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RDC : Me Yoko confirme la réconciliation nationale comme l’un des préalables majeurs à la réussite du nouveau gouvernement

RDC : Me Yoko confirme la réconciliation nationale comme l’un des préalables majeurs à la réussite du nouveau gouvernement

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Après 7 longs mois d’attente et d’angoisse, ce n’est que la semaine dernière que Sylvestre Ilunga et son équipe ont été investis et le programme du gouvernement approuvé. Pour la circonstance, Me Yoko Yakembe, Juriste patenté et grand acteur politique mieux connu pour ses analyses, a livré son point de vue sur les chances de réussite de cette nouvelle ossature qui, à tout prendre, est le plus éléphantesque de l’histoire de ce pays. Pour lui, le temps mis pour trouver le Premier Ministre et le nommer ainsi que ses acolytes a été nécessaire afin d’éviter une crise due à l’improvisation. Pourtant, pense-t-il, la situation est complexe et ne facilite pas la formulation des solutions, d’autant plus que le gouvernement investi est un gouvernement de coalition de deux forces politiques contestées par une frange du microcosme politique, qu’est l’opposition et la société civile.

‘’La  coalition CACH-FCC exprime un niveau très élevé d’intégration des forces politiques. FCC représente le niveau le plus élevé de l’intégration des forces politiques, CACH représente le regroupement de nombreuses forces politiques du centre et de l’Est. La coalition que nous avons est importante pour élaborer les plans de développement du Congo. Le pays piétine depuis 1960 et n’arrive pas à décoller, à cause de l’incapacité  des acteurs politiques à adhérer massivement à des idées forces, reflétant l’intérêt national‘’, avance Placide Yoko.

Selon lui, en effet, le premier pas franchi est d’ores et déjà celui des élections pacifiques et de l’alternance au pouvoir. Place désormais à la pacification et la réconciliation nationale, pour la réussite inconditionnelle du nouveau gouvernement.

Socle du mandat

Dans la même lignée que le Premier ministre, Me Yoko préconise un dialogue entre la coalition FCC-CACH, Lamuka et la Société civile qui, depuis l’indépendance, a joué un rôle indispensable dans les affaires de l’Etat, mais qui se sent aujourd’hui mise à l’écart. Ce dialogue, estime le doyen, fera donc taire les frustrations de part et d’autres et permettra ainsi d’obtenir du peuple l’adhésion de ces institutions qui sont ni plus, ni moins que trop restreintes et contestées par plus d’un congolais.

Fort heureusement, soutient-il, le Premier Ministre a soulevé un point très capital lors de son discours d’investiture : la tenue d’un Forum national de réconciliation. Me Yoko affirme que la RDC a toujours été à la recherche de la consolidation de la solidarité nationale et cela s’explique même par sa détermination à n’avoir qu’une seule nationalité. D’ailleurs, parmi les critères déterminants de la formation du gouvernement, la représentativité de toutes les provinces était au centre de toutes les discussions.

Signaux forts

Un autre signal fort remarqué par Me Yoko est le projet de rapatriement des corps des deux grands leaders qui ont marqué l’histoire du Congo. Il s’agit du corps du Maréchal Mobutu Sese Seko et de Moïse Tshombe, promis par le Premier Ministre Ilunga. ‘’Mais cela ne suffit pas. Car toutes les orientations données pour aller de l’avant semblent être boycottées par Lamuka et Cie. Ce que nous devons faire maintenant, c’est non seulement de faire taire les divergences exprimées d’une manière collective par certaines communautés laissées pour compte, mais de renforcer la solidarité pour que nous puissions rentrer dans la mobilisation des énergies nationales en vue du développement du Congo‘’, a-t-il suggéré.

Cette réforme doit éventuellement commencer par l’intégration même des provinces où il y a des groupes armés pour vider totalement les frustrations. ‘’Nous nous compliquons la vie pour rien à faire des guerres et à enfreindre le développement du pays. Nous devons étaler le problème et nous demander ce qu’il se passe‘’. Somme toute, Me Yoko Yakembe appelle les politiques congolais à éviter à la population de beaucoup réfléchir sur l’avenir de leur pays. ‘’Les congolais n’ont pas d’image commune de leur sort. Il faut que chaque congolais arrive à se faire une idée du Congo à l’horizon 2030 par exemple‘’.

Grâce Kabedi