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Vérité des chiffres…

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Le gouvernement, après ses délibérations de vendredi dernier, a adopté un budget chiffré autour de sept milliards de dollars.

Aujourd’hui ou demain, cette nouvelle loi des finances pourrait être déposée sur la table de Jeanine Mabunda, la Présidente de l’Assemblée Nationale.

Dans la chronologie des faits, il va falloir qu’elle soit dupliquée avant d’être distribuée aux Députés Nationaux, pour analyse et commentaires.

Et, puis, le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba reviendra à la charge, pour en faire l’économie devant la Représentation nationale.

L’exercice s’annonce âpre, au regard du chiffre avancé qui, au bas mot, oscille autour de sept milliards de dollars américains.

Si,  pour les membres du gouvernement, il traduit un accroissement en termes de comparaison au budget précédent, pour d’autres, par contre, un tel montant ne saurait garantir la réalisation des multiples promesses du  nouveau Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, faites à son  ‘’peuple d’abord’’, le jour de son investiture, le 24 janvier 2019, au Palais de la Nation.

Donc, les opinions, comme toujours, vont s’empoigner autour des soubassements dont se serait servi le gouvernement pour se contenter de ce si  petit budget face à la montagne de projets de grande envergure pour laquelle ce nouveau quinquennat placé sous le signe d’une alternance démocratique devrait être également sonner  le glas de la fin de la paupérisation endémique et de la misère de plus en plus généralisée.

Et, pourtant, lorsqu’au moment où il se lançait en campagne, Félix Tshisekedi voyait les choses autrement ; il  plaçait  la barre au-dessus de 85 milliards de dollars, pour le développement de la RD. Congo en l’espace de ses cinq ans de mandat.

Même si l’on peut espérer que les Députés Nationaux, dans leur génie créateur, pourrait, peut-être, le ramener à dix milliards de dollars américains, ce budget serait toujours loin d’atteindre les proportions jugées acceptables pour un régime qui se veut du renouveau.

D’où, les spécialistes, réfléchissant  au gré de vents, recommandent qu’au-delà de toute modestie inconsidérée, les discussions à engager autour  de la vérité des chiffres doivent être  complètement   dépassionnées et dépolitisées.

Ils vont jusqu’à affirmer que s’il s’agit, par exemple, de tendre la main aux   bailleurs des fonds bi et multilatéraux   pour arrondir les angles, il le faut.
Mais, à la seule  condition que la souveraineté et la dignité de la RD. Congo, en marge de ce chemin escarpé,  ne soient  ni travesties, ni bafouées.

Ainsi, le gouvernement et les Députés en sont-ils  admonestés.

LPM