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Arrêt du projet Pont route-rail : Félix Tshisekedi saisi à travers une pétition

Arrêt du projet Pont route-rail : Félix Tshisekedi saisi à travers une pétition

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‘‘L’annonce, pour août 2020, du début des travaux de réalisation du projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville sur le fleuve Congo faite par le Président de la Banque Africaine de Développement ‘’BAD’’ et relayée par les médias audio-visuels et la presse écrite, a provoqué, au Kongo central et en particulier dans les villes portuaires de Muanda/Banana, de Boma et de Matadi, un tôlé général et une levée de boucliers contre le susdit projet d’infrastructure’’.

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

L’annonce, pour août 2020, du début des travaux de réalisation du projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville sur le fleuve Congo faite par le Président de la Banque Africaine de Développement ‘’BAD’’ et relayée par les médias audio-visuels et la presse écrite, a provoqué, au Kongo central et en particulier dans les villes portuaires de Muanda/Banana, de Boma et de Matadi, un tôlé général et une levée de boucliers contre le susdit projet d’infrastructure.

Initié sous prétexte de promouvoir l’intégration régionale en Afrique centrale, ce projet décrié et vomi par une grande frange des patriotes et Nationalistes RD Congolais s’avère être en réalité un maillon crucial et vital d’une chaine multimodale d’infrastructures de voies de communication portuaires, routières et ferroviaires totalement extravertie pour la RDC et relevant d’un sournois et pernicieux plan machiavélique et cannibale concocté par des nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs mercantilistes néocolonialistes ou néolibéraux du capitalisme mondialisé, leurs mercenaires ainsi que leurs marionnettes ou vassaux africains et congolais de deux bords du Fleuve Congo aux fins de maximalisation de leurs profits et d’accumulation accélérée de leurs capitaux financiers.

A cet effet, ce plan machiavélique et cannibale vise à mettre astucieusement la main basse sur l’immense potentiel des trafics commerciaux et miniers de la RDC, en tant que vaste marché d’importation et de consommation des marchandises d’origine  étrangère et vaste marché de production et d’exportation d’immenses et divers minerais , et à dévier au détourner les gros de ces trafics commerciaux et miniers au profit du Pointe-Noire en cours de modernisation-extension et censé devenir la plaque tournante maritime en Afrique centrale, et ce, au détriment des infrastructures de voies de communication portuaires, routières et ferroviaires nationales, infrastructures d’utilité publique indispensables tant pour le développement autocentré et durable de la RDC que pour sa souveraineté, sa sécurité , son intégralité territoriale  et cohésion sociale, son désenclavement, son indépendance économique et son intégration en tant que, de par sa superficie, un sous-continent en Afrique centrale.

Subsidiairement à l’opposition formelle à la construction de ce pont route-rail entre Kinshasa  et Brazzaville de nature à ruiner l’économie de la province du Kongo central faite en 2008, par le collectif des Députés nationaux et des sénateurs de cette Province, auprès respectivement du Ministre du Plan, du Premier ministre, chef de l’Etat , et face à ces nouvelles réactions populaires contre qui risquent, si l’on n’y prend garde, de s’amplifier, de dégénérer et d’exploser en une véritable bombe sociale ou révolution populaire, nous nous devons, en vertu des prescrits des articles 2, 63 Alinéa  1er et 67 de la Constitution et par devoir patriotique de défendre l’intégralité territoriale, la sécurité, la souveraineté et l’indépendance économique de notre pays , et de promouvoir et consolider l’intégration et la cohésion sociale nationales, de Vous adresser, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, en tant que Garant de la Nation et fidèle serviteur du peuple, la présente pétition contre la réalisation du projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au Port maritime de Pointe-Noire (République du Congo), sans la construction préalable du port en eaux profondes de Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa.

Pour des raison ultimes de défense et de sauvegarde des intérêts Socio-économiques, sécuritaires et géostratégiques majeurs de notre pays liés tant à son intégrité territoriale et à sa souveraineté qu’à son intégration, son développement endogène et durable et son indépendance économique, et sous peine d’hypothéquer l’avenir de notre Nation sous l’emprise de la domination maritime et Politico-économique du Congo-Brazzaville ainsi que de la toute puissance économico-financière des nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs mercantilistes néocolonialiste ou néolibéraux du capitalisme mondialisé sans visage humain ainsi que de leurs mercenaires et de leurs marionnettes et vassaux africains et congolais, il n’est point indiqué à la RDC de s’engager, en alourdissant de surcroit son endettement extérieur, à la réalisation de ce projet soi-disant d’intégration régionale, mais qui est en soi, de par ses effets si néfastes et pernicieux ci-après, non prioritaire, totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère pour la RDC en général et en particulier pour la Province du Kongo central.

  1. Projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au Port maritime de Pointe-Noire : Projet non prioritaire et totalement extraverti pour la RDC par rapport au projet national de port en eaux profondes de Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa

1.1. En réponse au Mémorandum lui transmis en 2008 par la Dynamique Parlementaire Kongo, lors des audiences accordées aux Députés nationaux et sénateurs regroupés par province dans le cadre de ses consultations d’usage, le Président de la République, Chef de l’Etat a, dans sa lettre du 18 décembre 2008 adressée au Président de l’Assemblée nationale, pris acte, parmi les trois (3) préoccupations majeures d’ordre économique et social retenues pour le Kongo central (Bas-Congo), de  l’opposition formelle des Elus de cette province à la construction d’un pont  route-rail entre Kinshasa et Brazzaville qui ruinerait l’économie de la province et réaffirmé, comme piste de solution, que ce projet n’est pas une priorité pour le Gouvernement.

1.2. Au regard des enjeux socio-économiques, politico-sécuritaires et géostratégiques, la RDC se doit d’accorder à tout prix une priorité absolue à la réalisation du grand projet intégrateur du Port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo, en tant que répondant portuaire et ferroviaire efficace et performant devant :

  1. i) Recréer un environnement d’accueil et de transport maritime, portuaire, routier et ferroviaire plus attrayant pour faire face tant aux contraintes nautiques actuelles de deux ports maritimes congolais (de Boma et de Matadi) saturés faute d’infrastructures adéquates et qui sont devenus un goulot d’étranglement pour le développement économique de la RDC, qu’à la quasi-faillite de nos sociétés nationales de gestion des ports et des voies ferrées (SCPT et SNCC), contraintes et quasi-banque-route desdites sociétés ayant favorisé la déviation des navires de haute mer vers les ports maritimes des pays voisins comme Luanda et Lobito en Angola et Pointe-Noire au Congo-Brazzaville ;
  2. ii) Garantir la sécurité, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, favoriser la création des zones franches industrielles capables de consommer le potentiel énergétique du Barrage Grand Inga, et promouvoir et consolider l’intégration, le développement endogène et durable ainsi que l’indépendance économique de notre pays, et

iii) Conforter ou consolider la position géographique de la RDC en tant que grand pays situé à cheval de l’Afrique centrale, de l’Afrique orientale et de l’Afrique australe et devant être, avec le Grand barrage d’Inga et ses réseaux d’autoroute de transport de l’électricité connectés aux différents réseaux  électriques  étrangers, le poumon économique pour le développement durable de l’Afrique.

1.3. Pour des raisons d’impératifs économiques, sécuritaires et géographiques, il est plus que temps, plus qu’impérieux et plus qu’urgent pour la RDC de relancer, aux fins de la construction du Pont en eaux profondes de Banana, et ce, après sa revisitation, l’accord de partenariat public-privé signé le 23 mars 2018 entre le Gouvernement congolais et la société Dubaï Port World des Emirats Arabes Unis et portant sur un cout global de près d’un milliard de dollars américain.

1.4. Par rapport à ce projet national de port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, le projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au Port maritime de Pointe-Noire est de surcroit, tout en n’étant point prioritaire pour la RDC, totalement extraverti avec bien d’autres effets très pervers et pernicieux pour la RDC.

  1. Projet De Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au Port maritime de Pointe-Noire : Projet fort concurrentiel aux Ports congolais de Boma et de Matadi ainsi qu’au projet de port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi-Kinshasa

2.1. Dans la bande côtière de l’océan Atlantique les ports maritimes congolais de Boma et de Matadi, ports du reste saturés et tombés en quasi-faillite avec la quasi-banque-route de la SCPT  et la concurrence déloyale actuelle d’un point maritime privé situé en aval du port public de Matadi, font de tous les temps l’objet d’une compétition inégale avec les ports maritimes étrangers de Douala/Cameroun, de Kribi /Gabon, de Pointe-Noire/Congo-Brazzaville, et Luanda et Lobito/Angola ainsi que d’une concurrence des corridors émergents sur le flanc Nord-Est de la RDC via Bangui, Sud-Est via Luanda-Tshikapa-Kananga et Luanda-Kisangani via Uigi  et Makela Do Zongo, et Sud-ouest via Luanda-Noki-Matadi.

2.2. Concernant les infrastructures des voies de transport et de communication, la plupart des pays côtiers voisins et/ou partenaires  de la RDC ont, aux fins soit de sauvegarder leur souveraineté nationale, de promouvoir leur développement socio-économique et consolider leur indépendance économique, soit de promouvoir l’intégration économique régionale, lancé de leur propre initiative ou en partenariat à travers des projets communs d’intégration économiques que régionale, des vastes plans et programmes de modernisation et/ou d’extension de leurs ports maritimes et de leurs pendants routiers et ferroviaires.

A ce titre, l’Afrique du sud voit grand avec port de Durban, le port le plus actif d’Afrique, par la mise en exécution, selon les Responsables de Transnet National Port Authority (société publique), d’un plan d’action pour son réaménagement, son rééquipement par l’installation de nouvelles grues et le renforcement de sa capacité d’accueil de plus grands navires par l’approfondissement de ses bassins, et ce , à concurrence de prés de deux (2) milliards de dollars américains pour les couts estimés des premiers travaux, d’une part par le lancement prochain, sous forme de BOT (concession donnée à un opérateur privé de financer les travaux, d’exploiter le nouvel équipement pendant un certain temps avant de le rétrocéder à la puissance publique ), des travaux de construction d’un nouveau port maritime destiné essentiellement aux conteneurs, avec une capacité d’environ 10 millions d’EVP (Equivalents vingt Pieds ), projet de port estimé de sept(7) milliards de dollars américains et devant être connecté à l’hinterland de l’Afrique du sud (arrière-pays), par des voies d’accès modernisées, notamment ferroviaires à Johannesburg pour prés de cinquante (50) milliards de dollars américains pour ce corridor.

Pour revitaliser son port en eaux profondes de Lobito, comme port maritime d’accès sur la cote Atlantique à la RDC, à la Zimbabwe en général, et en particulier et en particulier comme terminal pour les minerais du Katanga (RDC), l’Angola a lancé, dans le cadre d’un vaste plan de réhabilitation et de réaménagement de ses infrastructure portuaires et ferroviaires, des travaux de modernisation du port de Lobito en 2008 et du chemin de fer Benguela dont la réouverture à eu lieu en 2014 après des années de guerre civile grâce à des investissements chinois de prés de deux (2) milliards de dollars américains.

Ce port maritime de Lobito est considéré dans le cadre de l’intégration régionale comme un patrimoine à la fois de la communauté des Etats de l’Afrique Australe et fait partie de l’accord tripartite COMESA-CEEAC-SADC.

Par contre, le République du Congo est train de réaliser, avec le Groupe français  BOLLORE, de vastes travaux de modernisation-extension de son port maritime de Pointe-Noire, et de réhabilitation-modernisation de son chemin de fer Pointe-Noire-Brazzaville, pour faire dudit port la plaque tournante maritime de l’Afrique centrale, devant être connectée, par le biais du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville au port fluvial d’Ilebo en RDC ,et ce, sous prétexte d’intégration régionale, mais en réalité avec des sournoises visées machiavéliques, mercantilistes et cannibales de mettre la main basse sur l’immense potentiel des trafics commerciaux et miniers de la RDC convoité par les nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes  néocolonialistes ou néo-libéraux, leurs ?  Mercenaires ? Et leurs ? Marionnettes ? Ou ? Vassaux ? Africains et congolais aux fins de maximalisation de leurs profits et d’accumulation accélérée de leurs capitaux financiers.

Loin d’être intégrateur, le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au port maritime de Pointe-Noire et au port fluvial d’Ilebo (en RDC) se révèle être, s’il est réalisé, sans la construction préalable du pont  en eaux profondes de Banana couplé avec être le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, le projet le plus concurrentiel aux voies de communication portuaires, routières et ferroviaires  de la RDC, car étant de nature à exacerber encore davantage la concurrence maritime actuelle prévalant entre le ports maritime de Pointe-Noire et à dévier ou détourner purement et simplement Lesgros    des trafics commerciaux et miniers de la RDC vers le susdit port maritime étranger

2.3. A l’instar de vastes et ambitieux plans et programmes de modernisation-extension de ces différents ports maritimes et de leurs pendants routières et ferroviaires initiés et mis progressivement en œuvre par ses voisins et/ou partenaires, le Grand Congo se doit de toute urgence de se doter absolument des répondants portuaires, routiers et ferroviaires modernes, efficaces et performants devant lui permettre de rester compétitif, de faire face à ce ces diverses concurrences maritimes et de ne pas être la ?  Vache laitière financière ? Des susdits ports maritimes étrangers concurrents.

A cet effet, effet, la RDC doit fluter ses armes pour réaliser sans délai le projet national de port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, au lieu de s’engager à la réalisation d’un projet totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire et/ou mortifère et devant de surcroit entrainer à sa charge un alourdissement de son endettement extérieur par des emprunts à contracter à son financement .

III. Projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au port maritime de Pointe-Noire et au port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa : un projet très suicidaire et/ou mortifère pour la RDC et la province du Kongo central en particulier. 

Tout en étant fort concurrentiel pour les ports maritimes actuels de la RDC (Boma et Matadi) et pour le projet de port en deux profondes de banana-Ilebo, le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville connecté au Port maritime de Pointe-Noire et au Port fluvial d’Ilebo , sans la réalisation préalable du Port en eaux profondes de Banana et de son pendant ferroviaire Banana-Ilebo, se relevé être très suicidaire et/ou mortifère pour la RDC en général et en particulier pour la province du Kongo central, ce , de par le déséquilibre très criant entre les avantages comparatifs dudit projet de Ponte route-rail pour la République du Congo et pour la RDC et de par ses nombreux effets très néfastes et par pernicieux pour la RDC en termes d’atteintes graves tant à la Souveraineté, la sécurité, l’intégrité territoriale, l’intégration nationale, aux perspectives de développement socio-économique et à l’indépendance économique de notre pays qu’à la rentabilité et survie des infrastructures nationales de voies de communication portuaires, routières et ferroviaires du sud-ouest et de divers services connexes ainsi qu’à la prospérité de l’économie nationale et de l’économie de la province du Kongo central.

3.1. Déséquilibre très criant entre les avantages comparatifs du projet de Pont route-rail Kinshasa et Brazzaville et pour le Congo-Brazzaville et pour la RDC et de nombreux effets très néfaste et pernicieux pour la RDC et le Kongo central

Au regard du tableau comparatif des avantages et des inconvénients de ce projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, retracé par notre étude sur ledit projet, il est bel et bien établi que la construction de ce Pont route-rail sans la réalisation préalable du Port en eaux profondes de Banana et de son pendant ferroviaire Banana-Ilebo générera plus d’avantages que d’inconvénients pour le Congo-Brazzaville que pour la RDC.

En effet, si sa réalisation va, avec la main mise et la déviation ou le détournement, par le  Port maritime de Pointe-Noire, de gros des trafics commerciaux et miniers de la RDC, permettre au Congo-Brazzaville de faire du susdit port la plaque tournante maritime de l’Afrique centrale, elle portera néanmoins un coup fatal aux intérêts majeurs de la RDC, par ses atteintes graves tant à la souveraineté, à la sécurité et à l’intégrité territoriale de la RDC qu’à son désenclavement, à partir de son accès à l’océan Atlantique, son intégration,  son développement endogène et durable, et à son indépendance économique, et ce, de par ses effets très pervers et pernicieux en termes notamment de :

  1. a) Exacerbation du sous-développement et de la misère noire chronique et de son cercle pernicieux (maladies, pauvreté extrême, sous-production, sous-alimentation, ou malnutrition chroniques), avec la désintégration, la quasi-paralysie et/ou l’effondrement programmé du réseau national des voies de communications portuaires, routières, et ferroviaires du Sud-ouest de la RDC et divers services connexes, avec la ? mort économique ? programmée de la Province portuaire de Kongo central et avec la perte certaine pour la RDC de tant d’opportunités d’investissements porteurs de ferments de développement endogène et durable, de nature à sortir le pays du sous développement et à concourir au recul de la pauvreté extrême actuelle de la grande majorité des congolais, et ce, grâce au corridor de développement et d’intégration nationale que devrait créer, avec le Port en eaux profondes de Banana, la liaison routière et ferroviaire indo-atlantique Banana-Mombasa-Dar-es-Salaam ;
  2. b) Désintégration territoire du Sud-ouest avec le reste du Pays et de la cohésion sociale, avec la désintégration, la quasi-paralysie et/ou l’effondrement programmés du susdit réseau national des voies de communication portuaires, routières et ferroviaires du sud-ouest, l’unique porte d’entrée et de sortie du pays par l’Océan Atlantique, et forte dépendance maritime et politico-économique de la RDC, un sous-continent d’une superficie de 2.345.410 km² avec une population de près de 81.331.000 habitants, à l’égard du Congo-Brazzaville, pays de 342.000km² avec une population d’à peine 4.852.000 habitants, et ce, avec :

(i) La non réalisation de son corridor de développement et d’intégration nationale devant aller du port en eaux profondes de Banana à l’arrière-pays et au-delà vers Mombasa-Dar-es-Salaam ;

(ii) Le détournement ou la déviation quasi-exclusive de gros des trafics commerciaux et miniers de la RDC vers le Port maritime de Pointe-Noire au détriment des ports maritimes de Matadi et de Boma, du futur Port en eaux profondes de Banana et de leurs pendants routiers et ferroviaires ;

(iii) Le manque de maitrise du contrôle douanier de gros des importations et des exportations de la RDC devant emprunter la jonction Ponte-Noire-Brazzaville qui sera entièrement sous le contrôle de la République du Congo dans l’espace CEMAC, et ce, avec des risques certains de contrebande, de fraude douanière et d’évasion des recettes douanières et accisiennes ;

(iv) Le déboursement, par les importateurs et les exportateurs de la RDC, d’importants droits de transit et des frais accessoires en devises à la République du Congo, avec des risques d’accroissement des coûts des marchandises importées ; ainsi que

(v) La désintégration programmée du Réseau maritime et commercial de la RDC sur l’Océan Atlantique et l’estuaire du Fleuve Congo du fait de l’absence de toute alternative opératoire au port de Banana-Port de Pointe-Noire via le Port route-rail Kinshasa et Brazzaville, et de la non prise en compte des acquis de la RDC dans le domaine de transport et de transit situés dans la province du Kongo central.

  1. c) Affaiblissement de la position géostratégique de la RDC en Afrique Centrale, Orientale et Australe consécutif notamment à faiblesses majeures ci-après :

(i) Manque de maitrise, par la RDC, de la jonction Pointe-Noire Brazzaville par où transiteront les gros de ses importations et de ses exportations d’armes de guerre ;

(ii) Détournement ou déviation programmée, au profit de la CEMAC sur le Port maritime de Pointe-Noire au lieu du futur Port en eaux profondes de Banana, de la liaison interocéanique indo-atlantique sur la trajectoire du Sud-est asiatique et

(iii) Absence totale, en cas de conflits armés éventuels avec la République du Congo ou de conflits internes notamment sur la jonction Pointe-Noire Brazzaville et à défaut de toute alternative opérationnelle au corridor Pointe-Noire-Brazzaville, de garanties de sécurité et de fluidité de gros des trafics des importations et des exportations de la RDC, ce qui peut entrainer la paralysie de l’économie congolaise et la famine dans le corridor Ouest (Kinshasa, Kongo central, Bandundu et Equateur) peuplé de près de 30 à 37 millions d’habitants.

A titre d’exemple, la guerre civile ayant sévi en Angola le long du Chemin de fer de Banguela par où transitaient les exportations des minerais du Katanga vers le Port de Lobito avait, à l’époque gravement affecté la prospérité économico-financière de la GECAMINES et du Congo/Zaïre.

3.2. Soumission ou dépendance totale de la RDC, de par le passage obligé sur le corridor Pointe-Noire-Brazzaville via le Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, de gros de ses trafics commerciaux et miniers, sous l’emprise de la domination maritime et politico-économique du Congo-Brazzaville et de la toute puissance économico-financière de nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes néo-colonialistes ou néolibéraux et réduction de notre pays en une colonie ou une vache laitière financière à la solde du Congo-Brazzaville ainsi que des susdits conquistadors, oligarques et prédateurs, de leurs mercenaires et de leurs marionnettes ou vassaux  africains et congolais de deux bords du fleuve Congo.

Si l’on n’y prend garde, le détournement ou la déviation programmé(e) de par le biais du Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, de gros trafics commerciaux et miniers de la RDC vers le Port maritime de Pointe-Noire, sans toute autre alternative opérationnelle nationale, se soldera à la longue, avec le monopole et la prépondérance qu’exercera ou revêtira le Port maritime de Pointe-Noire en tant que plaque tournante maritime en Afrique centrale, par une soumission ou une dépendance totale de la RDC sous l’emprise de la domination maritime et politico-économique de la République du Congo ainsi que de la toute puissance économico-financière des nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes néo-colonialistes ou néo-libéraux, qui se sont accaparés de la copropriété et de la gestion de la plupart de ports maritimes autonomes africains et de leurs pendants ferroviaires et qui sont mus essentiellement par une cupidité obsessionnelle et sans limite aux fins de maximalisation de leurs profits  et d’accumulation accélérée de leurs capitaux financiers, au détriment des exploités, opprimés ou damnés de la terre du Tiers-monde.

Comme pour les exploitations et exportations frauduleuses des minerais et du pétrole à l’Est, au Sud-est et au Sud-ouest de notre pays, la RDC risque, faute d’un leadership fort éclairé et résolu, de devenir, avec ce projet totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère, une colonie ou une vache laitière financière à la solde du Congo Brazzaville ainsi que ces nouveaux conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes néo-colonialistes ou néolibéraux exploitant la plupart de ports maritimes autonomes africains et leurs pendants ferroviaires, de leurs mercenaires et de leurs marionnettes ou vassaux africains et congolais de deux bords du fleuve Congo.

3.3. La mort, l’effondrement sans précédent, la paralysie quasi-totale et/ou la désintégration sciemment programmés, de par les effets très pervers et pernicieux de ce projet de Pont route-rail entre Kinshasa Brazzaville, du réseau national des voies de communication portuaires routières et ferroviaires du Sud-ouest de la RDC, de divers services connexes audit réseau ainsi que de l’économie nationale et de l’économie de la province du Kongo central, et l’étouffement dans l’œuf du projet de port en eaux profondes de Banana et de son pendant ferroviaire Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, en tant que colonne vertébrale vitale devant assurer et/ou garantir la souveraineté, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, la sécurité, le désenclavement, l’intégration, le développement endogène et durable, et l’indépendance économique de notre pays. Et conforter ou consolider sa position géostratégique au cheval de l’Afrique centrale, australe et orientale.

En l’absence de toute alternative opérationnelle nationale au corridor Pointe-Noire-Brazzaville-Kinshasa, et/ou de toute prise en compte des acquis du réseau national des voies de communication portuaires, routières et ferroviaires actuelles du Sud-ouest de notre pays, le détournement ou la déviation programmé(e), par le biais du Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, de gros des trafics commerciaux et miniers de la RDC vers le Port maritime de Pointe-Noire, censé devenir la plaque tournante maritime en Afrique centrale, se soldera en définitive par des effets très suicidaires et/ou mortifères ci-après de nature à porter gravement atteinte tant à la souveraineté, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, la sécurité, l’intégration nationale, au désenclavement au développement autocentré et durable, et à l’indépendance économique de la RDC qu’à sa position géostratégique au cheval de l’Afrique centrale, Australe et Orientale :

  1. i) La mort, l’effondrement sans précédent, la paralysie quasi-totale et/ou la désintégration du réseau national des voies de communication portuaires, routières et ferroviaires actuelles du Sud-est de notre pays ainsi que de divers services connexes au susdit réseau ;
  2. ii) La mort ou la ruine, l’effondrement sans précédent et/ou la désintégration de l’économie nationale et celle de la Province du Kongo centrale bâties autour de ce réseau des voies de communication portuaires, routières, et ferroviaires et sous-tendues par le susdit réseau ;

iii) L’étouffement dans l’œuf du projet de Port en eaux profondes de Banana et de ses pendants routiers et ferroviaires, devant constituer la colonne vertébrale vitale devant, comme un corridor économique attractif, assurer et/ou garantir la souveraineté, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, la sécurité,  le désenclavement, l’intégration nationale, le développement endogène et durable, et l’indépendance de la RDC, et conforter ou consolider sa position géostratégique au cheval de l’Afrique centrale, australe et orientale ;

  1. iv) La perte certaine et préjudiciable pour la RDC, de diverses opportunités d’investissements porteurs de ferments de développement endogène et durable, et de bien-être social dans l’hinterland du Port en eaux profondes de Banana, avec la création d’une zone franche industrielle pouvant consommer une bonne partie de l’énergie électrique du Grand Barrage d’Inga, et le long du corridor routier et ferroviaire Banana-Ilebo et au-delà, et ce, au profit de l’hinterland du Port maritime de Pointe-Noire-Brazzaville ;
  2. v) Le transfert, au profit du Port maritime de Pointe-Noire, de la position géostratégique maritime du Port maritime de Banana, en tant que plaque tournante maritime en Afrique centrale et australe.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

De par ses divers effets très pervers et pernicieux susvisés, et à moins d’être insensés, aveugle, complice à ces pillards et/ou traitre, quel est ce Patriote ou Nationaliste RD-Congolais qui accepterait ce projet de Pont route-rail totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère pour la RDC, sans la réalisation préalable du projet national de Port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, projet prioritaire , intégrateur, géostratégique et crucial pour assurer et/ou garantir la souveraineté, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, la sécurité, le désenclavement, l’intégration nationale, le développement autocentré et durable, et l’indépendance économique que de notre pays et pour conforter ou consolider sa position géostratégique au cheval de l’Afrique centrale, australe et orientale.

Face à la vigilance attentive et détermination ferme du Peuple Rd Congolais à défendre mordicus et tous azimuts les intérêts vitaux majeurs de la RDC gravement menacés par ce projet totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère , face aux vives réactions sociales actuelles contre ledit projet et face au risque d’amplification de dégénérescence et d’explosion imminente, si l’on n’y prend garde, de ces réactions sociales en une véritable bombe sociale ou révolution populaire de nature à perturber dangereusement l’ordre public, la sécurité et le climat des affaires et des investissements dans notre pays et dans la région de l’Afrique centrale et australe, il est vivement requis d’exhorter nos soi-disant partenaires dans ce projet ainsi que ces ? Prédateurs, pillards et traitres ? qui soutiennent le susdit projet, par cupidité obsessionnelle et sans limite de maximalisation de leurs profits et d’accumulation accélérée de leurs capitaux financiers, ou par basse duplicité, collusion ou compromission contre des rétro commissions plantureuses, à faire bien attention et à ne point attiser et faire exploser la colère ou la fureur de ce peuple des damnés congolais de la terre ayant décrié et vomi ce projet très suicidaire et/ou mortifère pour la RDC et le Kongo central en particulier.

Oui, il est vivement recommandé aux autorités de la RDC de ne point, par toute moindre décision d’autorisation de démarrage des travaux de construction de ce pont route-rail, attiser et faire exploser la colère et la fureur de ce peuple des damnés congolais de la terre déjà enragé, car étant saigné sans cesse et de plus en )plus à blanc, depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour, tant par ses gouvernements tyranniques, voraces et égoïstes que par la bande des conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes colonialistes ou néolibéraux, leurs mercenaires et leurs marionnettes ou vassaux africains ou congolais, et se trouvant plongé et vautré totalement dans la misère noire suicidaire et/ou mortifère chronique s’accroissant et s’exacerbant, d’année en année, de façon exponentielle à cause notamment de la mauvaise gouvernance de la res publica, des injustices distributives et sociales criantes, scandaleuses et révoltantes, de la fraude, pillage et bradage à vil prix des ressources nationales, de la concussion, corruption, cupidité obsessionnelle et sans limite des gouvernants et des mandataire publics, de l’enrichissement illicite, de la faillite ou la quasi-faillite de la plupart des entreprises publiques consécutive à une reforme mal conçu mal pilotée et biaisée et à une mauvaise gestion chronique, politiquement entretenu et totalement impunie, ainsi que du déficit criant, au niveau de différents échelons du pouvoir de l’Etat, de leadership fort, éclairé et résolu, et de l’impunité généralisée des prédateurs budgétivores et des criminels politico-économiques à col blanc érigée en système  de gouvernance publique.

Dès lors que ces damnés congolais de la terre perdront tout espoir face à leur misère noire, suicidaire et/ou mortifère chronique atteignant de seuil critique et à enrichissement illicite ostentatoire, scandaleux et révoltant d’une infime minorité des gouvernants prédateurs budgétivores et d’autres criminels politico-économiques à col blanc, il est fort à craindre qu’ils se lèvent et se transforment davantage en combattants, en enragés ou insurgés, en révoltés. Les opprimés ne peuvent, souligne Martin Luther King, demeurer dans l’oppression à jamais. Le moment vient toujours où ils proclament leur besoin de liberté, mais aussi leur besoin de dignité humaine et d’égales chances de vie, de développement, d’épanouissement et de bonheur. Et malheur à toi, nous prévient le prophète Isaïe, pillard qui n’a pas été pillé, traitre qui n’a pas été trahi. Quand tu auras fini de piller, tu seras pillé, quand tu auras bien trahi, tu seras trahi (Isaïe 33 :11).

En tant que Garant de la nation et Fidèle de serviteur du Peuple, il Vous incombe, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, d’arrêter d’autorité, comme l’ont fait du reste en toute lucidité, sagesse et clairvoyance les autorités Belges à l’époque coloniale et le Président MOBUTU sous son régime, cette énième tentative d’érection de ce Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, projet totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère pour la RDC, par l’opposition formelle de sa réalisation, sans la construction préalable du Port en eaux profondes de Banana couplé avec le chemin de fer Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, projet prioritaire, intégrateur, géostratégique et crucial pour assurer et/ou garantir la souveraineté, la sécurité, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, le désenclavement, l’intégration nationale, le développement endogène et durable et l’indépendance économique de notre pays ainsi que pour conforter ou consolider sa position géostratégique au cheval de l’Afrique ce pour ainsi relever le grand défi majeur de doter la RDC, à partir de l’Océan Atlantique, d’un réseau national des voies de communication portuaires, routières, et ferroviaires efficace et performant attractif, intégrateur et porteur des ferments de développement endogène et durable, et d’indépendance économique, daignez bien, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, faire preuve de grandeur et de leadership fort, éclairé et résolu pour opérer le choix judicieux et non compromettant d’être, selon le Général De Gaule, un homme de grandes tempêtes défendant à tout prix les intérêts vitaux majeurs de notre pays, et non un homme de basse combinaison les sacrifiant sur l’autel du gain au profit de ces conquistadors, oligarques ou prédateurs capitalistes néocolonialistes ou néolibéraux, de leurs mercenaires, et de leurs marionnettes ou vassaux africains  et congolais contre de sales rétro commissions plantureuses. La véritable grandeur d’un homme d’Etat ne se mesure pas d’après Martin Luther King, à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis… Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants mais l’indifférence ou l’inaction des bons.

Par ailleurs, en vertu des prescrit des articles 56, 63, et 67 de la Constitution, il sied, pour mettre définitivement un terme aux divers es basses duplicités, collusions et compromissions émaillant le dossier de ce projet de Pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, d’initier ou de faire initier sans délai des enquêtes et des poursuites judiciaires, pour haute trahison, à charge de toutes les autorités nationales ou provinciales ayant entériné, par leur signature, leur autorisation ou de ratification, leur approbation ou tout accord, convention ou arrangement relatif à ce projet totalement extraverti, fort concurrentiel et très suicidaire ou mortifère pour la RDC et qui est de ,nature à priver la nation et le peuple RD Congolais de leurs propres moyens d’existence tirés de l’exploitation, de par le Port en eaux profondes de Banana et de son pendant ferroviaire Banana-Ilebo via Matadi et Kinshasa, des potentialités maritimes, portuaires et ferroviaires de la RDC et à menacer gravement la souveraineté, l’intégrité territoriale et la cohésion sociale, la sécurité, l’intégration nationale, le développement endogène et durable ainsi que l’indépendance économique de notre pays.

Pour votre édification, nous vous prions de trouver ci-joint photocopies de la lettre de réaction du Président de la République datée du 10 décembre 2008 faisant suite au mémorandum des Députés nationaux du Kongo Central portant notamment sur ce projet, et de notre étude sur ledit projet.

Daignez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, l’expression de nos hommages les plus déférents.

Le Patriote Défenseurs de la Nation

Joseph Ngoma di Nzau Matona

Conseiller Juridique Honoraire du Chef de l’Etat et Député national élu honoraire.