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Totshumany Kisombe : «Jeanine Mabunda a intérêt à préserver le bon climat à l’Assemblée nationale…»

Totshumany Kisombe : «Jeanine Mabunda a intérêt à  préserver le bon climat à l’Assemblée nationale…»

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La tension est au zénith dans le chef des militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et ceux de l’Union pour la nation Congolaise (UNC), tous membres de l’alliance Cap pour le Changement (CACH), avec comme autorité morale Félix Tshisekedi, qui manifestent depuis le lundi 10 juin 2019, devant le siège du Parlement de la RD. Congo et dans plusieurs rues de la capitale. Ils demandent à la nouvelle présidente de la chambre basse, Jeanine Mabunda, de ne plus accepter qu’un problème qui concerne le Président de la République soit encore débattu au cours d’une séance plénière comme cela était le cas il y a une semaine à la suite d’une motion incidentielle.

Porte-parole de l’UNC/Ville de Kinshasa, Totshumany Kisombe, reste convaincu que la Constitution interdit aux députés de traiter des affaires ou actes posés par le Président de la République, au Parlement. ‘’Nous dénonçons la mauvaise pratique et l’acte commis consciemment par le président du parlement, Jeanine Mabunda. C’est une femme expérimentée en politique, et nous ne croyons pas qu’elle peut faire une telle chose hasardeusement. Elle sait que la Constitution de la République interdit formellement tout débat sur les ordonnances du Président de la République à l’Assemblée Nationale et au Sénat‘’, souligne-t-il.

Partis d’une interpellation, lui et ceux qui l’accompagnent dans la démarche lancent maintenant une mise en garde à l’endroit de Jeanine Mabunda. ‘’Nous prévenons à Madame Mabunda, que prochainement si elle fait encore une telle chose, nous allons descendre et brûler le parlement, et les députés se retrouveront dehors. Elle a l’intérêt de préserver le bon climat à l’Assemblée nationale en respectant les textes et non en écoutant telle ou telle autre obédience politique‘’, prévient-il.

Raison pour laquelle, il demande à la présidente de l’Assemblée nationale de se ressaisir et conduire le débat pour l’intérêt de tous les congolais.

Des nominations à problème ?

Lors de la plénière où tout a commencé, Charles Nawej, élu membre du Front commun pour le Congo (FCC) avait, en effet, évoqué le  problème relatif aux dernières nominations rendues public par ordonnance présidentielle, à la société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), et à la Gécamines, non contresignées par le premier ministre et avant que le gouvernement ne soit publié. Pour Henry Thomas Lokondo, toujours cadre du FCC, le Chef de l’Etat avait délibérément violé l’article 81 de la Constitution,  dans la mesure où il n’y avait aucune urgence dans ces entreprises précitées.

Scandale dans la rue. Ces paroles n’ont pas été avalées par les militants de l’UNC, parti cher à Vital Kamerhe, actuel Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, ainsi que du côté des «combattants» de l’UDPS.

Dans le même élan, ces militants venus en masse devant le siège de l’hémicycle, demandent au Président de la République, Félix Tshisekedi, de rompre carrément la coalition FCC-CACH, pointant du doigt les anciens détenteurs du pouvoir de vouloir le faire échouer dans ses nombreuses missions à la tête du pays.

Le FCC et CACH forment une coalition du fait que la plate-forme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila  possède la majorité des sièges au sein des assemblées nationale et provinciales, au terme des élections organisées  le 30 décembre 2018.

Théophile Mangunzi

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