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Centre Culturel Boboto : Didier Mumengi développe le concept de changement des mentalités

Centre Culturel Boboto : Didier Mumengi développe le concept de changement des mentalités

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Le Centre Culturel Boboto a servi de cadre au  lancement officiel de l’Université Populaire Boboto tout dernièrement. A cette occasion, un panel réunissant trois orateurs avait été mis sur pied. Parmi ces intervenants, le Sénateur et écrivain Didier Mumengi qui, lors de son oral, a interpellé les participants quant à la prise de conscience et le changement de mentalités. Selon lui, l’homme congolais est le seul qui pourra changer sa situation actuelle. Il a ensuite exploré cinq grands domaines éducatifs.

‘’La première grande découverte de l’homme est la certitude qu’il pouvait penser. Ce fut le jour où il dit pour la première fois : «Je pense, donc je suis». On pense dans l’objectif de devenir un être parfait, pour retourner à Dieu et pouvoir se fondre avec lui. Malgré sa nature humaine, ne pas penser bascule l’homme peu à peu dans la bestialité‘’, paraphrase Didier Mumengi. Il se pose, cependant, la question de savoir si l’Homme congolais peut se dire «je pense donc je suis» ?

En fait, cela émane de ce qu’il appelle «La médiocrité décomplexée», car  la mentalité de l’homme congolais est dominée par l’agnotologie. Ceci n’est rien d’autre  que  la science de l’ignorance, une technique d’incitation au dégoût des savoirs, l’éducation au sentiment d’inutilité des savoir-faire. Ce dernier mène à la médiocrité décomplexée et à l’inintelligence assumée. Alors que selon François Rabelais, l’ignorance est mère de tous les maux.  ‘’L’homme n’existe que par sa pensée, raison pour laquelle on parle du MUNTU, car le NTU est cette connaissance que l’homme détient‘’, a fait savoir l’écrivain, convaincu que ‘’l’homme est appelé à fabriquer son futur, mais vu l’état de notre environnement, on se demande s’il y a réellement des hommes dans notre pays‘’.

Les cinq grands domaines éducatifs

L’ancien Ministre de l’information et de la presse, porte-parole du Gouvernement  sous Laurent-Désiré Kabila, Didier Mumengi, a fait savoir que  le domaine éducatif est composé de l’être, le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et le savoir devenir.

Il s’est posé les questions : Qui est l’être ? D’où vient-il ? Et que veut-il ? L’homme est donc le fabricant de lui-même. Dans le savoir, renseigne-t-il, il y a la lecture et la culture générale, ainsi que la citoyenneté scientifique sur la connaissance de l’être et de son environnement. Ce, afin qu’on puisse se connaître dans notre système éducatif.

Il renchérit en disant qu’il faut cultiver le savoir-faire avec les compétences pratiques ou la maîtrise des métiers dans tous les domaines, la maîtrise d’habilités pratiques sociales et intellectuelles par comment soigner, enseigner et diriger. Et même, par l’apprentissage d’automatismes sociaux moteurs, en apprenant à conduire, à piloter et à naviguer.

D’où, le savoir-faire est l’action citoyenne pratique qui témoigne de la maîtrise technique d’un domaine et qui permet l’application d’une connaissance. Ainsi, c’est un devoir d’habilité de chaque citoyen à mettre en œuvre son expérience et ses connaissances acquises dans un art ou un métier quelconque. En outre, le savoir-être est lié aux compétences comportementales dans le vécu quotidien ou dans le domaine professionnel avec la courtoisie, la maîtrise des émotions, un bon relationnel ainsi que la capacité à travailler en équipe.

Somme toute, le Sénateur Mumengi a expliqué qu’à l’intérieur du savoir-devenir, il y a la mobilisation d’habiletés dans le but de scénariser la succession de ses actions ainsi que d’identifier les contraintes et les risques de réduire les incertitudes. Mais aussi l’aptitude à développer la supra intelligence et des méta-compétences, ainsi que des nouvelles capacités que la société devra mettre en œuvre dans le futur. Le savoir-devenir permet donc la résilience et la modélisation de la conscience.

Joséphine Mawete