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Séduction ?

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Deux visions rivalisent d’ardeur sur la scène congolaise.  Le FCC-CACH, sous la férule du duo Kabila-Félix Tshisekedi, fait avancer la barque, avec l’ouverture ce lundi 16 septembre, de la nouvelle session ordinaire du Parlement. Dernièrement encore, alors que le pays avait passé du temps à titiller, la même coalition s’était donnée du temps, pour sortir, enfin, un gouvernement constitué, pour l’essentiel, d’une soixantaine de membres, sans compter le Premier Ministre, lui-même.

Puis, juste en face, Lamuka  qui ne démord pas et dont la dragée reste maintenue sur l’affaire de la vérité des urnes et les dossiers chauds, tels que les fameux quinze millions de dollars qui font parler d’eux.

Là-dessus, Lamuka y pêche en eaux troubles et agite le fond de la marmite. Et pendant ce temps, Kabila, profitant des hommages à Mugabe, s’est rendu à Harare. Alors que son alter ego, lui, ratisse large à Bruxelles, avant de s’en rendre à New York où il prendra la parole, pour hisser encore et plus loin, la voix de la RD. Congo.

Du coup, des langues râlent et s’entredéchirent à la faveur de la grogne sociale somme toute  explosive. Si à l’Unikin, les Professeurs ont lâché prise, à l’UPN, le ton est monté, par contre,  d’un cran. Partout, dans les milieux des professionnels de la craie, la gratuité de l’enseignement soulève, paradoxalement, de nouvelles convulsions. De plus en plus, la question des frais de fonctionnement revient sur toutes les lèvres. Elle risque de créer, parallèlement, un nouveau fossé entre les enseignants et les élèves pris  tous  dans un bloc et puis, les gouvernants, dans un autre. Il serait d’un intérêt hautement stratégique que cette question soit examinée  dans toutes ses facettes, comme l’a si bien rappelé le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, lors de son tout premier Conseil des Ministres, tenu ce week-end à Kinshasa, peu avant de s’envoler pour la  Belgique.

Pis encore, les comptes bloqués, plus de  cinq mille, sans compter d’autres dont les mouvements n’ont plus été observés, depuis plusieurs mois, font jaser. Des arrestations, des missions de contrôle interrompues,  des accidents des routes sur l’axe Tshikapa  et des  catastrophes ferroviaires, des baleinières  en perte de vitesse… sont  à compter au nombre de dossiers urgents.

Il a beau voyager à Brazzaville, en Belgique ou à New York, le Président Félix. Mais,  le gros du problème  est resté au pays. Si bien que Lamuka qui joue à la sentinelle du petit peuple,  aurait toujours des poux à lui chercher sur la tête.  Pourquoi ne pas renverser les tendances et  changer  de paradigmes ? Par exemple, bien bosser  à l’interne, avant de continuer à se lancer dans la campagne de de séduction à l’externe…Après tout, ces multiples voyages esquintent le trésor public. Pour aller à Bruxelles ou New York, qui prend en charge le coût consécutif au déplacement de  l’avion présidentiel  ainsi que les frais des missions  de la cohorte de conseillers et autres membres de la  délégation?

LPM