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RD. Congo : après 59 ans d’Indépendance, le peuple congolais peut-il encore croire à la maturité politique de sa classe politique ?

RD. Congo : après 59 ans d’Indépendance, le peuple congolais peut-il encore croire à la maturité politique de sa classe politique ?

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  Importante  question qui trottine encore dans les têtes du peuple congolais, 59 ans après l’accession de notre pays à son indépendance le 30 juin 1960, le problème de maturité politique semble ne plus se poser avec acuité dans cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu’est la République Démocratique du Congo, qui malheureusement vient de passer sa date la plus importante dans une méditation forcée dont notre classe politique est sans doute la responsable attitrée, en dépit de sa maturité.

En guise de rappel, notre classe politique ne doit pas oublier que les contribuables congolais ont patriotiquement consentis de sacrifices pour que les élections du 30 décembre 2018 soient souverainement organisées. Leur objectif étant de voir ce don de Dieu qu’est la République Démocratique du Congo se stabiliser politiquement et être sécurisée socialement, pour que ce Congo Démocratique soit effectivement bâti plus beau qu’avant, dans la paix ; grâce à la maturité politique de leur classe politique.

D’une manière concrète, cette maturité a été constatée le 23 juin 2019, avec la prière de grâce organisée au stade des Martyrs pour le pays, et le meeting du MLC, initialement prévu au terrain du Boulevard Triomphal , en face du Stades Martyrs dans la commune de KASA-VUBU, qui a été délocalisé pour la place saint Thérèse dans la commune de NDJILI. C’est dire qu’avec le patriotisme, le réalisme, la rationalité et la bonne volonté, associés à la maturité politique, notre classe politique est à même de servir le peuple congolais, dans la justice, la paix et le travail. Tout semble être possible avec l’opposition politique positive et la majorité au pouvoir patriote, nationaliste et réaliste, disposée à changer les mentalités négatives en mentalités positives, afin que notre Congo démocratique soit effectivement en mesure d’être bâti plus beau qu’avant, dans la paix. Tout tourne autour de la division positive de notre mature classe politique qui est appelée à exploiter rationnellement le contenu de la devise de la RDC qui est « Justice-Paix-Travail » et de son hymne national le « Debout Congolais », après le 24 janvier 2019.

En dépit des incidents provoqués par les inciviques, si pas les infiltrés, le jour du retour de l’un des leaders de LAMUKA, du président Jean-Pierre Bemba Gombo du MLC, il faut reconnaître que qu’avec la bonne volonté, la maturité politique peut être mise au service des intérêts du peuple congolais, et non de prise des positions partisanes visant astucieusement les intérêts personnels et égoïstes qui sont à la base des incidents inutiles. La visite de consolation que le Président de la République avait rendu aux policiers hospitalisés à la clinique « La candeur » du Docteur Gratien BOLIE MUBIALA, auteur du livre « Les Bonnes manières », a montré qu’avec les bonnes manières, notre mature classe politique est capable de développer une culture de division positive pendant ce régime politique circonstanciellement coalisé.

C’est peut-être ce problème de culture politique qui fait que la division négative soit sournoisement exploitée par la classe politique, et qui fait que cette dernière n’arrive pas encore à combattre d’une manière pratique, les anti valeurs comme la corruption, l’injuste, le népotisme, le règlement des comptes, la haine, le commérage, le favoritisme, la médiocrité et autres, qui sont encore ressenties en ce moment, dans les regroupements politiques, dans les entreprises et établissements publics qui semblent respirer au rythme de leur politisation. Aussi, assiste-t-on à la supplantation de la division positive par la division négative, même 59 ans après l’indépendance de notre pays. Heureusement que le peuple congolais a maintenant compris que dans un Etat de droit comme le nôtre, on peut  tromper une partie du peuple à certain moment. On peut le tromper un certain temps. Mais on ne peut plus tromper tout le peuple tout le temps.

Le peuple croyait qu’après la passation de pouvoir pacifique et civilisé du 24 janvier 2019, entre le 4ème Président élu, Joseph KABILA KABANGE, et le 5ème Président élu de la 3ème  République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, le réalisme allait pousser l’opposition politique dans sa diversité à former un bloc pour se préparer à conquérir constitutionnellement le pouvoir à la fin du mandat du Président de la République élu. Mais comme elle a privilégié l’exploitation de l’article 23 de notre Constitution, il faut être patient pour que la démarche de la vérité des urnes en faveur du peuple congolais se réalise pacifiquement.  Quant à la majorité au pouvoir, le peuple congolais avisé souhaite que le retard apporté à la formation du Gouvernement national par la coalition CACH-FCC, qui peut connaître exceptionnellement la participation d’autres Congolais acceptés par cette coalition suite à leurs expertises sectorielles, se justifie par souci d’éviter de tomber dans les erreurs politiques et politico-administratives du passé, où les intérêts personnels et égoïstes étaient privilégiés au détriment des intérêts du peuple congolais. Devant cette situation, nous pouvons aussi recourir à l’article 23 de la Constitution de notre pays pour nous réconcilier et surtout essayer de réconcilier notre classe politique avant le premier trimestre de 2020.  Pour trouver un compromis électoral avant 2023, il y a nécessité d’organiser une prière œcuménique inclusive de réconciliation et de pardon mutuel, dite par tous les chefs de confessions religieuses, devant tous les leaders influents de l’opposition politique et de la majorité au pouvoir. Car, sans cette réconciliation, l’opposition politique continuera à se fragiliser en interne et en externe, et parlera toujours la même langue mais pas le même langage. Ce qui ferait que le peuple congolais continuera toujours à souffrir, tant que l’instabilité politique et l’insécurité sociale empêcheront le pouvoir en place de réaliser le programme quinquennal. C’est toujours le peuple Congolais qui sera victime et malheureux de constater que la maturité politique de sa classe politique est restée dans le concept d’un verre à moitié vide ou à moitié plein selon qu’on veut bâtir un Congo démocratique plus beau qu’avant dans la paix, ou se servir du peuple comme tremplin pour mieux servir politiquement.

Que la maturité politique de notre classe politique soit mise au service de la Nation congolaise, partant du peuple congolais qui veut fêter le 30 juin 2020 avec faste, dans la paix. Et  que la République Démocratique du Congo soit sauvée par ses filles et ses fils réconciliés, pour que la justice, la paix et le travail soient une réalité et non un rêve, après 50 ans d’accession de ce sous-continent de 2.345.410 Km2, à sa magistrature suprême.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULUNDO

Petit Palmier au Gros Cœur