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Il appert que la RD. Congo, depuis sa première alternance pacifique le 24 janvier 2019, assiste à un bicéphalisme politique en son sein, avec le tandem FCC-CACH, deux camps qui, au détriment de quiconque, se sont coalisés, à travers un accord de principes, en vue d’assurer une gouvernance ‘’sur mesure’’ du pays durant tous les cinq ans de mandature de Félix Tshisekedi. En revanche, que certains l’ignorent ou non, il va sans dire qu’au regard de cette accointance entre ces deux pôles de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, une politique d’exclusion dans la gestion de la res publica prime, alors que le pouvoir est censé être géré de manière méritocratique, avec l’expertise de tout un chacun, conformément à la Constitution qui prône la liberté. Ce modus vivendi signé d’ailleurs sous seing privé, avant de devenir officiel, rétrécit vraisemblablement le cadre de gouvernance, en faveur d’un bicéphalisme régenté par les think tank du FCC et CACH. Ces derniers qui, malgré les efforts de coalition en lieu et place de la cohabitation, se trouvent toujours butés à plusieurs problèmes. La preuve est, à point nommé, à trouver dans le retard de formation du Gouvernement et ce, s’il faut par ailleurs minimiser l’affaire des ordonnances du Chef de l’Etat sur la SNCC et la Gécamines qui ont aussi accouché des discordances jusqu’à conduire à un véritablement achoppement quant à l’entérinement de ces décisions par la Ministre des portefeuilles. D’où, quelle que soit l’exclusion d’autres castes du gotha politique congolais, le mariage d’entre les deux plateformes n’est point encore profitable. Surtout que le FCC, pour l’instant, patauge de son côté avec la fronde de l’AFDC et Alliés de Bahati Lukwebo qui a pris son autonomie après s’être vu refuser le poste du Président du Sénat, au profit de Thambwe Mwamba à qui Joseph Kabila a porté son dévolu. Affaire qui a d’ailleurs conduit le FCC a déclaré, hier lundi 15 juillet, la radiation officielle de Modèste Bahati ainsi que de tous ses affidés. Et, à tout prendre, cette dissidence, au-delà d’une régression sur le plan numérique, frise aujourd’hui et beaucoup plus l’image de cette plateforme. Celle-ci qui a, tout de même, la majorité non pas seulement au Sénat et à l’Assemblée nationale mais aussi dans les Assemblées provinciales et contrôle, par ailleurs, la territoriale, étant donné que la majorité des gouverneurs porte la couleur du FCC et les bourgmestres ainsi que les chefs des chefferies et secteurs ont été nommés sous le régime de l’ancien Président. D’où, cette coalition, nonobstant ce grabuge en interne, détient-elle l’essentiel du pouvoir, laissant simplement la signature à l’actuel Chef de l’Etat qui, risquerait, selon certains observateurs, à jouer un rôle protocolaire. Ainsi, face à ce bicéphalisme qui grésille la machine de la gouvernance du pays, il est indéniable qu’une nouvelle table de discussion s’avère plus qu’opportune en vue d’un rééquilibrage, non seulement sur le plan de vision mais aussi dans la composition des protagonistes devant gérer la chose publique. Puisqu’aujourd’hui, l’AFDC-A, Lamuka, les candidats malheureux, les hauts cadres de la société civile ont tous un mot à émettre dans la situation politique. Car, le plus important demeure l’intérêt de la population. Faudrait-il en effet lever des options pour voir non seulement comment intégrer les exclus d’une part mais aussi comment prévenir des contestations, de nature de celles qui ont émaillé des élections du 30 décembre 2018. La révisitation du système électoral et même de la Constitution paraît véritablement nécessaire. Cependant, tout le monde doit être ensemble pour en discuter.

La Pros.

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