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L’inévitable…

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Jusqu’au-boutiste, Modeste Bahati Lukwebo n’entend point se rétracter, quoiqu’il ait été, durant plusieurs années, un des fidèles et loyaux compagnons de Joseph Kabila, à tel point qu’il n’a pas hésité, un seul instant, de faire volte-face au moment où naissait, au rythme d’une fronde, le G7. Lequel regroupement, à en croire les bruits des couloirs, devrait normalement être dénommé ‘’G8’’ si lui, le Professeur Bahati, avait mordu à l’hameçon des discours de ses ex-colistiers au sein de la Majorité Présidentielle, de l’époque. D’abord auto-exclu, puis suspendu pour une durée indéterminée, ensuite radié définitivement du Front Commun pour le Congo (FCC), avant d’être enfin exclu de sa propre formation politique AFDC-A par les élus qu’il considère de dissidents, cet ancien Ministre d’Etat au Plan n’abdique pas. Il maintient sa posture de candidat au Perchoir du Sénat. Plus loin, dénonçant le dédoublement de sa famille politique, il s’en est allé en justice contre les ‘’frondeurs’’ et contre Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, qu’il a, de part en part, accusé d’abus de pouvoir, menaces, débauchage, faux en écriture, etc. Aussi, se déclarant autonome, a-t-il, par la même occasion, sacralisé son regroupement AFDC-A comme une nouvelle plateforme, en sus du FCC, CACH et Lamuka. C’est donc une nouvelle aventure qui débute pour lui dans ces méandres de la politique congolaise enchevêtrée des couleurs et des couleuvres. Déjà, Modeste Bahati, s’illustrant de plus en plus comme un véritable téméraire, va, évidemment déposer sa candidature ce lundi 22 juillet, en tant que Président de la Chambre Haute du Parlement. En même temps, ‘’la raison de son départ’’, Alexis Thambwe, sur qui l’autorité morale du FCC avait porté son dévolu, se présentera aussi à l’Hémicycle, pour accomplir le même exercice de présentation de sa candidature. Et, à moins qu’un de deux, par la force de la loi, ne soit débouté, lors du traitement des dossiers, le duel devient-il véritablement inexorable. Deux membres d’une même famille vont mordicus s’affronter, à l’image de l’Avare du célèbre Molière dans lequel Hapargon et Cléante, père et fils, ont eu à se triturer les méninges et les cervelles, pour gagner le cœur de la douce Marianne. Qui triomphera ? Impossible de le présager pour l’instant. Toutefois, il est indéniable que le FCC, loin de cette autonomie made in Bahati, détienne toujours la potion magique pour élire son ticket, à savoir : sa majorité numérique avec plus de 80 sénateurs. En revanche, rien ne rassure par ailleurs que tous ces élus s’aligneront derrière le même postulant. Seules les urnes livreront la vérité de cette inéluctable confrontation au sommet qui, sauf impondérable ou modification de dernière minute, se tiendra le samedi 27 juillet prochain. Qui vivra saura !

La Pros.