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Pollution de l’environnement médiatique : Achille Mutombo-Cyaji interpelle le CSAC !

Pollution de l’environnement médiatique : Achille Mutombo-Cyaji interpelle le CSAC !

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*Le Conseiller Politique de Félix Tshisekedi s’insurge contre ce qu’il appelle ‘’ dérives déontologiques et éthiques qui, à son avis, font tâche d’huile. Il croit  ainsi se faire entendre au niveau de l’institution de régulation des médias pour qu’elle fasse son travail. Il le dit, lui-même, dans la lettre, ci-dessous.

Au Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la communication : ces dérives déontologiques et éthiques qui font tâche…

C.I : OMEC, Unpc, Jed, OLPA, Médias Sans Frontières…

Chers Membres du Csac,

Par la présente, je m’adresse à votre autorité pour vous interpeller, en tant que régulateur, sur la pollution de l’espace médiatique du fait du comportement des médias d’une certaine tendance, qui semblent avoir découvert depuis peu une nouvelle et curieuse façon de traiter l’information. Un traitement qui privilégie l’insulte, l’incorrection, l’appel intentionnel et quotidien à l’insurrection dans des émissions politiques aux allures de perversion.

En effet :

  1. Depuis l’avènement de son Excellence F. Tshisekedi à la tête de la Rd Congo, l’espace médiatique est totalement libéré. Mais ce qui devait passer pour une évolution positive se transforme chaque jour en dérive du fait des pratiques de certains moutons noirs. Ces derniers n’ont d’autre objectif que d’avilir votre noble profession, oubliant que celle-ci a pour mission essentielle d’informer, de distraire mais aussi et surtout d’éduquer dans un contexte où la culture politique reste à conquérir. En effet, au nom de la liberté d’expression, plusieurs médias (pas tous heureusement), dont on peut penser qu’ils répondent idéologiquement d’une constellation politique bien identifiée, prônant la politique de la terre brûlée, se livrent par le biais de leurs invités et co-débatteurs à des attaques personnelles et gratuites – particulièrement sans preuves – aux  autorités notamment,  le Chef de l’Etat.

Ces médias et leurs invités ne prennent ni la mesure de ce qu’était la liberté d’expression il n’y a guère longtemps dans notre pays, ni des risques qu’il y a de voir la déstabilisation des institutions déboucher sur un terrible retour en arrière préjudiciable pour nous tous.

  1. Ce qui est étonnant et partant répréhensible, ce n’est pas seulement la tolérance complice affichée par les journalistes et animateurs qui semblent tirer de cette dérive une jouissance suspecte face à la délinquance communicative de leurs invités. Mais c’est aussi et surtout le fait que les premiers comme les seconds ne se fixent aucune limite – je ne dis pas censure – quand les uns comme les autres, comme des boutefeux, se réjouissent de mettre allégrement de l’huile sur le feu. Un peu comme si le fait d’être permissif était synonyme de talent là où la maîtrise des dossiers, la discipline et l’ordre sur le plateau et tout au long  des débats soumis à des règles précises avec des invités polis, cultivés, cohérents et triés sur le volet pouvait séduire.
  2. Aussi curieux que cela puisse paraître, ces dérives se multiplient depuis quelque temps dans une incroyable indifférence de la régulation tant légale (CSAC) que professionnelle (OMEC, UNPC) mais aussi des ONG de défense et de promotion de la liberté de la presse, comme si tout le monde avait choisi de démissionner pour des raisons difficiles à comprendre. On semble attendre ainsi le jour où les personnes lésées vont réagir et exercer leurs propres droits, pour appeler à des marches, condamner des atteintes supposées à la liberté là où les insultes, la médisance, la diffamation, l’atteinte à la sphère privée et la méchanceté gratuite n’émeuvent personne jusque-là.

4.Je pense à mon humble avis que ce n’est pas en laissant proliférer les dérives que la presse va mobiliser l’opinion à la cause de la décriminalisation des délits de presse face à l’intrusion dans la profession des individus sans noblesse et sans culture, animant souvent des émissions ou écrivant dans la presse écrite ou en ligne dans une langue plus qu’approximative.

  1. Ainsi que vous avez l’habitude de le dire dans votre profession, ce n’est pas une insulte de demander que celle-ci s’attèle à nettoyer les écuries d’Augias pour privilégier la noblesse et l’excellence là où les moutons noirs ont tendance à envahir l’espace médiatique, comme si celui-ci méritait que tous ceux qui ont échoué ailleurs viennent se relancer dans une profession qui ne se pose plus des questions sur les critères de fond et de forme d’admission de ses membres.
  2. Au nom de la majorité silencieuse s’indignant chaque jour de la dérive dans le respect de la déontologie journalistique, je vous prie de bien vouloir tenir compte de cet appel, non pas au seul profit du régime en place, mais surtout au nom d’une corporation qui mérite d’être citée en modèle aussi bien en Afrique que dans le monde comme représentative de la renaissance en marche de la RD Congo. Un simple et juste monitoring permettrait de se faire une idée précise des dérives en cours.

C’est en faisant respecter la loi sur la liberté de la presse que vous adhérerez positivement à l’esprit du changement incarné par le Président de la République, Son Excellence F.A. Tshisekedi. Vous jouerez, alors, votre rôle noble de 4ème  pouvoir, en vue de consolider les acquis de cette alternance politique et historique.

Fait à Kinshasa, le 1er juillet 2019

Mes salutations patriotiques.

Achille Mutombo-Cyaji

Conseiller politique honoraire du Président

Félix  Tshisekedi

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