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A la culotte !

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Si aujourd’hui, il existe une chose au sujet de laquelle la RD. Congo, avec sa classe politique, tournicote, c’est certainement la question liée aux divergences.  Remontant un peu plus loin en arrière, ces différends, s’il faut aussi le nommer ainsi, ont eu à régir toute la période préélectorale, partant essentiellement des discussions directes de la Cenco jusqu’à la veille des scrutins du 30 décembre 2018, au cours desquels l’Opposition a participé, en ordre dispersé, avec Lamuka, d’une part, et le CACH, d’autre part. Quoique l’alternance ait été obtenue, sacralisant, de facto, l’impérium de Félix Tshisekedi, nouveau Chef de l’Etat, des divergences collent toujours le gotha politique à la peau, telle une sangsue. D’ailleurs, outre Lamuka qui, actuellement, a vu deux de ses pions, Mbusa et Matungulu, traverser le pont, il y a toujours l’affaire des tractations FCC-CACH. Sur cette question, le juste milieu n’est point encore trouvé quant à la composition du Gouvernement. Et, c’est la problématique de ministères de souveraineté qui fait jusque-là jaser.  Personne ne laisse l’espace à l’autre, un véritable marquage à la culotte. Les postes divisent. Comme si cela ne suffisait pas, le Front commun pour le Congo, dans son coin, baigne depuis quelques jours dans un brouillamini total. Modeste Bahati Lukwebo, se déclarant candidat à la Présidence du Sénat, tout en se désintéressant du Choix de Joseph Kabila sur Thambwe Mwamba, a été d’abord suspendu pour une durée indéterminée, puis radié définitivement, avant qu’il se déclare autonome, en proclamant son regroupement AFDC-A, comme nouvelle plateforme politique au sein de la majorité parlementaire, au même titre que CACH et FCC. Aux airs d’un jusqu’auboutiste, le Professeur Bahati, dans une lettre adressée au Procureur près la Cour de cassation le 18 juillet, décide d’aller en justice contre Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun, ainsi que la caste des élus de l’AFDC-A qui demeurent fidèles et loyaux à Kabila Kabange dont Steve Mbikayi ou encore Néné Ilunga Nkulu. Ce, spécialement pour abus de pouvoir, débauchage, faux en écriture ainsi que plusieurs autres accusations. D’où, l’affaire se pimente de plus en plus, à l’allure de ‘’tu me tiens, je te tiens aussi’’.  Surtout que le camp AFDC-A/FCC, que ce candidat déclaré au Sénat prend pour des frondeurs, envisage aussi de lui porter plainte pour faux et usage de faux. Loin s’en faut, la bataille de la paternité de l’AFDC-A a été lancée et le dédoublement de cette formation politique se confirme. Toutefois, il faudrait que tout un chacun se surpasse, afin d’outrepasser ce cercle infernal des divergences.

La Pros.