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Désamorçage !

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Aussi insolite soit-elle, l’impasse politique que traverse la RD Congo semble atteindre, d’ores et déjà, un paroxysme ne disant plus son nom. Même avec ses deux Premiers ministres, l’un qui est sortant, Bruno Tshibala et, l’autre, qui est l’entrant, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le pays de Lumumba n’a toujours pas un Gouvernement. Six mois se sont écroulés depuis l’ouverture de la session extraordinaire de Janvier, la Chambre haute du parlement, quoiqu’en vacance parlementaire, n’a malheureusement pas un Bureau définitif. La justice qui bat de l’aile, avec les récents éclats de la Cour constitutionnelle. La présidence de la République que chapeaute, depuis le 24 janvier, Félix Tshisekedi, n’est pas encore bien assise. Que dire de ses promesses faites devant Dieu et le peuple congolais lors de son discours d’investiture ? A l’image d’une poudre aux yeux, elles ne vont cependant pas être réalisées, en tout cas pas sitôt. Surtout quand l’on sait qu’un accord politique entre la coalition FCC-CACH  continue à bloquer le bon fonctionnement du pays.

‘’Le pays est sur le cric’’, comme dirait un vieux briscard, Ya Mungul, paix à son âme. Les mésententes à répétition entre les acteurs des Regroupements politiques s’intensifient. La mauvaise foi aussi. Le manque de considération du ‘’petit peuple’’ et la promotion des intérêts égoïstes des politiciens ne font que perdurer. Le bonheur tant recherché par les congolais lambda au sortir des derniers scrutins de décembre 2018 serait ainsi relégué en arrière-plan. L’attente n’aura été que longue. Jamais un accord politique n’a été aussi difficile à mettre en place dans l’histoire politique du pays. Avoir un Président de la République n’ayant pas la majorité au parlement n’est qu’une première expérience pitoyable. Puisque, les deux forces aux commandes, à savoir FCC majoritaire au parlement et CACH vainqueur de l’élection présidentielle, censées pourtant travailler ensemble pour diriger le pays, ont du mal à se mettre d’accord. D’où, tels que les enjeux se présentent, les deux forces ne seraient pas du tout prêt à se mettre d’accord sur l’essentiel de leur union, non seulement dans la répartition des postes, mais aussi et surtout sur les profils de gens qui devront assumer les responsabilités. Comme pour dire que le pays s’éloigne de ses objectifs. Le fermier de Kingakati, depuis sa villa est loin de baisser ses enchères. Même le départ de Modeste Bahati Lukwebo du FCC, ne semble pas du tout diminuer sa grinta de tout gérer.

A cette allure, à chaque fois que la coalition sera butée devant une impasse politique ou géostratégique, le rabibochage de cette union serait ainsi une étape difficile à résoudre.  Avec un peu de volonté et beaucoup d’amours pour la patrie, au-delà des couleurs et tendances politiques, il serait, de ce fait, nécessaire que les principaux ténors de la Coalition FCC-CACH et même de l’AFDC-A aile Bahati Modeste, puissent se mettre d’accord ensemble, afin de mettre la main à la patte, pour promouvoir l’intérêt supérieur de la nation. A défaut, une politique d’ouverture, passant par une réconciliation nationale via la table des discussions serait en outre souhaitable, au nom de l’unité nationale. La voie de la paix et de l’entente fera en sorte que les tensions politiques soient complètement désamorcées.

La Pros.