Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

RDC : Eliezer Ntambwe crie à la déstabilisation du pouvoir de Tshisekedi par le FCC

RDC : Eliezer Ntambwe crie à la déstabilisation du pouvoir de Tshisekedi par le FCC

This post has already been read 432 times!

Député national, membre de l’Opposition parlementaire, Eliezer Ntambwe Mposhi s’est insurgé, urbi et orbi, contre les attaques ‘’ouvertes’’ des élus du Front Commun pour le Congo (FCC) sur les ordonnances du Chef de l’Etat portant nomination des mandataires publics à la SNCC et la Gécamines, d’une part, et contre la cascade d’invalidations des élus de Lamuka en faveur de ceux de cette plateforme pro-Kabila, d’autre part. Dans sa double déclaration du mardi 11 juin sur cette double situation à l’Assemblée nationale et à la Cour Constitutionnelle, le ‘’mieux élu’’ de la ville de  Kinshasa dénonce le jeu du FCC qui, selon lui, vise à déstabiliser le pouvoir de l’actuel Président de la République, Félix Tshisekedi. Cela, soutient-il, en vue de diriger le pays par défi, en bafouant la volonté du peuple congolais.

Eliezer Ntambwe vocifère véritablement contre les propos de son collègue Charles Nawej du FCC qui a sous-tendu, lors de cette plénière source des débats, que le Chef de l’Etat aurait signé inconsciemment les ordonnances de la SNCC et la Gécamines, sous prétexte que ces dernières serraient illégales, conformément à l’article 81 de la Constitution qui exige un contreseing du Premier Ministre. Qualifiant d’outrageants ces propos de Charles Nawej, ce Député élu du regroupement politique AMK appelle à la levée des immunités de ce dernier. Question de prouver que nul n’est au dessus de la loi.

Félix Tshisekedi, la victime !

Pour l’heure, le cinquième Président du pays, élu à la satisfaction de la majorité de la population congolaise, se retrouve vraisemblablement perdant dans la mesure où le FCC dirigé par l’ex-Chef de l’Etat Joseph Kabila se gargarise de la majorité des institutions. Ce, estime le député Eliezer Ntambwe, de manière illégale. Cette situation risque de conduire le pays dans un chaos à grande échelle. Surtout que plusieurs manifestations, principalement des militants mécontents de CACH, ont eu lieu ces derniers jours dans la capitale, dans  l’enceinte du Palais du peuple ainsi que dans d’autres provinces notamment, au Haut-Katanga où le siège du PPRD a été saccagé. «A tous de s’impliquer au lieu d’être des simples spectateurs et juges de touches, comme si le pays n’appartenait qu’aux autres et non à nous tous ». Tel est le message final de cet honorable député qui a longtemps lutté pour l’alternance en RDC.

Corneille Lubaki

 

Débat du vendredi 8 juin 2019 à l’Assemblée nationale : un jeu démocratique ou une comédie politique ?

Le monde a suivi le débat à l’Assemblée nationale. Lequel débat était créé par la motion du Député Léon Mondole du Mouvement de Libération du Congo (MLC), parti de l’Opposition parlementaire. Cette motion concernait les deux dernières ordonnances du Président de la République nommant les membres du Conseil d’administration de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC)  et de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines).

Pour le motionnaire, ces actes du Chef de l’Etat violent la Loi des lois, qui oblige que de telles nominations se fassent sur proposition du Gouvernement et qu’elles soient contresignées par le Premier Ministre. Cette intervention, qui a pris trois fois le temps de tous les points inscrits à l’ordre du jour, a obtenu l’avis favorable des Députés du FCC qui ont appuyé de toutes leurs forces cette démarche anticonstitutionnelle, quel que soit le rappel au respect de la Constitution d’un autre Député de l’Opposition, Christophe LUTUNDULA.

Déterminé à salir le Premier citoyen de la République, un des lieutenants de cette famille politique qui, du reste, a géré, de manière égoïste et machiavélique,  pendant plus de 18 ans la chose publique, sans montrer sa capacité et sa volonté politique pour le bien-être du peuple congolais, est allé plus loin jusqu’à traiter le Chef de l’Etat d’une personne qui a signé les ordonnances dans l’inconscience, sous le regard observateur et naïf des Députés du CACH, et avec tout le soutien de Mme Jeannine MABUNDA, Président du bureau de l’Assemblée nationale, qui, pour clore le débat, a qualifié cette démarche de démocratique. Et, elle a même demandé au Ministre du portefeuille de ne pas appliquer les Ordonnances du Chef de l’Etat, car, a-t-elle ajouté : « nous tous nous avons des peuples », fin de citation.

Pour ne pas être condamné par notre conscience, nous voulons ici, à notre qualité de Député national, rafraîchir la mémoire des Congolais ;  à travers quelques questions oratoires :

  1. Qu’est-ce qui a fait que le motionnaire soit de la même province que l’un des membres du Bureau et qui lui a laissé tout le temps de lire ce qui lui a été confié, sur une matière dont l’Assemblée nationale n’est pas compétente ? Une coïncidence ou un coup monté pour déstabiliser l’Institution Président de la République, pour les intérêts égoïstes ?
  2. Depuis quand le FCC soutient-il les actions de l’Opposition et pour quel intérêt ?
  3. Pourquoi le sentiment provincial ou tribal n’a joué pour que le motionnaire obtienne auprès de sa sœur les deux sièges, tant réclamé par l’Opposition ?
  4. Qu’est-ce qui a fait que Mme le Président de l’Assemblée nationale reconnaisse plus tard la constitutionnalité des actes du Chef de l’Etat après avoir allumé intentionnellement le feu en plénière le vendredi ?
  5. Est-ce que les membres du FCC en toute conscience peuvent-ils donner des leçons du respect de la Constitution aux gens, alors qu’ils ont été incapables de le faire pendant plus de 18 ans ?

Ceci nous pousse à conclure que la démarche du FCC n’est autre que celle de vouloir déstabiliser le pays qu’ils veulent, à tout prix diriger, par défi contre la volonté du Souverain primaire qui les a sanctionnés.

Pour rappel, chaque fois qu’un Député essayait de toucher au sacré du FCC (JKK), soit, la parole lui était retiré tout de suite, ou soit, le son du micro était coupé d’autant que personne n’avait le droit de parler de ce qui est politiquement irresponsable devant le Parlement, c’est-à-dire, l’ancien Chef de l’Etat.

Curieusement, cet ancien ministre des Affaires sociales dont nous connaissons très bien sa gestion, peut, dans ses prises de parole, s’attaquer, à volonté, à ses collègues Députés nationaux avec un langage déplacé, sans aucune attitude d’homme d’Etat. Et, en aucune fois, la parole lui a été retirée ou le son du micro coupé.

Encouragé par le bureau, ses collègues du FCC ainsi que le service technique de l’Assemblée nationale qui s’occupe de la retransmission des séances plénières, ce lieutenant du FCC est allé jusqu’à coller le secrétaire du Bureau Provisoire devant tout le monde, sous les applaudissements de ceux qui prétendent avoir le peuple derrière eux aujourd’hui.

Où étaient les défenseurs de la légalité quand la majorité présidentielle plaçait les intérimaires dans les entreprises publiques pendant six ans ?

Où étaient tous ces pêcheurs en eau trouble quand on nommait les juges de la Cour constitutionnelle sans respecter la procédure ?

Où étaient ces donneurs de leçons pour défendre la légalité quand on organise les élections deux ans plus tard ?

Quand on arrête, on tabasse, on jette en prison Franck Diongo, Eugène Diomi, Ne Mwanda Nsemi, alors Députés nationaux en pleine session,  on trouve des mots pour les enfoncer davantage. Et quand on interpelle Lambert Mende, toute l’Assemblée nationale est mobilisée sous prétexte de la solidarité avec un collègue. Donc, selon vous, ceux de l’Opposition ne sont pas collègues ou élus ?

J’estime à mon humble avis que si nous voulons que notre pays aille de l’avant, nous devons tous nous considérer en dessous de la loi et obtenir la levée des immunités parlementaires de ce monsieur qui n’a pas sa place parmi les hommes d’Etat, de telle sorte qu’il soit jugé pour outrage au Chef de l’Etat.

Maintenant que le Bureau de l’Assemblée nationale a fait un aveu en reconnaissant la faute, il y a lieu que la justice fasse son travail pour corriger les délinquants politiques.

Quelqu’un me dira qu’il n’y a pas d’égalité dans l’illégalité, je lui dirai aussi que tous nous sommes égaux devant la loi. Surtout que nous savons comment d’autres se retrouvent dans cet hémicycle.

Le moment est désormais à la responsabilité.

Hon. Eliezer Ntambwe, Député national élu de Kinshasa/ Lukunga

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com