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Vivement la trêve !

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La pollution de l’arène politique va de mal en pis, cinq mois après le passage du fanion de commandement, le 24 janvier 2019, entre l’ancien Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila et son successeur élu, Félix Tshisekedi. Les démons du blocage menacent de plus en plus d’annihiler les acquis de l’alternance démocratique, au point que la lueur d’espoir du changement réel tant rêvé n’en serait plus une. Des analystes avertis ne doutent pas, en effet, d’appuyer que les nouveaux mariés politiques au sommet de l’Etat n’ont, semble-t-il, pas la bénédiction de leurs familles respectives qui, contre toute attente,  résistent de digérer les évidences de l’heure. Il s’agit de la base essentiellement. L’ancien Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange et son successeur élu en décembre 2018, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, font face, doit-on le relever, à la toute première crise interne au sein de la coalition politique dont ils sont Initiateurs, en vue de la cogestion du pays. Comment vont-ils s’y prendre à l’heure où il importe, pour chacun de ces deux leaders du moment, de procéder aux concessions de tous les enjeux, afin de garantir la paix et la cohésion nationale ? Jusqu’où irait leur alliance pour le meilleur, entendez un mariage axé sur le partage de l’imperium au sommet de l’Etat ? Pour le moins qu’il faille appuyer face à l’incertitude du lendemain qui, visiblement, serait en train de prendre place au pays de Lumumba, force est d’indiquer que la majorité présidentielle d’hier devenue majorité parlementaire a été élargie à une frange importante de l’opposition radicale d’autrefois, l’Udps et l’Unc. Comme pour dire qu’au-delà des contradictions politiques réelles d’il y a quelques mois, les adversaires politiques ont résolument opté pour l’intérêt supérieur. Quid de la querelle biscornue dans le chef des militants, notamment la démonstration de force vécue hier entre le PPRD et l’Udps ? Tout compte fait, la thérapie valable se veut une franche communication entre les tenants de la coalition et leurs bases. Question d’éclairer la lanterne de ces citoyens lambda sur le bien-fondé du deal FCC-CAH, eu égard à l’intérêt général. De leur côté, les leaders de l’actuelle opposition désavouent la justice nationale. Fayulu, Muzito, Katumbi, Bemba, Mbusa et Matungulu rejettent différents arrêts de la Cour Constitutionnelle  ayant concouru à l’invalidation de 21 députés nationaux de la coalition Lamuka et 2 sénateurs. Les anciens colistiers du tandem Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe mettent en cause l’indépendance de la première institution judiciaire du pays et ainsi suspendent-ils, jusqu’à nouvel ordre, les prestations de leurs élus à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Ils en appellent, entretemps, à la prise en charge du souverain primaire pour imposer le changement du système dans lequel la méfiance entre le peuple et les institutions de souveraineté nationale se veut omniprésente. L’odeur est sans nul doute suffocante à la veille de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance. Vivement la trêve.

La Pros.