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Achille Ekele : « les nouvelles technologies sont un outil de perfection et non un danger pour la presse écrite »

Achille Ekele : « les nouvelles technologies sont un outil de perfection et non un danger pour la presse écrite »

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Le vendredi 19 juillet dernier, la presse congolaise célébrait sa 22ème journée nationale. Cette occasion a donné l’opportunité à l’association des femmes de la presse écrite (ACOFEPE) et sa présidente Grâce Ngykie, à réfléchir sur la thématique : «La presse imprimée face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication : enjeux et défis». C’était à l’enceinte de l’IFASIC, à la place Malembe Tamandiak que s’est passé cette activité dont les participants étaient principalement les professionnels de la presse congolaise. Comme invité spécial, il y avait Mme Maguy Mbuku, promotrice du média en ligne «pourelle.info» et de M. Achille Ekele, Chef des travaux et spécialiste en presse écrite.

Ce thème qui défraie la chronique a permis aux professionnels des médias présents à cette activité, de discuter sur les défis et enjeux de la presse écrite face à l’avènement de nouvelles technologies de l’information et de la communication. A cet effet, un débat a été ouvert sur tous les points qui déchirent ces deux médias pourtant complémentaires, qui semblent rivaliser actuellement.

A en croire Achille Ekele, la presse écrite est un média qui est face à de nouvelles perspectives meilleures, grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cet outil incontournable doit permettre à l’ancienne presse, d’élargir le champ de la liberté de presse et d’information, dans le monde qui devient un village planétaire. C’est dans cette optique que ce Chef des travaux, spécialiste en presse écrite s’inscrit en faux dans la logique de tous ceux qui pensent que l’avènement de la presse en ligne pourrait l’emporter sur la mère de presse, voire la faire disparaître.

Ainsi, pense-t-il, l’utilisation virtuelle n’est qu’une opportunité que les professionnels de la presse écrite doivent saisir pour perfectionner la qualité du travail et non une menace pour la presse papier.

Achille Ekele a tenu, par ailleurs, à rappeler que la presse écrite ne disparaitra pas, comme le pensent beaucoup qui se fient aujourd’hui à l’information tirée des médias en ligne. ‘’Toutes les presses sont butées aujourd’hui au problème économique qui sévit dans le pays et cela n’épargne pas la presse en ligne. La presse écrite a résisté face à plusieurs obstacles et a vu naître toutes les autres presses. Elle n’a pas pour autant disparue‘’, a-t-il précisé.

C’est l’idée que partage Mme Maguy Mbuku, qui dit respecter cette ancienne et grande presse qui a fait objet d’une plus grande invention de l’histoire. Seulement, a-t-elle nuancé, il ne faut pas sous-estimer cette innovation qui permet aujourd’hui aux professionnels des médias qui maîtrisent l’outil internet, de livrer l’information en un temps record  car, le style utilisé dans cette presse est autant exigeante que les autres en l’occurrence, l’audiovisuel et le journal imprimé. Par contre, ces presses se complètent dans la mesure où aujourd’hui, tous ces médias anciens versent dans le virtuel. Il ya des journaux papiers qui sont en ligne. Tous les médias se doivent donc d’être complémentaires, soutiennent en chœur tous les intervenants.

La presse en ligne doit sortir de l’informel

Néanmoins, il sied de souligner que cette nouvelle presse a aussi des défis énormes à relever. Il s’agit de la régulation, de la véracité des informations postées car, certaines ne sont pas toujours vérifiées, d’autant plus que la rapidité qu’exige le net ne les permet pas de creuser suffisamment pour obtenir les véritables infos à la source en temps requis.

Il y a aussi la cybercriminalité qui bat son plein, faut-il le rappeler. A cette évidence,  Maguy Mbuku estime que le pari est loin d’être gagné et soulève la question lié au temps. ‘’La presse en ligne a encore besoin du temps pour s’affirmer totalement… Nous sommes peu considérés que les autres médias parce que nous évoluons dans l’informel. Il nous faut fournir avant tout des efforts pour que notre secteur soit régulé. Aussi, nous reconnaissons qu’il faut des formations intenses aux journalistes qui veulent embrasser ce support pour qu’ils ne commettent plus les fautes qui nous sont reprochées‘’, a-t-elle fait savoir.

Dans la foulée, une journaliste a recommandé la lecture aux jeunes qui  embrassent le métier car, il s’avère aujourd’hui que plusieurs ne lisent pas assez et même les journalistes en exercice. Ce déficit noté  depuis quelques années dans la profession fait que cette dernière baisse de niveau et plusieurs presses n’arrivent plus à donner le meilleur d’elles-mêmes, soutien cette chevalière de la plume.

Grâce Kabedi