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Ituri : la Monusco renforce les dispositifs sécuritaires

Ituri : la Monusco renforce les dispositifs sécuritaires

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La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri, dans l’Est de la République Démocratique du Congo demeure encore préoccupante. C’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue, le mercredi 26 juin 2019, à Kinshasa au quartier général de la MONUSCO. Selon le lieutenant-colonel Claude Raoul Djehoungo, porte-parole militaire de la MONUSCO, la sécurité dans les territoires de Djugu, Mahagi, Bunia et dans les environs de la Province de l’Ituri, est leur préoccupation et la plus grande priorité de l’heure, vu la persistance de la violence dans cette partie Est du pays. Sur ce, les troupes de la Monusco disent avoir renforcé les dispositifs militaire et sécuritaire pour faire face à ces atrocités visiblement pérennes à l’Est du Congo Kinshasa. En outre, la porte-parole de la MONUSCO, Mme  Florence Marshall a dû parvenir le message du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, sur les mesures à prendre pour lutter contre les discours de haine qui embrasent le monde d’aujourd’hui.

Situation militaire                                                                    

« Notre priorité est la province de l’Ituri où la situation sécuritaire est fragile dans les territoires de Djugu, Mahagi, Bunia et environs en raison de la violence qui continue de meurtrir les populations. Un renforcement de dispositif de la force de la MONUSCO est mis en place pour assurer la protection de la population par une présence préventive et dissuasive, de faciliter l’accès à l’aide aux personnes déplacées internes qui, en ce moment en ont grand besoin et enfin, d’être aux côtés des FARDC qui combattent les acteurs de violence », dixit Claude Raoul Djehoungo, rendant compte de la riposte de la force Onusienne à l’Est de la RD. Congo contre les violences occasionnées par des groupes armés. D’après le Porte-parole militaire de la MONUSCO, cette dernière est résolue à tout mettre en œuvre pour appuyer les autorités civiles et militaires dans leur engagement à ramener la paix et la stabilité dans cette région.

Non aux discours de haine

Le secrétaire général de l’ONU fait remarquer que les discours de haine embrasent le monde. Au-delà des attaques horribles qu’ont subies des groupes religieux dans le monde, il est déplorable, a-t-il regretté, qu’une rhétorique de plus en plus odieuse soit dirigée non seulement contre ces groupes armés, mais aussi  contre certaines minorités, certains migrants, des réfugiés, contre des femmes, et de façon plus générale, contre celle ou celui qu’on appelle « l’autre ». Plus encore, les médias sociaux sont exploités pour véhiculer le sectarisme, constate t-il. Et d’ajouter : « les discours incendiaires sont devenus des armes au service d’intérêts politiques. La haine est descendue sur la place publique, faisant planer une ombre menaçante sur notre humanité commune ».

Il faut vite agir

Au regard de tout cela, le Secrétaire général de l’ONU  a fermement conseillé l’intensification des actions communes pour éradiquer l’antisémitisme, l’islamophobie, la persécution des chrétiens, ainsi que toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’intolérance qui accompagnent ces antivaleurs. Pour ce faire, il dit compter sur le rôle patent des pouvoirs publics, de la société civile, du secteur privé et des médias, tous en oubliant pas que les dirigeants et dirigeantes politiques et religieux portent une responsabilité particulière pour ce qui est de promouvoir la coexistence pacifique », tranche-t-il.

Grâce Kabedi