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[Une action rapide de l’Etat attendue] SCPT : Kamerhe met fin à la grève !

[Une action rapide de l’Etat attendue] SCPT : Kamerhe met fin à la grève !

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*Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet  du Président de la République, Chef de l’Etat,    Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 56 ans,  a une idée de ce qui passe à la SCPT. Voilà pourquoi, tout récemment, répondant à  une lettre de  Patrick Umba, le Directeur Général de cette société,  il demandait notamment,  à Henri Yav Mulang, le Ministre des Finances, en collaboration avec  Pierre Kangudia, le Ministre d’Etat au Budget,  de procéder au paiement en mode d’urgence  de  la créance due par l’Etat à la SCPT. L’Inspection Générale du Travail, après d’âpres négociations, avait, pour sa part, convié toutes les parties prenantes à la signature d’un Procès-Verbal de conciliation. Ce qui, du coup, devait, en principe,  permettre de décréter une trêve, de remettre de l’ordre et, enfin, de  restaurer la paix sociale  et la stabilité. D’où,  les agents et cadres, quels que soient leurs grades et fonctions, sont invités, désormais,  au calme et à la reprise du  travail.

Car, à tout le moins,  ni la grève sauvage, ni la diarrhée verbale, ni encore moins, les accusations gratuites, les dénonciations sans preuves et autres tiraillements infructueux  entre la Direction Générale, l’Intersyndicale et les Délégués Syndicaux ne sauront garantir la survie de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications.

La voie royale, l’unique qui soit  meilleure, d’ailleurs,  c’est celle de la conciliation, du rapprochement des vues et  de la promotion  du dialogue social permanent et de l’effort collectif pour le redressement de cette entreprise publique transformée en société commerciale dont la survie dépend, à la fois, du management interne et de l’apport de l’Etat. Agir autement, c’est chercher désespérement  à aller à l’assaut de l’Everst à pied. A l’ex-Onatra, à Transco ou ailleurs, dans les autres entreprises où les mesures de suspension  ont été prises à l’emporte-pièce contre les membres des comités de gestion, le miracle n’est pas encore au rendez-vous. Puisque la solution est plutôt ailleurs, dans le sérieux, dans la recherche des moyens et dans la relance de l’outil de production. Elle aussi dans la revalorisation de l’homme, c’est-à-dire, des travailleurs – eux qui sont appelés à la productivité- grâce à un traitement décent.

A  la compétitivité sur un marché ouvert et  concurrentiel, seules, les entreprises en bonne santé peuvent résister contre les  caprices de la loi de l’Offre et de la demande.

Dans  le secteur des Télécommunications, le monopole qui existait naguère est révolu. Depuis les années 90, juste après  le lancement du multipartisment et du processus aussi laborieux que complexe de la démocratisation du pays à l’aune du vent de la perestoika et des alizées de la politique du glast nost, les télécommunications ont subi, en effet, une forte mutation.

De Télécel à   Comcell  d’hier, voici qu’une multitude d’opérateurs s’y sont incrustés jusqu’au point d’en devenir de nouveaux leaders ayant conquis le terrain et anéanti littéralement les géants d’antan.

Airtel, Vodacom, Africell, Orange, Standard Télécom et  Startimes, pour ne  citer que celles-là,  figurent en bonne place de la nouvelle kyrielle de sociétés dont la gamme de  services dépend, heureusement, de leurs droits dus à l’usage de la fibre optique que  la Société Congolaise des Postes et  Télécommunications gère au quotidien.

Mais, aux dernières nouvelles, apprend-on de source bien  éclairée, les recettes secrétées par cette fibre optique, estimées à près de sept  cent mille dollars par mois ne seraient  suffisantes  pour conjurer l’entièreté de la masse salariale mensuelle.

Si bien qu’un gap plus ou moins régulier place le  comité de gestion dans l’obligation de se demener pour, non seulement, ramener les  arriérés qui, autrefois, étaient  à plus de 140 mois, à environ deux à trois ou quatre mois aujourd’hui.

Ces efforts, même s’ils ne sont de nature à vider l’ensemble des arriérés, permettent, néanmoins, de réduire les tensions sociales et de conjurer, de manière lente mais sûre, les vrais problèmes qui se posent à la SCPT.

Certes, certains parmi les travailleurs peuvent ne pas le reconnaître, mais les audits  aussi bien internes qu’externes réalisés dernièrement à la demande de la plupart de  commanditaires de toutes ces grèves de ces derniers jours, ont démontré, si besoin en était encore, le contraire.

De telle sorte que tous les arguments spécieux devaient, raisonnablement, céder le pas à la réalité qui veut que tous,  alors tous, se remettent au travail pour le bien de la société.

Pour ce faire, des scènes de destruction méchante à l’instar des brûlures des pneus constatées dans certains bureaux, alors que non loin de là, juste à quelques centimètres  près, se retrouvent la centrale du Backbone, le poumon même de la fibre optique qui permet aujourd’hui, aux opérateurs des télécommunications de tous bords, d’exploiter les services à haut débit et à moins cher, mettent en péril des investissements qui auront coûté, après autant de mobilisation de tous,  des sommes faramineuses au Trésor Public.

Dans les milieux proches de l’Employeur, l’on désapprouve ces attitudes d’intolérance et d’incompréhension.

D’où, des  appels se multiplient envers les agents et cadres pour leur prévenir du danger qu’ils font courir à la RD. Congo via la SCPT, en cas de dérapage et de recours illégal et  repréhensible  aux voies extrêmes contre lesquelles  les agents de l’ordre se dresseront, à coup sur coup, sur leur passage. Question, prévient-on,  d’assurer la sécurité  de cette poule aux œufs d’or dont la gestion de ses équipements des télecommunications, au regard de leurs multiples usages,   représente, aux yeux du nouveau Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi  Tshilombo,  l’une des urgences de son programme prioritaire  minimum et donc, l’une  des colonnes vertébrales de défense, sans atermoiment, ni fioriture,  de  la souveraineté de la RD. Congo.

LPM

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