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Crise de maïs au Haut-Katanga et au Lualaba : le Gouvernement Ilunga gagne la bataille !

Crise de maïs au Haut-Katanga et au Lualaba : le Gouvernement Ilunga gagne la bataille !

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*Après  d’âpres négociations, contacts et  actions musclées, Jean-Lucien Bussa, l’actuel Ministre du Commerce Extérieur,  et Acacia Bandubola, la Ministre de l’Economie Nationale,  ramènent ainsi les résultats d’un travail titanesque abattu aussi bien à  Lubumbashi, Kolwezi qu’à  Lusaka, en Zambie.

Dans l’espace d’environ huit jours, le prix d’un sac de farine de maïs qui s’est enflammé jusqu’à franchir la barre de   48.000 FC est revenu à  30.000 FC. Concrètement, des  dispositions  ont été  arrêtées pour conjurer  rapidement cette crise liée notamment, à  la problématique du déficit de l’offre de maïs sur le marché des biens et services au Haut-Katanga et au Lualaba. Tout en misant prioritairement sur la reprise et le renforcement de la  production locale dont les opérateurs économiques bénéficient, d’ores et déjà,  d’un florilège de facilités, le Gouvernement de la RDC a, plutôt,  signé  un protocole d’Accord avec la  Zambie pour 600.000 tonnes dont 200.000 de farine de maïs et 400.000  de grain de maïs.

Ventre affamé,  n’a point d’oreilles…

Sylvestre Ilunga Ilunkamba l’a si bien compris lorsqu’en décidant, le 20 septembre dernier, en marge d’un Conseil des Ministres, de dépêcher d’urgence une délégation gouvernementale au Haut-Katanga et au Lualaba, il a su jouer et gagner en amont, une bataille qui aurait dû dégénérer en une crise alimentaire aux effets collatéraux pour le moins  imprévisibles.

Déjà, fin août, faut-il le rappeler, l’on a assisté à une surchauffe des prix de farine de maïs. Du coup, un sac de 25 Kg qui, normalement, coûtait 23.000 FC est passé à 48.000 FC.

Cette situation a entraîné, derrière elle, des pleurs et grincements des dents au sein des populations. Si bien que pour y faire face, il a  fallu que deux gouverneurs du Haut-Katanga et du Lualaba tirent la sonnette d’alerte, en effectuant une descente d’urgence à Kinshasa pour en parler, de vive voix, au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Une fois informé, ce dernier avait réuni  autour de lui, du 18 au 19 septembre 2019, le Ministre du Commerce Extérieur, la Ministre de l’Economie Nationale ainsi que les Ministres des Finances, des Mines et de l’Agriculture pour examiner,  de fond en comble, les voies de sortie de cette crise alimentaire aux effets néfastes.

Au sortir de cette séance de travail,  il confia  le leadership de la conduite de cette lutte à Jean-Lucien Bussa et avec comme, co-équipière, Acacia Bandubola.  Promptement,  ces deux membres du gouvernement auxquels, il faudra naturellement associer les efforts Jacques Kyabula et Richard Muyej respectivement, Gouverneurs du Haut-Katanga et du Lualaba, sont passés aux actes.

Comme signal fort, un montant de 10.500.000 USD, fruit des contributions de ces deux provinces ainsi que du gouvernement central, ont été mobilisés pour passer la commande de farine à l’étranger.

Dans leur stratégie, il fallait d’urgence recourir aux importations, sans préjudice de la  production intérieure. D’où, la nécessité de trouver un point d’équilibre entre ces importations-là  et la production locale.

Toute une série de mesures incitatives ont été prises, pour restaurer la stabilité. Des exonérations ainsi que des droits de douane ont été allégés, à cette fin. Grâce à un consensus, les choses sont revenues progressivement dans l’ordre. Même si, par ailleurs, des efforts devront se poursuivre pour une solution définitive qui passe, inéluctablement, par l’augmentation de la  production intérieure suffisante. En attendant, le recours à la Zambie qui a été le pays le mieux disant et le plus proche de la RD. Congo, n’est, aux yeux du gouvernement Ilunga, qu’une solution intermédiaire.

Car, en réalité, la RD. Congo est tenue de se raviser pour ne plus être surprise par des crises et autres situations désastreuses dans le domaine alimentaire. D’ailleurs, le protocole signé  avec la Zambie laisse aux  opérateurs ainsi qu’aux  autres intervenants, le soin d’importer le maïs en provenance de n’importe quel autre  pays. Il n’y a donc point  d’obstacles de transit, ni d’importations de maïs à destination de la RD. Congo, précise-t-on. Ce qui reste à faire, du moins,  dans la durée, est connu de tous les acteurs impliqués dans ce combat. Donc, le calme et l’avancée dans ce dossier  passent  par l’accroissement de la production intérieure.

Or, la tonne de farine de maïs issue de la production intérieure oscille entre 1000 et 1.200 USD. Tandis qu’une tonne de farine importée tourne autour de  400 à  500 USD. Voilà pourquoi, le Gouvernement est déterminé à  bosser dur pour réduire le coût de production et à prendre des mesures susceptibles de secréter des facilités en faveur des opérateurs économiques locaux. De telle sorte que les prix de revient n’impactent pas de manière significative sur les prix de vente.

Le Gouvernement de la RDC devra, dorénavant, prévoir des facilités en termes des crédits bancaires pour les opérateurs  agricoles, la production des intrants agricoles et semences améliorées, la mise en œuvre des mesures fiscales incitatives, l’amélioration des routes de desserte agricole et  la révision de la loi agricole, pour lever tout obstacle à l’investissement dans ce secteur stratégique.

Ainsi, la  RD. Congo sera-t-elle capable de sortir de cette crise, d’ici juin 2020, rassure-t-on.

LPM