surtout, ses multiples surprises risque de se répéter.

A l’heure du bilan,  les comptes seront établis et,  en même temps,  les responsabilités seront, certainement, partagées.

Qui de tous ceux qui se disputent les postes aujourd’hui voudront bien en assumer leur part lorsqu’il sera, peut-être, question de parler d’un échec collectif ?

Très généralement, s’il advenait qu’aucun effort conséquent n’ait été fourni dans le sens d’atteindre les visées et, par conséquent, de répondre  aux besoins vitaux de la base, l’échec sera orphelin. Mais, cette fois-ci, les chantres du FCC-CACH  l’assumeront, seuls. Le peuple y veillera. Qu’on se le dise !

LPM

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