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Conflit Banro-Malaika : l’Assemblée provinciale du Maniema joue à l’apaisement

Conflit Banro-Malaika : l’Assemblée provinciale du Maniema joue à l’apaisement

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La société BANRO a suspendu toutes ses activités dans la province du Maniema, dans le territoire de Kambambare. Cette décision fait suite à la coupure des lignes d’approvisionnement de cette compagnie par les Maï-Maï MALAIKA du chef de guerre Cheik Assany Hazaifa, mais également à l’occupation  de la colline Mwendamboko de Salamabila par ses miliciens. Par conséquent, cette corporation canadienne exploitant de l’or dans cette région met en congé technique 1.400 agents.

Banro n’ayant pas respecté les prescrits d’un protocole d’accord signé avec les Maï-maï MALAIKA, ces derniers ont coupé les lignes d’approvisionnement de cette compagnie et ont occupé la colline Mwandamboko de Salamabila. A son tour, Banro a suspendu toutes ses activités minières en mettant en congé technique 1.400 de ses agents.

Face à cette situation qui a des graves répercussions sur le social de la population, la présidente de l’Assemblée provinciale du Maniema a demandé aux deux parties en conflits (Banro et les Malaika), de trouver une solution à l’amiable qui pourrait éventuellement déboucher à la reprise des activités de cette compagnie canadienne.

Entretemps, la population de Salamabila, apprend-on, a désigné Cheik Assany, le chef de guerre des Malaika comme président des creuseurs artisanaux. Il est donc le seul intermédiaire dans toutes les négociations qui seront entreprises avec Banro.

Contexte

Tout a commencé il y a quelques mois, quand les Maï-Maï Malaika avaient kidnappé quatre agents de Banro, en l’occurrence un zimbabwéen, un sud-africain et deux congolais. Face à cette situation, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait dépêché une équipe de négociateurs dirigée par Basile Olongo, ancien Vice-Premier ministre a.i de l’intérieur, afin de libérer ces otages entre les mains des Malaika et d’envoyer auprès du chef de l’Etat le cahier des charges de ces derniers.

Sur les quatre, deux otages ont été remis en liberté. Ce cahier des charges était, en réalité, celui de la population de Salamabila à Banro. Là dedans, l’entreprise BANRO devrait céder  à la population trois sites d’exploitation artisanale au lieu d’un seul comme c’est le cas actuellement. Il était également question que cette société cède la colline Mwendamboko de  Salamabila. Pour les deux autres otages restants, Banro avait dû négocier avec le chef de Maï-Maï, Cheik Assany et un protocole d’accord a été signé entre les deux parties. Un compromis, en effet, qui stipulait que cette compagnie canadienne devrait céder quatre sites artisanaux à la population et vider la colline Mwendamboko de Salamabila que la population doit exploiter.

BANRO CORPORATION possède une filiale au nom de «Namoya Mining» qui exploite de l’or dans le sud de la province du Maniema à Salamabila, dans le territoire de Kabambare.

Dorcas Nzumea