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Limete : un camion remorque incendié par des Wewa combattants de l’Udps pour venger la mort de leur camarade !

Limete : un camion remorque incendié  par des Wewa combattants de l’Udps pour venger la mort de leur camarade !

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*Des  conducteurs des taxis motos appelés dans le jargon kinois «Wewa», combattants actifs du parti politique « Union pour la Démocratie et le Progrès Social » UDPS en sigle, ont mis du  feu sur un camion remorque de marque «IVECO » appartenant à la société de transport routier poids lourds «Capital Logistic »  du Groupe SOCODAM. Ce triste événement s’est déroulé ce mardi 21 août dernier vers 14 heures, au niveau de l’entrée de la 6ème  Rue/Limete, au Quartier  Industriel, plus précisément  sur le petit Boulevard.

Par cet acte incompréhensible, les transporteurs motocyclistes précités voulaient ainsi venger la mort de leur camarade qui a été tamponné au même endroit, une trentaine des minutes auparavant, par ce camion qui se rendait à Matadi après le déchargement d’une cargaison de marchandises d’un client à la 5ème Rue/Limete industriel.

Comment en est-on arrivé-là ?

Selon des  sources concordantes,   l’infortuné qui transportait une dame sur sa moto avait tenté, au mépris du code de la route, de faire un dépassement à droite de ce camion remorque  qui roulait, pourtant, de manière  imperturbable.

Prise de panique du fait que ce container vide transporté par ce long véhicule  dandinait à la traversée des nids de poules sur la chaussée, lui donnant ainsi l’impression de se renverser sur leurs têtes des gens  dans la minute qui suivait, cette dame prendra  le risque de sauter de la moto en bousculant le conducteur.

Ce dernier ayant perdu, à son tour,  le contrôle de son engin, va malheureusement se retrouver en dessous du pneu à la droite du camion, qui roulera impitoyablement sur son corps !  C’est dans ces conditions que la mort va l’emporter sur le champ.

Pour sa part, la fameuse Dame s’en était tirée avec quelques égratignures, tandis que la moto dont le corps gisait à même le sol, est inerte.

Tout cela s’était passé à l’insu de ce camion-remorque qui continuait tranquillement sa course, étant donné qu’il n’avait rien aperçu sur son rétroviseur et  il n’a pu s’en rendre compte que quelques minutes après, suite aux cris de détresse émanant des personnes présentes sur le lieu. Et lorsqu’il va s’arrêter, l’irréparable était déjà arrivé !

Alertés sur cet incident malheureux, les WEWA combattants qui se trouvaient au siège de leur parti à la dixième Rue/Limete, au Quartier  résidentiel, et dont le nombre avoisinerait la centaine, décideront d’effectuer, toutes affaires cessantes, une descente punitive sur le lieu afin de venger leur camarade ainsi subitement décédé.

C’est ainsi qu’après avoir loupé le chauffeur du camion-remorque  qui a été de justesse récupéré par des éléments de la police nationale commis à la garde du siège de la Ligue de  jeunes du PPRD proche, ils vont déverser leur bile sur ce véhicule en s’y  lançant à l’aide d’un cocktail Molotov.

Trente minutes auront suffi pour que toute la carrosserie et toutes les accessoires de la cabine de ce camion soient complètement calcinés ! Les unités de la police dépêchées sur le lieu n’ont pas pu maîtriser les WEWA en furie !  Et la brigade anti-incendie de l’Hôtel de ville a joué, comme d’habitude, aux abonnés absents.

A la lumière de ce qui précède, il est évident  que la mort de ce  conducteur WEWA  est consécutive premièrement à son ignorance du code de la route, spécialement en ce qui concerne le dépassement, et deuxièmement,  au fait qu’il a été bousculé par la cliente qu’il transportait.

Ce n’est donc pas la responsabilité de la société « Capital Logistic »  qui, contre toute attente, a perdu un clin d’œil  son camion dont le coût va au-delà de 100.000 USD.

Comment, dès lors,  cette société  pourra-t-elle honorer ses engagements vis-à-vis de la banque qui lui avait  permis d’acquérir le camion incendié ?

Certes que l’on pourrait  faire intervenir,  ici,  les assurances. Car,  le camion en question, à en croire des  sources croisées,  est assuré.

Mais,  nul n’ignore comment ce secteur-là avec la lenteur qui le caractérise  en RD. Congo.

Bien plus,la  société Capital Logistic sera, logiquement,  confrontée tant au niveau de l’exploitation que de  la gestion du personnel, a de sérieuses difficultés financières dues à l’incendie de ce camion.

Quoi qu’il en soit, il va sans dire que  la responsabilité de la destruction de cet outil de production de « Capital Logistic » incombe naturellement à la cohorte de WEWA combattants surexcités et incontrôlés qui, curieusement, œuvrent sous les couleurs, pourtant,  sacrées  de l’Udps. Puisqu’ils s’en réclament comme tels et  disent membres.

Ce qui fait dire aux juristes que l’Udps,   n’en sortira pas forcément indemne, ni épargnée. Car,  en tant que formation politique,  elle avait  le devoir de former et d’éduquer ses membres.

Il en est  de même pour l’Etat congolais qui, en principe,  doit réglementer l’exercice de l’activité des taxi-motos en RD. Congo et d’éradiquer toutes sortes des pratiques devant constituer des  antivaleurs qui y ont élu domicile.

Ce qui suppose qu’il devait veiller à  l’instauration  du permis de conduire, des plaques d’immatriculation et des autorisations de transport dans le domaine des taxis-motos.

De sorte que lentement mais sûrement,  l’on réduise, grâce aux effets induits d’une telle réglementation,  le nombre d’accidents pour  garantir, de manière substantielle,  la sécurité routière aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur dans toutes les provinces du  pays.

David Balekelayi/CP