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Affaire ‘‘gestion des reliquats’’ : Christopher Tshibumbu interpelle le Chef de l’Etat

Affaire ‘‘gestion des reliquats’’  : Christopher Tshibumbu interpelle le Chef de l’Etat

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Le Collectif des défenseurs des consommateurs du Congo a adressé, par le biais de son Président,  Christopher Tshibumbu, un memo au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi dans le but de l’interpeller, lui et son gouvernement, sur l’épineuse affaire de la gestion des reliquats. Ceci pouvant rapporter, selon lui, plusieurs centaines de milliards à la République, en faveur de tous les consommateurs du Congo. Il a également émis ses inquiétudes quant à l’indifférence dont faisait montre le régime précédent face à ce dossier.

Christophe Tshibumbu affirme que par la simple gestion des reliquats des consommateurs qui découlent de l’absence des petites coupures à faible valeur facial du franc congolais, la République Démocratique du Congo peut, elle-même, avoir des centaines de milliards de francs. Et ce, en mettant en marche un projet innovant, à caractère social indiscutable et intégralement autofinancé par les consommateurs du Congo.

De ce fait,  Christophe Tshibumbu demande au Président de la République de faire de lui le conseiller spécial en charge de la gestion des reliquats des consommateurs du Congo. Aussi, il dit avoir la clé afin d’auréoler l’image ternie du pouvoir, en matière du social, en faisant goûter à tous les consommateurs du Congo, le miel et le lait qui coulent à flot en République Démocratique du Congo.

Fiscalité à outrance

‘’La RDC est le seul pays au monde où la quasi-totalité des transactions commerciales de tous les secteurs confondus génère des recettes qui ne sont malheureusement pas comptabilisées‘’, a laissé entendre Christophe Tshibumbu. Il souligne, en effet, que la REGIDESO et la SNEL profitent du fait de l’absence des petites coupures à faibles valeur facial du franc congolais, pour garder les restes de francs que des milliers de consommateurs congolais versent dans leurs caisses.

C’est le cas dans le commerce, en général, dans les alimentations, banques, pharmacies, restaurants… D’où, tout le peuple congolais se retrouve dans  cette situation, y compris les autorités du pays. A cela s’ajoute ‘’le frais de l’éclairage public que la SNEL reprend dans ses factures afin de le faire payer à la population, alors que cela émane des responsabilités de la ville. Et même, cet éclairage publique n’existe presque pas puisque les rues de la ville restent plonger dans l’obscurité‘’, explique le président du collectif.

Pour lui, il s’agit tout simplement d’une fraude fiscale, dans la mesure où ces reliquats n’ont jamais été déclarés au fisc. Le Président du Collectif des défenseurs des consommateurs du Congo a fait savoir la quintessence de cette démarche du fait de ce qu’il qualifie ‘’d’indifférence et de silence total du pouvoir‘’. Selon lui, il s’agit effectivement d’un problème réel qui interpelle tout le patriotisme ainsi que la conscience nationale.

Il sied de rappeler que plusieurs correspondances ont été adressées à l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo ainsi qu’à ses successeurs, mais sans  aucune réponse favorable. Comme si cela ne suffisait pas, la Taxe à valeur ajoutée en vigueur depuis janvier 2012 est passée de 3 à 16%, faisant souffrir les agents et fonctionnaires de l’Etat qui la paye avec pratiquement le même salaire. Ceci étant, le Collectif des défenseurs des consommateurs du Congo a, à travers son Président, sollicité une audience auprès du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, afin de lui donner d’autres précisions sur un dossier ficelé pour la réussite de son projet social, et dans sa vision du «Peuple d’abord».

Joséphine Mawete