Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

RDC : voici les vérités de Pierre Kangudia !

RDC : voici les vérités de Pierre Kangudia !

This post has already been read 605 times!

Elle peut prendre tous les qualificatifs du monde ou définir les néologismes adoptés par l’Académie française mais, en aucune manière, la thèse émise par l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) portera le sceau de la vérité. Pierre Kangudia Mbayi, Ministre d’Etat au Budget, n’a point attendu une minute de plus. Il a, illico presto, mis les pieds dans le plat pour réfuter toutes les allégations de cette organisation dirigée par Georges Kapiamba qui a indiqué, dans sa correspondance adressée au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, que les anciens membres du Gouvernement, bien qu’élus Députés ou Sénateurs, n’auraient cessé de percevoir indûment leurs salaires.  D’ailleurs, avant même d’exiger des preuves concrètes de ces affirmations, Kangudia, qui s’occupe méticuleusement de tous les inputs et outputs de son portefeuille, a mordicus souligné qu’aucun ministre devenu parlementaire ne continue à bénéficier des émoluments.

Outre le fait qu’ils puissent être des véritables affabulations, les propos de l’ACAJ ne reposent sur aucun fondement, a argumenté cette autorité qui, du reste, au regard de ses prérogatives ministérielles, est au sein du Gouvernement, la personne qualifiée en ce qui concerne des questions relevant du décaissement des fonds de quels que devise et montant qu’ils soient.  « Je dis bien, en ce jour, il n’y a aucun ministre devenu parlementaire qui continuerait à percevoir des émoluments en tant que membre du gouvernement. Ça n’existe pas. Qu’on me donne un seul exemple. Je mets ma main à couper, qu’il me démontre qu’il y a un ancien membre du gouvernement qui toucherait encore ses émoluments », a-t-il déclaré. Levant toute équivoque, il est allé plus loin en explicitant, d’une part, que tous les membres du Gouvernement élus ont été écartés des listes de paie et, d’autre part, que ceux qui perçoivent encore les émoluments, ce sont tous les non-proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que la Cour constitutionnelle a validés au mois de juillet dernier, lors de la publication des résultats définitifs des législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018. Mais, ils attendent la validation de leurs mandats au niveau du Parlement, après la convocation de la prochaine session qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire. « Il y a, par contre, certains membres du gouvernement qui ont été validés par la Cour constitutionnelle, mais qui attendent également la validation au niveau de l’Assemblée nationale. C’est mon cas. Je ne suis pas encore député national. Je continue donc à prester comme ministre du Budget, et j’ai aussi à ma charge, les Ministères de l’Energie et de la Santé. Ça n’a rien à voir. Tous les autres ministres ont déjà été sortis des listes de paie, que la direction de la paie m’a présentées. Celui qui raconte cette affaire, d’où tire-t-il ces genres d’allégations », a-t-il lancé.

Pour Georges Kapiamba, président de l’ACAJ, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le prochain locataire de la Primature, devrait ordonner l’audit de gestion des crédits budgétaires alloués au Secrétariat général du Gouvernement et aux ministères. Ceci, afin que ‘’des sanctions administratives et pénales  puissent être éventuellement prononcées’’ par des instances compétentes  contre les auteurs de ces actes, alors pris de ‘’mensongers et même de fariboles’’ par celui qui régente, mieux que quiconque dans l’exécutif,  les affaires des émoluments. Selon ce dernier, après la tenue des scrutins et publication des résultats, c’est près de 40 membres de l’équipe gouvernementale de Bruno Tshibala qui siègent comme élus soit à l’Assemblée nationale, soit au Sénat, soit dans des Assemblées provinciales, soit encore dans des gouvernorats de province. Et, par-dessus tout, ils bénéficieraient ‘’indûment’’ de quelques avantages dus à leurs fonctions.

La Pros.