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CENI-RDC : Christophe Lutundula pour un autre modèle de la Centrale électorale

CENI-RDC : Christophe Lutundula pour un autre modèle de la Centrale électorale

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L’un des rédacteurs de l’actuelle Constitution de la République Démocratique du Congo, cadre des plateformes ‘’Ensemble pour le Changement’’ et Lamuka, Christophe Lutundula a profité de l’expiration du mandat des membres de la Commission électorale nationale indépendante, CENI-RDC, pour délier sa langue, en demandant particulièrement au Gouvernement, à l’Assemblée nationale, au Sénat de procéder aux ajustements pour des réformes structurelles fondamentales. Se confiant à la Radio TOP Congo FM, le vendredi 21 juin 2019, ce cadre de l’Ensemble pour le Changement, a indiqué qu’il faut, nécessairement, un autre modèle de la CENI en RD. Congo.

Le Président de la CENI, Corneille Nangaa et ses acolytes sont déjà devant la porte de sortie, après avoir conduit la RD. Congo aux élections du 30 décembre 2018 qui, d’ailleurs, ont fait l’objet de beaucoup de contestations, surtout lors de la publication des résultats des scrutins donnant pour gagnant à la présidentielle, Félix Tshisekedi Tshilombo. De ce fait, Christophe Lutundula, l’un des ténors de Lamuka, Député national de son état, a estimé que l’organe délibérant qui organise les élections, depuis 2006, n’a jamais bien rendu son service à la nation. A l’en croire, il s’agit bien d’un choix qui n’a jamais été judicieux en termes de profil et modèle des personnes à la tête de cet appareil électoral. « On ne rend service à personne si nous nous mettons précipitamment à reproduire le même modèle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui n’a pas donné les résultats escomptés aux élections du 30 décembre dernier», a-t-il déclaré. Constatant ainsi que le pouvoir organisateur des élections constitue un facteur des frustrations et des tensions politiques, il a formulé sa demande au gouvernement, particulièrement à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour procéder aux ajustements des réformes structurelles fondamentales. Par ailleurs, il reste convaincu que cela va permettre à la CENI, de travailler sur base de sa mission originelle telle qu’on l’a conçue depuis la Conférence nationale souveraine.

Consensus oblige 

Pour Lutundula, il est à ses yeux, important, que le futur Président de la CENI provienne de la société civile et qu’il soit choisit par un consensus obtenu de toutes les parties prenantes. «J’estime qu’il faut mettre fin à la désignation des gens qui viennent des partis politiques. Que le nouveau Président, tout en étant présenté par une composante en l’occurrence la société civile, devrait être un président ayant obtenu le consensus de toutes les parties prenantes sur le sujet», a proposé Christophe Lutundula. A l’en croire, les membres de la CENI étant officiellement fin mandat, c’est l’Assemblée nationale qui doit donner le tempo et appeler les anciens membres du bureau à déposer le rapport qui est exigé en la matière sur base de l’article 53 de la loi organique.

Révision constitutionnelle

Dans son intervention, il a laissé entendre que la situation actuelle nécessiterait même la révision de certaines dispositions de la constitution. «Si on doit aborder la révision de la constitution à mon avis, ce que j’ai toujours proposé, in tempore non suspecto, en temps normal non suspect, il faut mettre en place un comité que je l’appelle « scientifique d’évaluation de la mise en application de la constitution » ; en préservant les fondamentaux. Notamment, le mandat du président, la décentralisation, si vous voulez les libertés. Tout ça, pour que ce comité in fine nous dise on a appliqué la constitution plus de dix ans, ça il faut rectifier, ça il faut faire ça ».

Christian Okende

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