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RD Congo : Que peuvent faire les professionnels des médias pour le changement de mentalités en 3ème République ?

RD Congo : Que peuvent faire les professionnels des médias pour le changement de mentalités en 3ème République ?

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Matière transversale d’une importance capitale dans la bonne marche de notre vie courante, et surtout d’un Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique qu’est la République Démocratique du Congo, le changement de mentalités a la chance de réussir dans la 2ème partie de la 3ème République du Congo démocratique, si les professionnels des médias que nous sommes pouvaient contribuer méthodiquement et stratégiquement avec notre expertise sectorielle à l’apprentissage de bonnes manières aux nouveaux citoyens et aux citoyens nouveaux, après l’historique passation de pouvoir pacifique et civilisé du 24 janvier 2019, entre le 4ème  Président élu Joseph KABILA KABANGE, et le 5ème Président élu, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Le 4ème Président n’ayant pas changé l’homme congolais, il revient au 5ème Président de la 3ème République de réussir ce difficile pari avec le concours de tous les congolais avisés en général, et ceux du domaine médiatique qui ont la possibilité de dire tout haut ce que les autres disent tout bas en particulier. Ainsi, le Congo démocratique pourra être bâti plus beau qu’avant dans la paix. Pour ce faire, il faudra que le changement de mentalités au sein du corps professionnel de médias congolais soit d’un effort appréciable et remarquable de la part du peuple congolais en général, de ceux qui sont malmenés avec l’exigence du « Coupage » en particulier. Un terme apparemment technique pour les professionnels de médias, ou encore par le terme embargo qui est le « blocage officieux de diffusion d’un élément » sous prétexte de «  n’avoir pas vu clair ». Cette façon d’agir n’est pas loin d’une corruption savamment camouflée.

En 3ème République actuelle, si nous voulons prendre le plus bel élan pour bâtir notre pays plus beau qu’avant, dans la paix, il faudra que le combat à mener contre  la pluie d’antivaleurs que nous déplorons, repose sur l’exploitation rationnelle du contenu de la devise de notre pays qui est « Justice-Paix-Travail » et de son hymne national « Le Debout Congolais », que les professionnels de médias que nous sommes devront  mettre au service de notre propre changement de mentalités en interne d’abord, avant que nous n’exigions le même changement aux Congolais d’autres milieux.                                                                                                     Ce changement serait possible dans cette 2ème partie de la 3ème République, si seulement si, les professionnels de médias exerçaient leur 4ème pouvoir avec personnalité, et en ayant peur de jugement de Dieu que des hommes. N’oublions pas que ce changement que nous cherchons devra être  gagné au prix du combat médiatique à mener contre les antivaleurs comme, la corruption, le fatalisme, le pessimisme, l’extrémisme la flatterie, la méconnaissance, le népotisme, la médisance, l’impunité, le commérage, la médisance, le mensonge, le masochisme, la haine, la marginalisation, l’étouffement, l’abus de confiance et autres.

Etre remercié pour le travail qu’on a fait dans le style de « MBOTE YA LIKASU », c’est-à-dire en catimini,  est un geste d’officialisation de la corruption. Pour éviter un climat malsain qui est souvent à la base des suspicions et de division négative au sein d’une équipe de reportage ou de production élaborée, le remerciement en nature ou en espèce doit se faire devant tout le monde.

Mais attention, il ne faut pas confondre la motivation qui est le 5ème pilier de neuf qui composent la gestion par objectif d’une production écrite ou audiovisuelle, ou le défraiement donné à l’équipe de production par la personne qui l’a invitée, en la déchargeant des frais engagés pour la réalisation d’une œuvre donnée, avec la corruption. Avec les explications sur la typologie des frais et des mots techniques du domaine médiatique, la nuance sur de certains termes utilisés dans leur contexte professionnel mérite évidemment un certain éclairage pour la démarquer de la corruption.                                                                                                                                                Le changement de mentalités étant un problème qui peut être progressivement résolu en 3ème République avec l’apprentissage de bonnes manières par les professionnels des médias à la population congolaise, il y a lieu de positiver les informations ciblées en faveur de cette population, en passant par la fabrication des produits audiovisuels spécifiques, notamment la publicité active et passive normée, ainsi que les magazines coproduits par la RTNC et certaines chaines de Radio et de TV partenaires qui aimeraient patriotiquement contribuer à l’apprentissage médiatique de bonnes manières, qui pourraient conduire notre pays au changement effectif des mentalités des Congolais. Un changement qui serait assis sur la culture de flexibilité quand il s’agirait de travailler stratégiquement pour la correction des erreurs du passé.

A chacun de nous d’apporter patriotiquement et professionnellement sa modeste contribution dans le secteur qui est le sien. Mais il faudra seulement craindre l’étouffement souvent  orchestré par certains responsables sectoriels de notre pays qui, par ignorance ou sciemment, sont réfractaires au changement de mentalités, suite à la défense stratégique des intérêts personnels et égoïstes.

Réussir le changement de mentalités avec le concours des professionnels de médias en 3ème République serait possible, si seulement si l’apprentissage de bonnes manières occupait une place de choix sur nos grilles des programmes éducatifs Radio-TV en français et dans les quatre langues. Essayons de faire ce travail médiatique, et évaluons le résultat  de ce travail le dernier week-end du premier trimestre de l’année 2020, et nous en saurons plus sur ce changement de mentalités en 3ème République.

Malgré l’étouffement que subissent certains d‘entre nous de la part des dirigeants politiques et politico-administratifs,  il faut patriotiquement et professionnellement se mettre en tête que le diable ne jamais être plus fort que Dieu. Au 4ème pouvoir que nous sommes de l’exercer en faveur des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, pour prouver aux yeux du monde que professionnellement  on est capable de changer,  et de faire changer les mentalités de nouveaux citoyens et des citoyens nouveaux de la République Démocratique du Congo, avec leurs expertises sectoriels.

Aussi, est-il conseillé aux professionnels de médias voués au changement de mentalités d’avoir peur du jugement de Dieu que des hommes. Car, la «  crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ». A chacun de nous d’en tirer sectoriellement sa leçon.

Aimé Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO

Professionnel des Médias/RTNC