Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

‘’Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles’’ : Lamuka, le clan Katumbi s’y oppose et tire sur Fayulu !

‘’Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles’’ :  Lamuka, le clan Katumbi s’y oppose et tire sur Fayulu !

This post has already been read 370 times!

Les dissensions d’opinions entre les clans Katumbi et Fayulu, la guerre de leadership et le nombrilisme grandissant au sein de la coalition Lamuka, semblent sonner la fin de la coalition. Après le départ de Mbusa Nyamwisi, président national du RCD/KML, la parfaite attente des leaders de Lamuka est face à une nouvelle épreuve. Dans un document intitulé ‘’proposition de sortie de crise’’, Martin Fayulu, leader de la ‘’Dynamique de l’Opposition’’, propose la création d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles qu’il compte diriger, en vue de sortir le pays de la crise, née du dernier scrutin. En réaction, Olivier Kamitatu et Francis Kalombo, proches de Moïse Kamitatu, ont, via leur compte tweeter, tiré sévèrement sur le leader de la ‘’Dynamique de l’Opposition’’.

De la Genèse

Tout est parti d’un tweet de Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, qui a publié un document signé par Martin Fayulu, dans lequel l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 propose la création d’une institution dénommée Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI) qu’il compte diriger. Selon son auteur, cette institution va devoir réfléchir sur les réformes à opérer notamment, sur la Commission électorale et la Cour constitutionnelle pendant une période de 12 à 18 mois et pendant ce temps, Félix Tshisekedi va rester à la tête du pays.

Ce document suggère également l’organisation de nouvelles élections générales. Opposé à cette idée ‘’égocentriste’’ de Fayulu, Kamitatu a exprimé son mécontentement via son compte twitter. «En évoluant en franc tireur, Martin Fayulu tourne la page de la vérité des urnes. Son offre de dialogue avec Félix Tshisekedi consacre l’essoufflement d’un radicalisme stérile. Et, le procès en diabolisation intenté stupidement contre Moïse Katumbi s’en trouve encore plus inqualifiable».

Il aurait fallu attendre un instant, pour que le compte officiel de la plateforme ‘’Ensemble pour le Changement’’ revienne  à la charge. «Le dernier communiqué de Lamuka a été publié avant la validation de tous les signataires. Cette erreur volontaire ou pas est contraire au règlement de la coalition. Les leaders déplorent et condamnent les événements d’hier mais n’ont pas signé cette déclaration», commente la plateforme dirigée par Moïse Katumbi.

A son tour, Francis Kalombo a jeté de l’huile sur le feu. «La journée on envoie le peuple dans la rue pour se faire tuer et la nuit on négocie un poste (pour lui seul) à la tête d’une institution !!! La vérité des urnes à la congolaise», tweet cet ancien cadre du PPRD de Joseph Kabila. Dans cette optique, Francis Kalombo invite en outre la population congolaise à faire preuve de vigilance. En dépit de ce controverse, ‘’A l’allure où vont les choses, cette plateforme politique de l’opposition finira par se disloquer’’, pensent certains analystes du microcosme politique. Déjà, les deux langages contradictoires entre Moïse Katumbi et Martin Fayulu montrent visiblement cette forme des dissensions. L’Opposition républicaine que prône l’un et le radicalisme appliqué par l’autre, fait montre que les violons ne s’accordent plus entre ces deux hommes.

Propositions

Dans ce document signé le 10 mai 2019,  Martin Fayulu préconise la création après des discussions qui seront organisées entre les parties prenantes d’une institution dénommée le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles. A l’en croire, cette institution se chargera d’opérer des réformes dans les domaines tels que la Commission Électorale, la Cour constitutionnelle, la Défense et la Sécurité, la Gouvernance en luttant contre la corruption et les Droits humains. Il propose également l’organisation des élections générales, à savoir : présidentielle, législatives nationales et provinciales, les sénatoriales, les présidents des assemblées provinciales, les gouverneurs et les vice- gouverneurs des provinces. Lesquelles élections seront ouvertes à tout le monde, propose-t-il.

Merdi Bosengele