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Gratuité : Ntantu-Mey recommande la reprise en charge de l’enseignant et de l’enseignement par l’Etat

Gratuité : Ntantu-Mey recommande la reprise en charge de l’enseignant et de l’enseignement par l’Etat

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Saluant la volonté du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de rendre effectifs les prescrits de l’article 43 de la Constitution qui traite de la gratuité de l’enseignement de base, Jean-Marie Ntatu-Mey, promoteur de BAC et enseignant, a recommandé aux autorités congolaises de privilégier à la place « la reprise en charge par l’Etat de l’éducation de base et de l’enseignant». D’après lui, la simple gratuité va démotiver les enseignements et donc effriter le système éducationnel. A son avis, l’Etat doit notamment, révisiter le salaire des professionnels de la craie. Ci-dessous, l’intégralité de cette réflexion de Jean-Marie Ntatu-Mey.

La réflexion du promoteur du BAC, Jean-Marie Ntantu-Mey

De prime à bord, le promoteur du BAC, Son Excellence Jean-Marie Ntantu-Mey, soutient et encourage le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa volonté politique et sa détermination à concrétiser l’article 43 de la constitution qui veut que l’éducation soit gratuite dans toutes les écoles publiques (Conventionnées et non conventionnées). Mais au lieu de l’expression ‘’éducation de base gratuite’’, le promoteur de la BAC préfère parler de ‘’la reprise en charge par l’Etat de l’éducation de base et de l’enseignant’’  parce que l’éducation ayant un prix, elle ne peut être gratuite ; cette charge prise jusqu’ici par les parents doit revenir à l’Etat comme cela était le cas en 1992. Celle-ci (prise en charge) concerne aussi bien, tous les frais (fonctionnement, Tenafep, Sonas, etc.) que la motivation de l’enseignant qui devra se traduire par une amélioration de son salaire. L’Etat devrait payer  aussi tous les enseignants non payés et les nouvelles unités. Pour ces derniers, il y a lieu de penser à un petit rappel de 6 mois au moins sur tant d’années d’impaiement,  pour réconforter leur moral et bien fêter la fin de l’année 2019.

Oui, l’on devrait redorer le blason terni de l’enseignant, tata/mama longi, mwalimu, milongeshi, molakisi qui est éducateur et formateur aussi bien des pauvres que des riches. Qu’on se le dise !

Si l’Etat se limite seulement à la reprise en charge de l’éducation de base sans l’amélioration du salaire, de l’enseignant, la gratuité va sacrifier la qualité de l’enseignement. Car la vertu se perd dans les intérêts ; pas d’intérêts, pas d’action. Les enseignants habitués à recevoir un certain salaire grâce à la motivation des parents seront démotivés. Non par la mauvaise foi mais avec raison. Surtout quand ils constatent que les gouvernants et leurs familles se la coulent douce.

Mais avant d’y arriver, les parents, enseignants et leurs gestionnaires d’écoles sont invités à consentir des sacrifices pendant les 2 mois de transition (septembre-octobre 2019). Le temps que les Gouvernements provinciaux s’acquittent de leurs promesses pour tous les frais, l’amélioration du salaire et le payement des non payés et des nouvelles unités. Quant aux autorités, il leur revient, pour honorer leurs promesses, de  bien gérer toutes les ressources financières, réduire leur train de vie et se contenter de leurs rémunérations officielles dont le montant devrait être dosé et publié dans les médias pour que tous les citoyens constatent les enrichissements sans cause. Le Chef de l’Etat a intérêt à veiller à cette orthodoxie  pour sa crédibilité auprès de la population. La majorité de citoyens, étant parent, élève ou étudiant, l’on est certain que tout le monde se comportera en inspecteur et que personne ne va gérer encore les biens et les ressources financières de l’Etat, patrimoine commun, comme une priorité privée. Notre pays pourra  ainsi reprendre sa place de jadis où les voisins venaient étudier et se faire soigner.

Pour rappel, le BAC, Bureau d’Actions et d’Eveil totalise 30 ans de promotion culturelle, d’éveil des esprits et des consciences ainsi que de partenariat avec le Ministère d’éducation.  Quant à son promoteur, son Excellence Jean-Marie Ntantu-Mey, enseignant de formation et de profession de plus de 45 ans, il était formé à la pédagogie des frères Joséphites de Kinzambi avant d’obtenir une licence en pédagogie appliquée, option français-linguistique africaine à l’Institut  pédagogique national (IPN). Il est Ministre honoraire et ancien député national de 3 parlements de transition. Les mesures de mise en œuvre des recommandations de table ronde  et de promotion scolaire 2019 à ce sujet devraient être vulgarisées dans les 4 langues nationales en plus du français. Le BAC est disposé à y contribuer aux conditions à convenir.

Fait à Kinshasa, le 2 septembre 2019

Jean-Marie Ntatu Mey, Promoteur du BAC, Notable et doyen de la Société Civile