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Minus habens

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Les Membres du gouvernement ne sont pas tombés du ciel. Ils sont tous issus des partis, plateformes ou familles politiques qui, logiquement, sont leurs mandants. A ce titre, ces derniers ont un droit de l’œil sur les actes bons ou mauvais qu’ils auraient à poser tout au long de leur mandat à la tête des secteurs qui leur ont été confiés, lors de la publication de la nouvelle équipe gouvernement, telle  qu’investie, le 6 septembre 2019, au Parlement.

Au fond, les mandants sont très exigeants, au regard d’un petit baladeur réalisé à cet effet. Tenez ! A l’Udps, par exemple, les Présidents Fédéraux, agissant sous l’impulsion du Secrétariat Général, auraient besoin des organigrammes des cabinets des ministres issus de ce parti cher à Félix Antoine Tshisekedi, pour pourvoir à la vacance des postes à concurrence de 70%. Une circulaire avait été larguée en sens, dès le début du processus d’investiture.

Mais, apparemment, les Ministres visés seraient loin de mordre à l’hameçon, pour se prêter à un tel exercice. D’autant qu’en plus de cette pression interne au parti, ils ont aussi l’obligation de respecter le Décret 12/024  portant organisation et fonctionnement des cabinets ministériels.

En son temps, ce texte juridique-là avait été conçu et mis en vigueur pour assainir les finances publiques.

Allusion faite notamment, aux excès de table dont l’incidence sur la gestion des cabinets a toujours conduit à des pléthores et autres excentricités superfétatoires.

Donc, devant cette double exigence, il leur est  difficile d’y aller à vau-l’eau, sans pour autant jeter un regard soutenu   sur ce que dit la loi, avant d’apprécier l’opportunité d’intégrer les préoccupations du Parti.

Or, sur terrain, les combattants rognent et grognent. Ils dénoncent notamment, le fait que pendant qu’ils attendent, eux, ces mêmes   ministres  engagent déjà les membres de leurs propres familles.

De là à craindre l’escalade et les tiraillements, il n’y a qu’un petit pas. Ailleurs, dans d’autres partis, le refrain est le même, à l’exception du fait que le taux exigé  varie selon l’importance du secteur et de la fonction occupée.

Tout compte fait, cela pose, paradoxalement, un tout autre problème ; celui de la sélection des compétences avérées pour les services de qualité.

Parfois, le profil des membres des partis ne concorde pas, automatiquement, avec le job description du travail attendu.

D’où, la nécessité de filtrer, de tamiser ou de trier, pour ne pas s’entourer de ‘’minus  habens’’ qui risquent de placer certains ministres dans  l’obligation de faire piètre figure aux côtés de Félix Tshisekedi qui, pourtant, devrait  présenter un vrai au peuple congolais, lors des prochaines échéances électorales.

LPM