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Louis Crispin Tshivuadi : hommages mérités à Kinshasa

Louis Crispin Tshivuadi : hommages mérités à Kinshasa

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Trépassé lundi 9 septembre 2019 à Kinshasa, Louis Crispin Tshivuadi Kaniama a été inhumé samedi 14 septembre au cimetière de Kinkole Nouvelle Cité, à l’âge de quatre-vingt-six ans. Ses fils et petits-fils présents à ses obsèques n’ont pas tardé de remercier toutes les personnes venues partager cet événement de tristesse qui a frappé leur famille, cela avant de témoigner les souvenirs qu’ils  gardent de ce patriarche du clan Bena Tshilenge qui était un fervent chrétien catholique.

L’espace «Béni le Visionnaire » de la  13ième rue Limete industriel, avait servi de  cadre pour l’exposition de la dépouille mortelle de Monsieur Louis Crispin Tshivuadi Kaniama, père de Tshivis Tshivuadi, Coordonateur de l’ASBL Journaliste en Danger -JED-. En effet, sa famille biologique a laissé entendre que l’illustre disparu fut un chrétien croyant qui développait sa foi à chaque moment de sa vie sur cette terre des hommes. Fut-il, de surcroit, un choriste patenté qui a su marquer les esprits des fidèles. Il chantait à la chorale latino-française, il a occupé d’autres services au sein de l’Eglise universelle. Pour ses petits-enfants et ses arrières petits-enfants, patriarche Tshivuadi se résume en une simple phrase. A savoir : la dignité et la modestie. Selon les témoignages, le défunt aimait s’habiller correctement, il manifestait une exemplarité hors pair, une honnêteté impeccable, un véritable homme de conviction. «Pour les petits-enfants que nous sommes, il a dit que nous sommes bénis de la bénédiction d’Abraham, parce que lui est notre Abraham, il nous a dit  que lui, il a parlé avec Dieu et personne d’autre ne peut nous bénir parce que lui nous a béni grâce à Dieu, nous n’avons pas un autre chemin, il nous a dit et nous croyons que nous irons plus loin que lui, parce que lui, nous a engendré, comme Abraham a eu plusieurs descendants, nous  croyons que nous serons plus grands, et nous ferons des choses comme il a voulu» ont-ils déclaré. Avant d’ajouter que Louis Crispin Tshivuadi Kaniama était toujours présent pour ses enfants et petits-enfants, il s’est toujours battu pour que sa famille suive le chemin du Christ. «Nous souhaitons le remercier pour ses idéologies que nous transmettrons aussi à nos enfants, merci pour tout cher Papy », ont lâché les descendants du patriarche du Clan Bena Tshilenga.

Qui était Louis Crispin Tshivuadi  Kaniama?

Fils de monsieur Tshivuadi Wa Kabeya et de Madame Mujinga Wa Mudia-Ngomba, Louis Crispin Tshivuadi Kaniema est né à Kalenda dans l’actuelle province de Lomami, un certain  07 juillet 1933. Il est de la tribu de Bakwa Kalonji et Bena Mukendi, et il est le chef de Kabeya Kashama. Il a fait ses études primaires puis Secondaires Gréco-latines dans la même ville à Kalenda. Etant formé par les prêtres catholiques, il a travaillé en 1955 d’abord comme conducteur de tracteur dans les fermes de l’Eglise catholique. En 1958, il fut engagé comme chauffeur dans l’entreprise Italienne « COSTA BISASA », partenaire de l’Union Minière du Haut Katanga. Sa conscience professionnelle personnelle a valu l’admiration et l’estime de son chef qui lui a facilité l’engagement au sein de l’Union Minière du Haut Katanga dès  1959, actuellement GECAMINES. Pendant toute sa carrière à la GECAMINES, il a travaillé comme  technicien de maintenance et chauffeur polyvalent d’engins de terrassement de la firme américaine CATERPILARD. En 1974, Papa Louis Tshivuadi a reçu son brevet d’ancienneté de 15 ans d’expérience à la Gécamines et en 1989, il reçoit sa médaille civique de fidélité et des loyaux services rendus dans cette grande entreprise minière.

Il sied de signaler que Papa Louis Tshivuadi fut également patriarche du clan de Bena  Tshilenga, dont on  reconnaît de lui,  la qualité de fervent chrétien, il laisse derrière lui 14 orphelins, 52 petits-enfants et 12 arrières petits-enfants.

Marlène Basusu