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RDC : la Monusco rend public le rapport de la situation sécuritaire du 8 mars au 28 juin 2019

RDC : la Monusco rend public le rapport de la situation sécuritaire du 8 mars au 28 juin 2019

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A l’occasion de la publication du rapport du Secrétaire général des Nations Unies en matière de sécurité, la RDC se trouve être à l’ordre du jour dans la séance de travail du dernier Conseil de sécurité. Selon Florence Marchal, la porte-parole de la MONUSCO, Antonio Guterres a rendu public l’avancement de l’état sécuritaire de la RDC pendant la période allant du 8 mars au 28 juin 2019. En effet, c’est en mars dernier que la résolution 2463 du Conseil de sécurité octroyait un prolongement de mandat de 9 mois à la MONUSCO, et à titre exceptionnel, sa brigade d’intervention.

Ce rapport aborde principalement la situation politique, sécuritaire et  humanitaire dans le pays ainsi que celle des droits de l’homme. Il détaille également les activités menées par la MONUSCO afin de renforcer l’autorité de l’Etat et protéger les civils. A tout prendre, ce rapport du Secrétaire général a été plus au moins positif dans la mesure où des fleurs ont été jetées au président Tshisekedi pour son implication active dans la recherche de la paix et la cohésion nationale.

Promouvoir la collaboration régionale

Dans son rapport, le Secrétaire général s’est dit satisfait et encouragé par des mesures positives prises par le chef de l’Etat pour achever l’installation des institutions nationales et provinciales et lancer son programme de réformes ainsi que pour ouvrir l’espace politique. Antonio Guterres a, en outre, félicité le Président compte tenu de ses initiatives prises dans le sens de promouvoir la collaboration régionale et le renforcement du mécanisme national de suivi de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et  la coopération, et la lutte contre la corruption.

Cependant, Antonio Guterres note jusqu’à ce jour une recrudescence des violences à l’Est du pays, plus particulièrement dans la province de l’Ituri. Il estime, par ailleurs, que pour en finir avec ce cycle récurrent des conflits, il serait important de progresser sur la voie de la professionnalisation des forces nationales de sécurité notamment, par le renforcement de leur capacités en matière de commandement, de contrôle et de suivi démocratique.

Il a, par la même occasion, invité le Gouvernement congolais et les partenaires nationaux à allouer les ressources nécessaires en matière de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, tout en préconisant la mise en œuvre d’initiatives non militaires. Entre autres, les programmes de lutte contre la violence au sein de la collectivité.

Vibrant appel

Au-delà de tout ce que peut subir la population de l’Est, il convient de soulever les problèmes que sont la maladie à virus Ebola sans compter le choléra et les épidémies de la rougeole qui ne cessent de tuer nombres des vies dans ce coin du pays, a observé le Secrétaire Général. Ainsi, a-t-il lancé un appel aux donateurs et partenaires afin qu’ils continuent à fournir l’appui nécessaire à la réponse à cette situation humanitaire qui demeure plus que préoccupante.

Sans oublier le problème de l’insécurité alimentaire qui bat son plein.

Il faut, cependant, noter que la MONUSCO continue à mettre en œuvre sa stratégie de protection des civils dans les zones troubles et a déployé entre mars et juillet, 35 unités de combat et mené 9.645 patrouilles de longue distance dans les zones où les populations étaient menacées. Ce déploiement de ces équipes mixtes, précise le Secrétaire général, a plusieurs objectifs dont la prévention des atteintes aux droits des personnes, la séparation des enfants des groupes armées, la facilitation d’un dialogue entre les communautés ou encore la conduite d’initiatives de règlement des conflits.

Grâce Kabedi