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Oscar N’sarhaza : ‘’le paiement de l’impôt foncier et sur le revenu locatif joue un rôle capital pour le développement d’un pays‘’

Oscar N’sarhaza : ‘’le paiement de l’impôt foncier et sur le revenu locatif joue un rôle capital pour le développement d’un pays‘’

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Il s’est tenu, le mardi 1er octobre dernier, à Kinshasa, la conférence sur le partenariat public privé (PPP), organisée par le ministère du Plan. Il s’agit de la toute première édition organisée par le CECAG, en partenariat avec PWC et le club Med’Afrique sous le thème : «L’émergence de la RDC à travers le PPP». L’occasion était propice pour M. Oscar N’sarhaza,  Responsable de la Société Go Service Sarl, de partager ses idées et expériences vécues dans ce domaine. Il a fait savoir les efforts combien inlassables que lui et toute son équipe ne cessent de fournir grâce au PPP. Notamment, des services offerts dans la logistique, l’ingénierie informatique, l’étude et la création de gestion des projets ainsi que le génie civile agro-pastoral.

La collecte des impôts et taxes est insignifiante en RDC à cause du nombre restreint des contribuables. Mais également suite au manque d’un système efficace de contrôle qui, de l’avis de M. N’sarhaza, rend la tâche rude aux institutions habilitées d’effectuer correctement toutes ces opérations. C’est pourquoi, il propose la mise en place d’un service informatisé. Cela va, sans doute, permettre d’inventorier toutes les opérations effectuées. Sans oublier d’identifier les acteurs chargés de la collecte.

Le patron de Go Service Srl, lui, a souligné que la maximisation des recettes à travers l’impôt foncier et le revenu locatif est très importante. Du moins pour l’émergence  d’un pays dans divers secteurs de la vie. D’où, cela n’est possible que par un Partenariat Public Privé. Etant donné que le Public, à lui seul, ne pourra tout faire à la fois, le secteur privé est là pour épauler et accompagner. Cependant, pour M. Oscar N’sarhaza, les faibles revenus fiscaux collectés dans les provinces ne permettent pas aux Gouvernements provinciaux de bien exécuter leurs programmes. De ce fait, il évoque des problèmes structurels qui sont à la base du déficit constaté dans la collecte des impôts. D’abord, le nombre restreint des contribuables qui se conforment à la loi. S’en suit les falsifications et omissions relatives aux déclarations, surtout celles concernant l’Impôt sur le revenu locatif. Il faudrait aussi noter que l’Etat enregistre 22% des recettes dont 20% vont pour le compte de l’impôt sur le revenu à la source et 2% sur le revenu du bailleur. Le Représentant de Go Service a soutenu, par ailleurs, que la terre appartient à l’Etat et non aux individus. ‘’Donc, tout le monde a un rôle à jouer, locataire ou bailleur, en payant régulièrement ses taxes pour l’avancement des affaires de la Res publica car le sol et le sous-sol sont idoines à l’Etat‘’, a-t-il signifié.

Sur un autre registre, plusieurs textes relatifs à la mise en application de la loi agricole restent en souffrance.

Objectifs

Notons que ladite conférence vise la promotion d’un environnement propice aux affaires et aux investissements en RDC par la vulgarisation et la mise en œuvre de la loi sur les PPP, en amenant à comprendre l’intérêt. Sur ce, M. Oscar N’sarhaza a tenu à sensibiliser les congolaises et congolais à la culture de la paie des impôts.

L’objectif est aussi pour lui d’aider le Gouvernement Ilunga Ilunkamba à réussir son pari de faire de la RDC un pays émergent. Il est donc nécessaire pour cela de doter cette formation étatique des moyens matériels et financiers en vue de mettre fin à l’opacité dans l’entrée et la sortie des recettes. Il sollicite un partenariat public privé, gage du développement.

Proposition

Les Etats-Unis, la Chine, l’Angleterre ainsi que quelques nations africaines dont l’Afrique du Sud et le Ghana sont ces Etats qui ont excellé avec l’appui du PPP. D’emblée, il sied de savoir que ‘’notre Gouvernement n’a pas assez de moyens afin de garder un œil vigilant quant aux opérations qui s’effectuent dans la maximisation des recettes. C’est pourquoi, il est nécessaire de mettre en place des outils conformes au travail, en vue de renforcer les capacités qui vont favoriser un contrôle efficient‘’, propose Oscar N’sarhaza.

En effet, l’utilité de la création d’une base des données fiables est d’envergure. Laquelle va recevoir et centraliser les données en un seul endroit et le plus rapidement possible. Et dans la même lignée, l’archivage pour retracer tous les documents ainsi que l’identification à travers la géolocalisation, de sorte que les acteurs soient en mesure d’identifier les assujettis et de cartographier leurs différentes habitations.

Joyce Mpiana