Pas un pas sans la prospérité.
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La RDC encore à la croisée des chemins

La RDC encore à la croisée des chemins

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Oui, la République Démocratique du Congo, notre pays, se retrouve une fois de plus à la croisée des chemins.

Ainsi, l’histoire retiendra que depuis la mise en place des institutions de la troisième République, notre pays traverse des rudes épreuves de lutte entre deux  lignes politiques qui se sont avérées aigues et complexes. Le problème au cœur de cette lutte est le suivant : exercer la dictature prolétarienne ou maintenir la dictature bourgeoise fasciste, travailler pour faire de la RDC un puissant pays, prospère et moderne ou le ramener à l’état semi colonial. C’est donc autour de ce problème clé que se déroule entre les forces progressistes et la pseudo-opposition politique, une lutte d’envergure toujours recommencée.

Il se fait présentement que depuis la promulgation par la CENI des résultats des scrutins des élections, fruit de l’alternance démocratique, lesquelles ont hissé Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO à la Magistrature Suprême de la Nation Congolaise, les ennemis de notre peuple et apparentés s’ingénient à mettre en œuvre une politique de blocage à travers des manœuvres dilatoires voire de diversion permissives à coup de forces destinées à mettre un terme au processus démocratique en cours dans notre pays pour ainsi obstruer l’instauration d’une nouvelle dynamique qui doit implicitement marquer un tournant décisif au sein de la classe politique.

De connivence avec leurs mentors, quelques politiciens en mal de positionnement se livrent avec fureur redoublée à des activités d’obstruction et de sape pour s’emparer du pouvoir d’Etat. Ils s’efforcent de préparer une opinion favorable à leur prise du pouvoir. Fort heureusement que notre peuple n’est plus dupe du tout. Il faut être frappé de cécité politique pour ne pas voir la formidable capacité que développe un peuple décidé à faire sauter les verrous  et les hypothèques posés consciemment sur le chemin de sa marche vers la conquête de son rôle d’acteur de l’histoire.

La conséquence logique des faits est que malgré l’opinion distillée par certains candidats malheureux et leurs partisans sur les élections, une bonne frange de notre peuple enhardie par le long et âpre combat que l’UDPS a mené à ses côtés sous la houlette de son leader charismatique le feu Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, paix à son âme, pour le triomphe des idéaux libérateurs en vue de l’essor du pays et du bien-être social de sa population terrassée, il y a de cela des lustres par une misère accrue, a pu déceler en la personne de son fils Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO à travers sa politique d’approche pour une gestion inclusive et participative des affaires d’Etat, le signal fort qui, à coup sûr, peut remettre le pays sur le rails et le conduire certes vers son éclosion.

De part cette évidence vivement manifestée, c’est ici l’occasion pour le Président de la République de montrer ses capacités à mieux faire, de diriger le pays selon les principes de bonne gouvernance où ne sera plus toléré les incorrections érigées en système de gestion, où ne sera pas non plus mise en proéminence la notion surannée de partage de gâteau, où s’accommodent des déficits qui s’accumulent au cours des années  et que l’on entretient en concédant voire en favorisant l’émergence des charges des structures injustifiées, où importe peu l’état de dégradation de l’outil de production.

Dès lors, il sera question pour la coalition « FCC-CACH » de ne pas baisser la garde et de ne pas non plus verser dans des polémiques séditieuses mais plutôt de concocter des stratégies d’arrière-garde au travers lesquelles des performances devront être régulièrement opérées tant sur le plan organisationnel que sur le plan d’efficacité. Cela signifie concrètement que les tenants de cette coalition sont invités non seulement à s’assurer de la qualité des performances à réaliser sur le plan politique, mais aussi de la pertinence dans la lutte à mener pour la conservation du pouvoir d’Etat.

Ce qui est espéré éventuellement, c’est le fait par le Président de la République et chef de l’Etat d’établir des passerelles entre les élites que compte ce pays, car avec la complexité qui caractérise les enjeux en vue, il est impératif de dépasser les cloisonnements et de créer des cadres de concertation où viendraient s’épanouir les idées des uns et des autres quelle que soit la sphère d’appartenance politique.

A l’effet de cet état des choses, il importe de convenir avec nous qu’ensemble et unis comme un seul homme autour d’un idéal commun qui n’est autre que l’édification d’un pays qui se hisse au diapason des évènements de l’heure, un pays capable de s’insérer dans les acarnes de la mondialisation. Faire trêve des discours et dire oui aux actions concrètes et résultats positifs pour relever  tous les défis de demain, entre autres : la poursuite de l’œuvre grandiose de l’édification des infrastructures modernes qui feront à jamais la fierté de la République.

C’est donc en conjuguant les efforts et en transcendant les querelles stériles et luttes d’intérêts que nous parviendrons tous, autant que nous sommes, à relayer,  à supporter et à consolider les initiatives porteuses des germes de développement pour ainsi asseoir les conditions d’une prospérité pérenne.

Le choix du Premier Ministre nommé ayant apparemment mis toutes les tendances d’accord, bien qu’ayant suscité maintes contestations du fait de son passé administratif qui serait entaché de certains impairs, il serait plus que circonspect pour  lui de pouvoir mettre en évidence la technocratie et la pureté politique (non applicable dans la forfaiture) comme critères prédominants dans le choix des personnes devant faire corps du prochain Gouvernement à mettre en place.

Quant au Président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, la population attend de lui la démonstration, preuve de la confiance placée en sa personne. De s’abstenir au chapelet de bonnes intentions des soi-disant amis de la RDC, pourvoyeurs de l’aide publique de développement qui ne profite qu’à eux-seuls et qui, à coup sûr, aident la population du pays préteur de devenir de plus en plus misérabiliste.

Notre pays est plein de promesses. D’aucuns de par le monde savent que le peuple congolais est un grand qui sommeille. Le jour où il se réveillera, sa position centrale en Afrique et ses énormes potentialités feront tourner les turbines libératrices des peuples d’Afrique. C’est précisément ce que les ennemis de notre liberté ne veulent pas. Pourtant, ce réveil a déjà commencé.

Que tout notre peuple conjugue ses efforts pour surplomber les difficultés qui jonchent son parcours, triompher de l’ennemi et faire de la RDC un grand Etat puissant et moderne telle est l’entreprise grandiose pour laquelle tout congolais doit lutter sa vie durant. Cette entreprise nous saurons la faire triompher.

Camarade Mariano SASSY KANDA

Analyste politique