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[Forum ou table de réconciliation ?] Ilunga-Badibanga : même vision pour la paix durable en RDC !

[Forum ou  table de réconciliation ?] Ilunga-Badibanga : même vision  pour la paix durable  en RDC !

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*Sous l’impulsion du Président de la République, M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le tout nouveau gouvernement dont l’investiture intervient aujourd’hui, vendredi 6 septembre 2019,  au Palais du Peuple, va, très bientôt, organiser un Forum National  de réconciliation en vue de poser les jalons de l’instauration de la  paix durable en RD. Congo. Il va également rechercher, dans cette même perspective, la conclusion d’un pacte de paix avec toutes  les autorités coutumières représentatives des ethnies et tribus à travers le pays. Puis, enfin, dans le volet politique, défense et sécurité qui constitue, au fait, le premier pilier de son programme, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, en accord avec les familles des concernés, entend, le moment venu, rapatrier les corps du  Maréchal Mobutu Sese Seko et de l’ex-Premier Ministre  Moïse Tshombe. Déjà, le 18 juin dernier, dans un communiqué, Samy Badibanga Ntita, l’actuel Premier Vice-Président du Sénat et Ancien  Premier Ministre,  préconisait, lui aussi, une table de réconciliation dont il esquissait, d’ailleurs, l’ébauche  des  thèmes matriciels devant servir de référence pour justifier la portée historique d’un tel nouveau rendez-vous  visant à mettre autour d’une table, les acteurs politiques majeurs et de la société civile pour parler de la paix, de la sécurité,  du développement et, surtout, de l’avenir du processus électoral en RD. Congo.

Grands traits

A la différence du Premier Ministre qui, en raison, certes,  de l’abondance de la matière, s’est peut-être  contenté d’énoncer simplement  le principe du dialogue et de la nécessité de la réconciliation en vue de consolider les assises de l’unité  nationale, Samy Badibanga, dans son communiqué du 18 juin 2019, crevait  l’abcès lorsqu’il évoquait, par exemple, une série de  matières précises dont le rapprochement des vues au niveau des acteurs clés de la vie politique était incontournable, si l’on veut qu’à l’avenir, les élections soient organisées dans la paix et la sécurité  de manière à ce qu’elles soient  une véritable  source de légitimité ainsi qu’une voie royale comme mode d’accession au pouvoir.

Il rappelait ainsi  l’importance du respect absolu de la Constitution, des lois de la République ainsi que des valeurs et  règles cardinales de la démocratie et de tout Etat de Droit sans lesquelles  l’organisation et la tenue efficiente des scrutins soient empreintes  de transparence, de traçabilité des résultats et, de manière globale, de  fiabilité ou de crédibilité, même  en cas de contestations.

Regards vers Félix Tshisekedi

Autant que l’a si bien exprimé Ilunga, dans sa prestation de mardi 3 septembre  dernier devant les Députés, Badibanga lançait un vibrant appel au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  afin de lui demander  de convoquer autour d’une table de réconciliation, une rencontre des acteurs politiques, et des forces vives de la société civile, représentatives du peuple détenteur de la souveraineté nationale, afin de remédier à la situation périlleuse des  institutions  et permettre au  peuple congolais de  se réconcilier  avec ses dirigeants et ses institutions.

Il invitait, en outre, les  forces politiques et sociales de la République Démocratique du Congo à  faire preuve d’amour de la patrie en soutenant cette démarche d’intérêt national.

Puis, enfin, à la Communauté Internationale, il l’appelait  à  se montrer disponible, en apportant un appui nécessaire à ces assises de paix et de réconciliation  afin de donner la chance au peuple congolais de goûter aux délices de l’alternance démocratique auxquels il aspire, depuis des temps immémoriaux.

LPM

 

 

LES PROGRESSISTES

Communiqué de Presse des Progressistes du 18 Juin 2019

Le Bureau des Progressistes, les adhérents et membres de la plateforme s’étant réunis aux fins d’examiner et évaluer la situation politique de l’heure dans notre pays, en arrivent aux constats suivants :

  1. Le système politique en RDC repose sur la Constitution, la loi fondamentale adoptée par le peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, qui sert d’arbitrer en toute manière institutionnelle, y compris concernant les contentieux électoraux.
  2. Force est de constater que les arrêts rendus par la Cour Constitutionnelle, au sommet de la pyramide juridictionnelle, laissent planer un doute sur le choix du peuple, ce qui remet en cause l’Etat de Droit et plongent aujourd’hui la Nation dans la confusion et la défiance envers les institutions. C’est la légitimité des autorités publiques et,  en particulier,  de l’Assemblée Nationale et du Gouvernement à venir, qui est en question.
  3. Il est un fait que pour une grande partie de la population Congolaise, certaines institutions sont le produit de la « corruption » avec toutes les conséquences que cela entraîne sur le développement du pays, la démocratie, la paix, la sécurité, et la cohésion nationale.
  4. Qu’à cet égard, il convient de se souvenir de l’exposé des motifs de notre Constitution qui commence par ces mots : « Depuis son indépendance, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des Institutions et de leurs animateurs. Cette contestation a pris un relief particulier avec les guerres qui ont déchiré le pays… ».
  5. Qu’il est utile de rappeler les termes de l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui s’applique pleinement dans notre système juridique : «La volonté populaire est le fondement de la légitimité des autorités publiques».
  6. Tenant compte du fait que le défaut de confiance dans les résultats des élections législatives crée un déficit de légitimité des autorités publiques, auquel s’ajoute la perception ou la réalité de la corruption, qui sont à la source d’une crainte légitime du peuple congolais ;
  7. Constatant que la Cour Constitutionnelle a obtenu de la CENI les éléments matériels établissant que les Progressistes avaient recueilli plus de 182.000 voix, au-delà du seuil de représentativité exigé par l’article 118.2 de la loi électorale 17/0 3 du 24 décembre 2017 modifiant la loi du 9 Mars 2006.
  8. Les Progressistes regrettent la suite réservée à sa requête visant la reconnaissance de l’obtention du seuil de représentativité, ou à défaut, de procéder au recomptage des voix, en la qualifiant de non fondée ; et constatent que la Cour Constitutionnelle a manqué de remédier à des irrégularités manifestes et de rétablir la vérité des urnes.
  9. Constatant les différentes tensions observées sur toute l’étendue du territoire national, à la suite de la situation politique de l’heure par rapport au travail de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, « Les Progressistes » attirent l’attention de toute l’opinion tant nationale qu’internationale sur les dangers qui menacent la Nation et les risques de son implosion si aucune mesure de réconciliation républicaine n’est envisagée.

Au vu de ces constats, et afin de remédier à cette situation de péril, en restaurant pleinement la légitimité des autorités publiques, les Progressistes demandent et recommandent :

  1. Au Chef de l’Etat, de convoquer autour d’une table de réconciliation, une rencontre des acteurs politiques, et les forces vives de la société civile, représentatives du peuple détenteur de la souveraineté nationale, afin de remédier à la situation périlleuse de nos institutions, et permettre que le peuple congolais de se réconcilier  avec ses dirigeants et ses institutions.
  2. Aux forces politiques et sociales de la République Démocratique du Congo de faire preuve d’amour de la patrie en soutenant cette démarche d’intérêt national.
  3. A la Communauté Internationale de se montrer disponible, en apportant un appui nécessaire à ces assises de paix et de réconciliation, afin de donner la chance au peuple Congolais de vivre le changement pour lequel il avait voté.

Renouvelant notre confiance dans l’avenir de la Nation et du peuple Congolais, et dans l’espérance d’un Congo pour tous, et pour que vive la Paix et la Réconciliation en République Démocratique du Congo.

Fait à Kinshasa, le 18 juin 2019

Pour les Progressistes,

Samy BADIBANGA NTITA