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Halte à la Polémique autour des Ordonnances présidentielles : Yoko Yakembe exige du respect pour Félix Tshisekedi !

Halte à la Polémique autour des Ordonnances présidentielles : Yoko Yakembe  exige du respect pour Félix Tshisekedi !

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L’article 81 de la Constitution de la RD. Congo a fait vibrer la scène politique ces dernières semaines. Pour certains, Félix Tshisekedi devait, à tout prix, faire contresigner les Ordonnances présidentielles par le Premier Ministre et, pour les autres, il pouvait ou ne pas le faire, étant donné son statut de garant de la Nation. Ce dernier avis est aussi celui de Placide Yoko Yakembe, avocat de renom. Il fustige, cependant, le fait qu’une frange de politiques se soit accaparée de cette affaire au point d’outrager le Chef de l’Etat. Selon sa lecture, ce juriste chevronné renseigne et recadre l’opinion de par les nominations des membres du Conseil d’Administration faites récemment par le Président de la République du point de vue juridique.

Si cette procédure regorge en elle un vice de forme, il n’en demeure pas moins que le fond reste applicable, eu égard aux attributions qui reviennent au Chef de l’Etat notamment, celle de nommer la personne de son choix à la tête des institutions publiques, évoque Me Yoko. ‘’La nomination est l’œuvre personnelle du Chef de l’Etat‘’, précise-t-il.

A ce sujet, le PCA de la Régideso compare ces actes de nomination à ceux d’un mariage. Dans un mariage, explique-t-il, on a besoin d’un témoin juste pour la confirmation et la crédibilité de ce geste. ‘’Mais au cas où il n’y a pas de témoins dans un mariage, cela n’occasionne en rien la nullité de cette union car, en ce moment là, c’est une question de volonté entre les deux époux qui se sont acceptés‘’, a-t-il fait allusion. Selon lui, la même chose s’est produite dans les nominations du Chef de l’Etat, à qui il revient la prérogative et le pouvoir de  nommer des hauts cadres au sein des entreprises du portefeuille de l’Etat, bien entendu avec le contreseing du Premier Ministre.

Transparence

Et, cette disposition légale s’impose justement par souci de transparence et de crédibilité de l’acte posé. Comme qui dirait, un témoin pour attester cette opération.  ‘’Il ne faut pas confondre l’essentiel à l’accessoire. Le plus important, c’est de mettre chaque chose à sa place, c’est tout simplement ce qu’a fait le Président‘’.

Pourtant, là où le bas blesse c’est que plusieurs reconnaissent en cette vérité de contre-signature, sa nature légale. Par conséquent,  le Président de la République est indexé d’avoir violé la Constitution. Plusieurs politiques de la majorité, du clan FCC, comme ceux de l’opposition, s’en sont servi pour interpeller le Chef de l’Etat qui commettait là, selon eux, à la lumière de la loi, une grave infraction.

La part de vérité

A ces allégations, Placide Yoko a argumenté que ‘’Oui, ceux qui revendiquent n’ont pas totalement tort, dans la mesure où il existe en droit le vice de fond et le vice de forme. De ce point de vue, il s’avère que Félix Tshisekedi a réellement commis une faute, un vice de forme. Ce dernier peut être rectifié alors que le premier demeure‘’. Les présidents qui ont précédé Tshisekedi Fils l’on autant fait, souligne-t-il.

Ce faisant, il a également interpellé ceux qui discutent encore sur le «sexe des anges» et qui font de ces Ordonnances un problème global au point d’en arriver à contusionner le Chef de l’Etat. Cet homme de droit a, par conséquent, appelé tous les citoyens à un minimum de retenu à l’égard du garant de la nation. ‘’Quelle que soit l’importance qu’on attache à ce genre de procédure, on ne peut pas manquer de respect au Chef de l’Etat, ni banaliser sa fonction car, le banaliser revient à banaliser tout un peuple‘’, a-t-il souligné, précisant que l’acte du Chef est secondaire étant donné qu’il n’affecte que la forme et peut, par conséquent, être rectifié. Mais le fond, c’est- à -dire les nominations, ne peuvent être révoquées pour autant, fait-il mention.

La Pros.