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R.D.Congo : pourquoi l’insuccès des «léopards» à la CAN Egypte 2019 mérite-t-il une sérieuse et conséquente évaluation ?

R.D.Congo : pourquoi l’insuccès des «léopards» à la CAN Egypte 2019 mérite-t-il une sérieuse et conséquente évaluation ?

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Enfin les lampions ont été éteints à la CAN Egypte 2019 ! L’heure est sans doute à l’évaluation pour les vingt-quatre pays qui ont participé à ce grand évènement sportif africain, où le succès ont été au rendez-vous pour les uns, et à l’insuccès pour les autres. La République Démocratique  du Congo, pays de l’imprévisibilité n’a pas pu défendre sa légende, malgré l’amélioration des conditions de participation à cette CAN Egypte 2019. Il faut maintenant en savoir plus sur la cause qui a été à la base de l’implantation du succès par l’insuccès, avant de sanctionner positivement ou négativement les incriminés, et chercher à  prendre le plus bel élan dans la paix, avec une nouvelle structure de fonctionnement qui serait le fruit d’une sérieuse évaluation.

Evaluer l’insuccès des « léopards » à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019, c’est bien. Mais suivre la procédure exigée pour faire cette évaluation, et savoir ce que les dirigeants sportifs de notre pays pourront faire du résultat escompté, c’est mieux.  Car, dans cet Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc qu’est la République Démocratique du Congo, l’application de bonnes décisions prises après mille réflexions ont souvent souffert de leur inapplication. L’évaluation de la CAN Egypte 2019 pourrait ne pas en faire exception. Mais comme le combat contre les antivaleurs et le changement des mentalités des Congolais semblent devenir une réalité, la correction des erreurs commises à la CAN Egypte 2019 ferait l’objet des sanctions positives ou négatives à appliquer à l’égard de ceux qui sont à la base de l’insuccès de notre équipe nationale de football. Le moment des jérémiades est  donc dépassé. Il faut maintenant réfléchir sur ce qu’il faut faire pour que nos « léopards » nous évitent l’utilisation des calculettes, avant qu’ils ne soient qualifiés pour poursuivre une compétition de la CAF ou de la FIFA.

Avec une sérieuse et conséquente évaluation directe faite par le Ministère des sports, réunissant  le Secrétariat général, la Fédération Congolaise de Football Association, STAFF TECHNIQUE, le Capitaines des « léopards » et ses adjoints, et une série d’évaluations indirectes faite par les professionnels avisés des magazines sportifs audiovisuels qui se pencheraient sérieusement sur cet insuccès de notre équipe nationale, beaucoup d’erreurs seraient corrigées en s’appuyant sur la «Loi du Sport », initié par l’honorable Eugène KABONGO, le livre « Droit du Sport » d’Hippolyte MASANI, et autres réflexions qui bouillonnent dans les têtes des sportifs congolais avisés, il y a lieu  que la R.D.Congo puisse aller très loin à la CAN Cameroun 2021. Tout est tributaire du réalisme qui accompagnerait des solutions pratiques envisagées pour qu’à court, moyen et long termes, notre équipe nationale soit professionnellement et rationnellement gérée.

Ainsi, la dramatisation de l’insuccès des « « léopards » à la CAN Egypte 2019 nous servirait de déclic, pour que nous comprenions la nécessité de travailler harmonieusement dans un esprit de mise en application du management en tant qu’ensemble des techniques de gestion, d’organisation et d’administration qui conduirait notre équipe nationale de football au succès lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de 2021. Comme la critique est aisée, et que l’art est difficile, l’insuccès de participation de notre équipe nationale à la Coupe d’Afrique des Nation CAN Egypte 2019 doit patriotiquement nous donner matière à réflexion.

Aussi, devons-nous scientifiquement et professionnellement réfléchir sur ce qui doit être fait au niveau de la gestion de notre équipe nationale de football, en appliquant les neufs fondamentaux, à savoir, la planification, l’organisation, la sélection, la direction, la motivation, la communication, la prise des décisions, le contrôle et l’évaluation, en rapport avec nos objectifs préalables définis, et les moyens humains, matériels et financiers mis à la disposition des « léopards » pour atteindre lesdits objectifs. On n’invente pas la roue dit-on. Il n’y a pas des miracles à faire dans une gestion par objectifs si l’évaluation poste par poste n’est pas faite pour que soient appliquées les sanctions positives ou négatives à l’endroit de ceux qui les mériteraient. Autrement, nous n’aurons toujours que nos larmes pour pleurer, et nos calculettes pour nous adonner à l’exercice d’imprévisibilité de la qualification des « léopards » comme c’était le cas à la CAN 2019, où deux défaites avec quatre buts ont justifié notre imprévisibilité, après quatre buts marqué dans un seul match. Mais la suite nous la connaissons.

C’est pourquoi, il faudra évaluer chaque fondamental de gestion pour savoir si le principe de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, suivant les critères préalablement définis, a été rationnellement appliqué. Ainsi, l’occupation d’un poste par un politique, un dirigeant sportif ou un joueur ne serait plus remise en cause. La correction des erreurs pour la prochaine CAN, le prochain CHAN et la prochaine Coupe du monde déterminerait préalablement les critères d’occupation d’un poste dans la structure de l’équipe nationale de football de la R.D.Congo. Il serait donc Inutile de condamner le ministère, la FECOFA, le Secrétariat général, le staff technique ou les joueurs sans une sérieuse et conséquente évaluation.

Pour dédramatiser et apaiser les Congolais sur l’insuccès des « léopards » à la CAN Egypte 2019 et  penser maintenant à la CAN 2021, il revient aux professionnels des médias, et des médias audiovisuels en particulier, d’organiser une série d’émissions évaluatives sur leur participation à ladite CAN. Pour ne pas se perdre ou perdre le temps dans cette évaluation, il suffirait d’apprécier la positivité de chaque fondamental de gestion, et d’en dégager la négativité, en rapport avec les  objectifs et les moyens disponibilisés pour que l’insuccès soit supplanté succès. Critiquer négativement ce qui s’est passé à la CAN Egypte 2019, c’est bien. Mais proposer des solutions pratiques pour que le rendement des « léopards » soit un succès à la CAN 2021, c’est mieux. Mettons-nous sectoriellement au travail, et le succès pourra être une réalité qui proviendrait de la sueur du Ministère, du Secrétariat Général, de la Fédération Congolaise de Football, du Staff Technique des « léopards » des anciens et nouveaux « léopards », des « Animateurs » et autres structures de soutien aux « léopards », dont la contribution serait jugé positive après l’évaluation de la CAN Egypte 2019.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO

Animateur en gestion des Entreprises sportives et culturelles

Formateur en Audiovisuel