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Ordonnances «querellées» de la présidence : La base de CACH réclame la tête de Nawej et de Mondole

Ordonnances «querellées» de la présidence : La base de CACH réclame la tête de Nawej et de Mondole

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Les «combattants» de l’UDPS et de l’UNC, réunis sous le label de CACH, très en colère à cause de la motion incidentielle soulevée vendredi dernier par le Léon Mondole, et la réaction du Député FCC Charles Nawej, qui avait estimé que le Chef de l’Etat avait signé «inconsciemment» les ordonnances nommant les mandataires au sein de la Gecamines et de la SNCC. C’est dans cette optique que les combattants de CACH se sont présentés lundi 10 juin 2019, au Palais du peuple, pour réclamer la tête de Députés Charles Nawej et Léon Mondole. Selon eux, ces derniers auraient commis l’infraction d’outrage au Chef de l’Etat.

Les militants du Parti cher à Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, et de l’UNC de Vital Kamerhe, se sont réunis comme un seul homme, devant le Palais du peuple, pour attaquer non seulement les Député du FCC, mais aussi mettre en garde Madame Jeanine Mabunda, Présidente de l’Assemblée nationale, pour avoir laissé à ce que la question sur les ordonnances  soit débattue à la plénière. «Nous demandons au ministère public de faire appliquer l’article 74 de la loi organique n°13/010 du 19 février 2013, relatif à la procédure devant la Cour de cassation, en constatant l’existence de l’infraction outrage au Chef de l’Etat, et de transmettre un procès-verbal relatif à l’autorité compétente en la matière notamment, le Procureur général près la Cour de cassation pour que ce dernier ouvre une procédure en justice en assistant le bureau de l’Assemblée Nationale pour la levée des immunités de l’honorable Charles Nawej, afin qu’il réponde de ses actes », a dit un des combattants de l’Udps.

Selon le porte-parole de l’UNC/Kinshasa, Totshumany Kisombe, la présidente de l’Assemblée nationale sait bien que la constitution de la République interdit formellement tout débat sur les ordonnances du Chef de l’Etat au Parlement. «Nous sommes venus dénoncer la mauvaise pratique et l’acte consciemment commis par Madame Mabunda qui est la présidente de l’Assemblée nationale. C’est une vieille femme politique, une expérimentée en politique, nous ne pensons pas qu’elle a fait ça hasardeusement… Madame Mabunda sait bien que notre constitution interdit formellement tout débat sur les ordonnances du Chef de l’Etat à l’Assemblée nationale et au Sénat. Nous ne sommes pas des immatures, Mabunda l’a fait sciemment, l’avertissement lui est lancé », a-t-il martelé. En outre, il a invité la présidente de l’Assemblée nationale de faire son travail correctement. «Madame Mabunda, qu’elle sache, a tout à préserver le climat de paix lors des débats à  l’Assemblée nationale. Nous la mettons en garde de faire son travail correctement et de ne pas se pencher pour une famille politique mais plutôt pour l’intérêt national», a-t-il prévenu.

Christian Okende    

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