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Ex-Bandundu : le CAFCO invite les femmes ministres à faire preuve de compétence

Ex-Bandundu : le CAFCO invite les femmes ministres à faire preuve de compétence

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Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO), une des structures de défense des droits des femmes au grand Bandundu dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC) monte au créneau pour faire entendre sa voix.

Par le biais de sa présidente provinciale, Caroline Kikalakamba, le CAFCO Bandundu invite ces femmes  qui sont récemment nommées ministres par le nouveau premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et investies par le parlement à faire preuve de compétence et à travailler plus que les hommes.

Kikalakamba s’est ainsi exprimée sur les ondes de la Radio Tomisa, une des radios communautaires du diocèse de Kikwit le 07 septembre dernier lors de la grande édition du journal parlé de 19hoo locales.

Le nouveau gouvernement vient d’être investi par le parlement vendredi 06 septembre 2019 au Palais du peuple.

«Ces femmes ministres doivent sortir de l’ordinaire. Elles doivent faire preuve de compétences. Je souhaite même qu’elles puissent dépasser les hommes. Tout le monde a des yeux braqués sur elles», a-t-elle déclaré.

Selon elle, c’est la première fois dans l’histoire de la RDC qu’un gouvernement compte 11 femmes ministres soit 17 pour cent. «C’est une avancée significative. Car depuis l’indépendance du pays le 30 juin 1960, les différents gouvernements comptaient entre trois et cinq femmes ministre. Le CAFCO félicite le président et le premier ministre pour ces efforts conjugués», a-t-elle ajouté.

Kikalakamba a également affirmé que le monde entier en général et le continent africain en particulier veulent atteindre le cap de 50 – 50 concernant la problématique du genre et de la parité homme-femme.

«Le CAFCO souhaite  aussi voir  un jour une femme diriger la RDC. Il y a plusieurs femmes  compétentes dans ce pays. Par exemple Eve Bazaïba, Marie-Ange Lukiana, Jeanine Gabrielle, Rose Mutombo etc.», a-t-elle  martelé.

«Les statistiques actuelles de la population congolaises laissent voir que les femmes sont majoritaires, soit plus de 52 pour cent de la population congolaise. Cependant, en considérant les taux de la représentativité des femmes en qualité des candidates aux différentes élections organisées en RDC d’une part, et en qualité d’élues dans les institutions du pays tant au niveau national que provincial d’autre part, ainsi qu’en qualité de gestionnaire dans les instances de prise des décisions, il apparaît clairement qu’il existe des problèmes de genre, de non-respect des droits humains, de violation des droits fondamentaux des femmes en RDC», indique un document de sensibilisation du CAFCO Bandundu sur le genre.

 

Ce même  document informe que la RDC est partie prenante de plusieurs instruments juridique et textes d’engagements internationaux, régionaux  et sous régionaux relatifs aux droits humains qui consacrent expressément le principe d’égalité homme-femme et se rapportent spécialement à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes.

Le protocole de la SADC sur le genre et le développement consacre plusieurs articles concernant les droits des femmes pour participer aux différentes activités politiques et économiques.

De son côté, l’article 7 de la loi portant modalités d’application des droits des femmes et de la parité Homme-Femme en RDC est clair : «Pour les fonctions nominatives, la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales».

L’article 10 de la même loi ajoute : «L’Etat prend des mesures pour éliminer toute pratique néfaste aux droits de la femme en matière d’accès à la propriété, à la gestion, à l’administration, à la jouissance et à la disposition des biens».

Badylon Kawanda